ATTENTE DE VERBE
Nabonass&r, ou de 365 jours, équivalent à 1460 années juliennes; et c’est là la période intercalaire des Égyptiens connue sous le nom de période sothiaque, ou le grand cvcle du Phénix, dont Tacite fait mention dans ses Annales (vi, 28). De même en effet que 4 fois 7 jours font un mois, 4 saisons une année, 4 ans une période bissextile ordinaire; ainsi 4 fois 365 ans faisaient une grande période caniculaire. C’est alors qu’avec l’excédant de 6 heures qui restaient en plus chaque année on inter-
calait une année entière de 365 jours. Chez les Grecs, au contraire, après chaque olympiade, composée de 4 ans, on intercalait un jour, tandis que chez les Perses on intercalait un mois après chaque période de 120 ans. Après cette grande période caniculaire commençait une nouvelle époque et comme une résurrection du monde. Aussi les Perses croyaient que, lorsque le grand chien regardera le monde, le jour de la résurrection luira sur la terre; et lorsqu’ils étaient sur le point de mourir, on leur présentait un chien comme symbole de l’immortalité. Aussi trouvons-nous un grand nombre de chiens sculptés sur le tombeau de Darius Hvstaspe, dans le Farsistan. (Creuzer, Symbolique , table 32).
Les Égyptiens, dans leurs calculs, comptaient trois de ces périodes caniculaires de 1460 années solaires. Anubis Sirtius, vainqueur de Typhon 'le dragon enflammé , était lui-même au ciel iesymbole de celui qui devait 'écraser le serpent ; son apparition était pour eux ce que fut pour lés mages la grande conjonction des planètes ou l’étoile du Messie. Avec la naissance du divin Messie commença pour l’Égypte la nouvelle lumière, qui en se levant fit éclore aussi le quatrième âge de l’histoire du monde. Censorinus, dans
son livre de Die natali[ ch. xxi), nous apprend que la période caniculaire des Égyptiens se renouvela l’an de Rome 89 1 , ou 1 38 de notre ère, et qu’ alors commença un nouveau cycle. C’est dans cette anuée en effet que s’est accomplie la troisième période de 1460 années de 360jours chacune, ou la période de 1440 années solaires, c’est-à-dire la sainte année de Dieu, de 4320 ans à partir de la création. Remontons jusqu’à l’année 747 après la fondation de Rome, qui est celle où Jésus -Christ est né, c’est-à-dire remontons de 891 — 747 = 144 ans, qui sont la dixième partie du cycle solaire de 1440 ans. La naissance du Sauveur tombera l’an du monde 4320 — 144 =4175, et le commencement de l’ère chrétienne l’an 4182. Or 4320 années lunaires font 4491 années solaires, plus 144 jours; et c’est toujours l’une de ces deux époques qui a été désignée dès le commencement des temps comme l’année de la rédemption. C’est toujours au fond le même nombre prophétique ; la différence est seulement dans les diverses manière de concevoir l’année.
D’après le système des Puranas chez les Indiens, et d’après les lois de Menu, l’apparition de Chrishna, l’homme -Dieu promis au monde, celui en qui devait s'accomplir la dernière et la plus haute incarnation de Vishnu, qui n'est lui-même qu'un symbole du Christ, cette apparition devait avoir lieu vers la ûn du troisième âge du monde et au commencement du quatrième. Et les Dschai nas, secte indienne , datent de Mahomet leur cinquième période. La semaine ordinaire n’est qu’une image de la grande semaine de la création et de l’histoire universelle. Celle-ci, en effet, se compose aussi de sept jours, dont le premier comprend l'œuvre de la création jusqu'à la chute