CHAPITRE XVI
Illusions dos Juifs dans leur dernière guerre et dans leurs caicds
à l'égard du Messie.
Les Juifs, voyant que le terme des 70 semaines de Üaniel était passé sans que la prophétie à laquelle elles avaient
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rapport fût accomplie, crurent se tirer d’embarras en datant le commencement de ces semaines de l’ëpoque où le peuple de Dieu sortit pour la dernière fois de Babylone sous la conduite de Néhémie. Theudas, mettant à profit cette erreur, se présenta comme le Messie, et entraîna le peuple dans son parti. Pour conserver les 85 jubilés de la prophétie, ils donnèrent à ces périodes jubilaires 50 années pleines, comme le font depuis ce temps les rabbins; tandis que sept semaines d’années ne font que 49 années solaires ou 50 { années lunaires. Ce calcul reculait l’accomplissement de la prophétie jusqu’à l’an 4250. Or 4*250 années de 300 jours font 4320 années lunaires; et c’est aussi dans l’année 4250 que les Indiens font naître leur Chrishna. Les Juifs prolongèrent donc la période de l’attente jusqu’à la ruine de Jérusalem. C’est cette espérance trompeuse qui les porta à se révolter contre les Romains, et qui fut ainsi cause de leur perte. L’historien Josèphe, Tacite, Suétone et Dion Cassius rapportent qu’une prophétie répandue dans tout l’Orient annonçait pour cette époque l’apparition d’un conquérant qui devait sortir de la Judée, et soumettre à sa puissance l’univers entier. Et Josèphe, par une sorte d’ironie dont il n’avait pas sans doute la conscience, ose bien appliquer celte prophétie, qui flattait si doucement l’orgueil des Juifs, à Vespasien, qui les priva pour jamais de leur nationalité , et que les Romains saluèrent alors comme le dieu de la paix promis au monde depuis longtemps.
Le libérateur que les Juifs attendaient l’an du monde 4*230, ou après 85 jubilés, n’était point venu, et le peuple d’Israël avait disparu de la scène du monde. Mais ce qui restait de cette malheureuse nation était tellement per-
suadé que le dernier terme de l'attente était arrivé, q* i plupart finirent par croire que le Messie avait paru réeEement à l’époque de la ruine de Jérusalem , qifii ëiait m à Bethléem le jour même de la destruction du tempfc. mais que, par des motifs secrets, il était resté jusqu à & jour caché et ignoré. Et cette tradition fut consignée le Talmud et dans les autres écrits des rabbins. Déjà Jetin le Martyr, le plus ancien Père de l’Église, dans son àsr logueavec le juif Triphon, fait mention de cette tradiliat. d’après laquelle le Messie devait rester caché jusqu’à t* qu’il eût été oint par Élie. Les commentaires juif? ffr Daniel, chap. xn, v. il; le Midrasck Buth rabba, folio 41. et le Bamnidbar rabba, secl. 2, fol. 2 H , fixent à 45 ans it temps de sa retraite, d’autres à 40 ou à 80. Les Jo& croyaient aussi de Jésus qu’il se retirerait chez les ptkm, et le Sauveur avertit ses disciples de ne point croire à caa qui leur diront : Le Christ est ici, ou, Il est là, et de ne poiai aller le chercher dans le désert. (Saint Matthieu, xxix, 2(L Le traité du Sanhédrin, chap. Chelek, folio 98, se demande où est le Messie pendant tout ce temps ; H i répond qu’il a été enlevé dans le paradis, soit qu'il ; reste enchaîné et contraint de différer sa venue, soit qo’i demeure sous les portes de Rome, exerçant les œuvres de bienfaisance et de miséricorde, guérissant les malade? H consolant les opprimés, et toujours occupé d'une seule chose, à savoir, de se tenir prêt quand le temps de sauve? Israël sera venu. Jonathan, le paraphraste chaldéen, interprétant ces paroles d’Isaïe, chap. lxvi, v. 7 : Avant q* ses douleurs viennent, elle a enfanté un fils , dit : « Elle sera « sauvée dans l’extrémité de la misère, et le Roi-Messie « sera manifesté avant les douleurs de l’enfantement. •
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DO
Déjà, du temps de Jésus, le peuple était persuadé que lorsque le Messie viendrait le temple ne tarderait pas a être détruit. Cette tradition de l’ancienne synagogue s’est conservée très -longtemps encore. Ainsi Abén Esra dit eu commentant Isaïe, chap. lu, v, 13 : «Beaucoup de doc** a teurs de la loi ont appliqué ces paroles au Messie, parce « que nos ancêtres, d’heureuse mémoire, ont dit que le « Messio naîtrait le jour où le sanctuaire serait détruit, #
Et nous lisons encore dans le Nezach Israël, chap. lx, fol,
37, 3 : « Le Messie est venu au monde au temps de la « ruine du temple. »
Les 85 semaines jubilaires, formant 1230 ans, étaient accomplies : la ville sainte n’était plus qu’un monceau do ruines; et les vainqueurs avaient promené la charrue sur •
