‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 575 sur 589 · L.l Vit DK N.- S. Jt&US-CNAIST · texte numérisé non relu

L.l Vit DK N.- S. Jt&US-CNAIST

Ainsi, 1090 ans avant Jésus-Christ, la terre se trouvait placée de telle sorte que tous les points de la surface ée celle planète étaient tournés également \ers le soleil» et également éclairés de sa lumière. Cette hypotbèse astronomique est confirmée par ce fait remarquable, que presque tous les peuples de l’antiquité, et en particulier les Juifs et les Égyptiens, placent la création de l'homme dans r équinoxe d'automne, et font commencer avec celle-ci leur année; et Davis nous apprend que les diverses périodes du système astronomique des indiens prennent, sans exception, leur point de départ au moment où le soleil quitte le point équinoxial d'automne. Or ce point, comme nous l’avonsdit, tomba à la fin d’octobre vers T an 1000 axant Jésus-Christ. Par conséquent, le cycle lunaire de 1* an>, si important dans l’astronomie, s’accomplissait pour la :222e fois vers l’an 4000 après la création du inonde.

Nous avons jusqu’ici procédé d une manière synthétique en remontant des systèmes chronologiques de l'antiquité jusqu’à la Bible; et nous avons vu, en procédant ainsi» que le Messie était attendu du monde entier au milieu des temps, c'est-à-dire à la fin du troisième jour du monde, ou de la troisième année de Dieu, c’esl-à-dire encore à la fin du .troisième quart d une grande semaine de 700U années cycliques. Les Perses, de leur cùlé, partaient de ce fait, que la différence qui se produit chaque année entre les jours et le cours du soleil se compose au bout de 120 ans par l'intercalation d'un mois tout entier. Dschemscbid leur avait appris, disaient- ils, à considérer cette période comme uu grand mois. Il en était ainsi des autres peuples et des Juifs en particulier. Ces peuples comptaient donc 1 440 ans pour chaque année de Dieu, et par conséquent

4320 ans pour les trois ûges qui se sont écoulés jusqu’à la naissance du Messie. Consultons maintenant les astres du firmament, pour