la montagne du temple; et pourtant le Messie n’avait point encore paru. Tous croyaient qu’il était né, mais qu’il devait encore rester caché 40 ans, ce qui conduisait h l’an 4290. 85 jubilés de 50 *- années lunaires donnaient l’an du monde 4292 comme époque de la rédemption ,
d’Israël. Bien mieux encore, 4 périodes jubilaires des Perses, de 1440 ans chacune, formant un tout de 5760 années cycliques, faisaient 4292 années solaires, c’est-à- |
dire le nombre d’années prédites par les prophéties. Mais pendant que l’historien Joscphe compte jusqu’au temps de Jésus -Christ 4163 ans ou 85 semaines jubilaires, qui font 4291 années lunaires, les Juifs prenaient ces années pour des années solaires; il n’est donc pas étonnant qu’en cette anuée - là l’espérance du Messie se soit ranimée de nouveau chez eux. Aussi trouvons-nous dans le traité du Sanhédrin, xcvii, 2, comme une tradition des temps passés, le récit suivant : « Parmi le butin que firent les Bo-r
3 Lit) LA VIE DE N. -S. JÉSUS-CHRIST.
c mains, ou, comme on lit ailleurs , parmi les trésors fc « roi des Perses se trouve un manuscrit en langue îp- « braïque, mais écrit en caractères syriaques, oii on fe-; « que Tan du inonde 4291 les guerres du dragon et «v* « de Gog et de Magog seraient terminées. Puis il ajaciau: « Ce qui vient après, ce sont les jours du Messie. Ceftf* k dant Dieu ne renouvellera pas le monde avant 7ü* u ans. » Le démon, qui, depuis le commencement & l’histoire, est occupé à tromper le genre humain, netis& pas à tirer profit des illusions du peuple juif en lui suintant un faux messie. Car avant la fin de Pan 138 de cotf ère, et de la troisième grande période caniculaire éfe Égyptiens, qui était pour tous les peuples une époq» mémorable, Barcochéba parut, se donnant pour le Mess* promis, et entraîna dans sa ruine tous ses partisans.
Les Juifs avaient donc encore été trompés cette fr* Mais comme l’homme se berce volontiers d’illusions, «t sacrifie difficilement les espérances qui flattent son orgue;., les Juifs, fermant davantage les yeux à la lumière, retra^ chèrent 432 ans aux temps écoulés. Cette mesure fo accomplie l’an 338 après Jésus-Christ par le sanhédrin è Tibériade, sous la présidence du dernier Hillel, como* nous l’avons vu plus haut. De cette façon la naissance & Jésus-Christ tombait dans Tannée solaire 3702, ou l’année lunaire 3888. Or c’est là précisément la saura* des trois premiers âges ou yug (1728 -f- 1296 -f- 864 - 3888 ) , à la fin desquels les Indiens font paraître aussi leur dieu sauveur. Mais cette mesure porta bientôt ses fruit* De meme, en effet, que Barcochéba, profilant de l’attend des Juifs, s’était donné comme le Messie l’an 3888 de leur nouvelle ère, ainsi, à la fin de la période de 41 Si
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ans, ou 134 ans après Jésus -Christ, il se trouva un nouvel imposteur, Cretois d’origine, qui . se présentant au peuple juif comme un nouveau Moïse, le trompa une fois encore , et le rendit la risée de toutes les nations.
Cependant cette cruelle expérience ne put détromper ce peuple endurci. Dans son aveuglement, il se proposa encore un nouveau terme pour ses espérances. 11 se persuada que le Messie devait être né à la tin de la sainte période de 4230 années lunaires ou de 4191 années solaires, comme cela était effectivement arrivé en la personne de Jésus - Christ , et qu’il resterait encore caché pendant 40 ans, c’est-à-dire jusqu’à l'an 4231. Or 4191 ans de 365 jours { font 4231 années anciennes de 360 jours. Nous lisons donc dans le traité Avoda sara, fol. 9 , 2 : « Voici la sentence du H. Chanina : Si un homme, 400 « ans après la ruine du temple (c’est-à-dire 470 ans après « Jésus-Christ), te dit : Achète pour un denier un champ « qui en vaut 1000, ne le fais pas. » Raschi ajoute: w Car c’est là le dernier terme de la rédemption par le *< Messie; c’est alors que tu seras reconduit à la sainte a montagne, dans l’héritage de tes pères. Pourquoi don- « nerais-tu ton denier?» Un autre docteur talmudique s’exprime avec la même énergie dans la Mischna : « Si, « après l’an du monde 4231 , quelqu’un t'offre pour un « denier un champ qui en vaut 1000, ne l’achète pas. » Lorsque enfin cette dernière période du xMessie fut écoulée, les Juifs clairvoyants ne purent se cacher désormais que de nouveaux calculs et de nouvelles réductions auraient les mêmes résultats que les premiers. Aussi le Talmud, qui fut composé peu de temps après cette époque, avoue déjà avec une froide résignation que tous les termes sont
passés. Lea rabbins Saadia Gaon, Kimchi, Jarchi et Abarbanel, les plus illustres docteurs en Israël, ainsi que l'auteur du Sohar chadasch , font le même aveu .
Cependant, pour expliquer le retard du Messie, ils donnèrent pour prétexte les péchés du peuple. C'était rendre sa venue illusoire, et faire dépendre les décrets divins de la volonté humaine. Les talmudistes le sentirent bien : c’est pour cela qu’ils maudissent tous ceux qui oseraient calculer le temps de la venue du Messie ; et c’est là l’argument le plus terrible contre eux- mêmes. En effet, leur malédiction n’est pas adressée à ceux qui l’attendent encore ; car il n’est pas un seul rabbin un peu célèbre qui n’ait compté dans l’avenir les jours où il apparaîtrait : mais elle frappe tous ceux qui déclareraient la période de l'attente fermée pour toujours, et qui donneraient le temps où le Christ a vécu comme l’époque annoncée par les prophéties. C’est pour cela qu’on lit dans le Talrtmd: « Crève le ventre de ceux qui comptent le temps du Mes- « sie. » On lit dans Maimonides (Iggereth hatteman . fol. 125,4): a Daniel, il est vrai, nous a découvert la profon- « deur de la science du temps; mais comme le temps reste « caché pour nous, les sages, bénie soit leur mémoire, « nous ont défendu de calculer la venue du Messie , parce it que le petit peuple en prend occasion de scandale, voyant « que les temps sont venus, et que le Messie n’a pas encore « paru. C’est pour cela que les sages disent : Périssant a ceux qui comptent les temps, parce qu’ils scandalisent « le peuple, et ils ont prié Dieu de les faire mourir et de « réduire à néant tous leurs calculs. » Le Talraud , après s'être demandé quand viendra le Messie, répond avec une sorte d’ironie ; « Aujourd’hui ; car n’est -il pas écrit : Au*
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« jourd’hui même, si vous entendez sa voix , n'endurcis- (i sez pas vos cœurs. »
Quel triste espoir, qui ne laisse plus rien à espérer! Quelle religion vieillie et abandonnée que celle qui est obligée de se défendre en maudissant ceux qui tirent de ses livres sucrés les conséquences qu’ils renferment! Les *4000 ans après la création du monde, au bout desquels le Messie devait paraître , sont passés depuis longtemps. Le quatrième empire qu’avait vu Daniel, l’empire romain, devait d’abord s’étendre sur toute la terre. C’était là le
prélude de l'apparition du Sauveur. Depuis combien de temps déjà cette époque est-elle écoulée! Les Juifs euxmêmes sont forcés de convenir que cette prophétie relative à l’empire romain n'a jamais été accomplie d’une manière aussi frappante que sous Auguste, au temps même de Notre- Seigneur Jésus- Christ. Car nous lisons dans le Scheveth Jehuda, fol. n, 1 , qu’alors les Romains ont régné jusqu’aux confins de l’univers. Les prophéties devaient s’accomplir au moment où le sceptre sortirait de Juda, où il n’y aurait plus de juges en Israël. Or voici déjà 1800 ans que ce fait s’est produit. Les rabbins ont prétendu souvent qu'ils pouvaient démontrer par la Bible que dans l’Ancien Testament tout entier il n'y avait pas un seul texte qui se rapportât à Jésus-Christ. C’est là une prétention orgueilleuse et futile à la fois, et que n’admettraient certainement pas ceux qui regardent Jésus -Christ comme un mythe, puisqu’ils croient prouver, au contraire, que sa vie a été composée après coup des difl’érenls passages de l’Écriture et des prophètes qui se rapportaient au Messie.
Il nous est facile, au reste, de démontrer aux Juifs par
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leurs propres écrits , par ceux même qui sont les plus hostiles au christianisme, comme le Talmud, que le Messie promis à leurs pères a dû naître avant la ruine de Jérusalem. Nous pouvons leur opposer les preuves les plus fortes , des preuves mathématiques et astronomiques , et convaincre quiconque n’a pas fermé son cœur à la vérité que le Messie devait venir précisément à l’époque où Jésus- Christ a paru, et que par conséquent lui seul est le vrai Fils de Dieu et le Sauveur du monde. Ils ne peuvent se
défendre contre ces témoignages accablauts qu’eu nous
accusant, nous chrétiens , de ne pas comprendre leurs Écritures, ou bien en effaçant les livres de Moïse et des prophètes, et en admettant, comme les Juifs modernes civilisés, un Messie invisible et impersonnel, semblable à T Église invisible des protestants, et en proclamant que le vrai Messie, c’est l'émancipation du monde, c’est-à-dire au fond Jupiter Mammon. Voila donc tout ce qui leur reste de leurs livres sacrés et de leurs saintes traditions. Cette auréole de gloire qui entourait la personne du futur Messie, tout ce qui avait inspiré les patriarches , tout ce qu’avaient prédit les prophètes n’était qu’une illusion , qu’une fausse manière de comprendre l’avenir, que chacun cherchait k peindre des plus belles couleurs.
Ainsi, le judaïsme, qui présentait encore dans ses débris pne certaine grandeur, n’est aujourd’hui qu’une ruine qui ne parle plus à l’esprit ni au cœur. Chaque page de leurs livres saints témoigne de leur endurcissement. Nous ne devons pas nous étonner que les rabbins continuent toujours leurs calculs prophétiques, et cherchent à déterminer par des chiffres sans nombre et qui n’ont plus aucune valeur la venue de celui qui a paru depuis
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longtemps. Ils ne font eu cela qu'accomplir, et dans leurs personnes, et dans la nation juive tout entière, cette prophétie de Jésus -Christ en saint Matthieu (ch. xxiv, v . 24 ) : « Il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes,
« qui tromperont beaucoup de monde; ils vous diront u alors : Le Christ est ici, ou; Il est là; il est dans le désert «. ou dans la retraite. »
Au reste, leurs calculs eux-mêmes sont pleins d'instructions relativement à l'époque où devait paraître le Messie. Trois grandes années de Dieu ou Sal ehodai des Perses , en tout 43*20 années lunaires, s’étaient écoulées jusqu’à la naissance du Sauveur. Le célèbre R. Chasdai annonce qu’il s’écoulera encore un quatrième cycle caniculaire de 1401 ans, c’est-à-dire de 3 fois \ 432 années lunaires, depuis l’apparition de Jésus jusqu’à la plénitude des temps. Abarbanel, au contraire, compte la même période depuis la ruine de Jérusalem jusqu'au temps de la réforme. D’après une autre prophétie, 85 jubilés, c’està-dire 4105 années solaires, ou 4291 années lunaires, devaient s’écouler jusqu’à la dernière semaine jubilaire delà rédemption. Ces années, réduites en années solaires dans la nouvelle ère des Juifs, reculaient l’apparition du Messie jusqu'à l’an 531 après Jésus-Christ. A cetle époque, en ellet , il se trouva un faux Messie, à savoir ce Julien sous lequel les Juifs de la Palestine secouèrent pour un temps le joug des Romains. Mais cette époque s'étant écoulée comme les autres sans résultats pour eux, les rabbins reculèrent encore de 1000 ans la venue du Sauveur promis, c’est-à-dire jusqu’à l’an 5291 ou 1531 après Jésus-Christ , précisément à l’époque de la prétendue réforme. Nous lisons dans le célèbre Abarbanel [Majene hast. m. 11
LA VIE DE N.- S. JKMS-CIfRIST.
rhua , fol. 84, 1 ) : « Le monde de la captivité finira l’an « 5291 après la création. » Il avait dans un autre endroit désigné l'an 5924. L’an 1534 après Jésus-Christ, en effet, un aventurier espagnol , David Mosès , se donna pour le Messie.
Le R. Bêchai, au contraire , s’en tenant au\ années solaires, dont l’historien Josèpbe compte 4161 jusqu à Jésus-Christ, allongea de 1000 ans cette époque de l'attente; tandis que le R. Nechonia, dans son livre UaeJiarw, renvoie les Juifs de 1250 à 5250. D'autres rabbins, comme Vital dans le livre Ez. Çlwjim, place dans l’année 1574 après Jésus-Christ le dernier terme de l’attente. Or il est remarquable qu’en l’an 1572 de notre ère parut en Orient lsaac Luria, le plus grand des cabalistes depuis Simon ben Juchai, qui se donna pour le Messie, et fut reconnu pour tel par les Juifs de ces contrées. Dernièrement encore, en 1840, ou l’an du inonde 3600 , ils attendaient leur Messie, trompés par une prophétie du Sohar. Ainsi, à mesure quo les siècles s’accumulent les uns sur les autres, les Juifs, tidèles à leur tactique et constante dans leur aveuglement, attendent celui qui est déjà venu sans se déconcerter jamais.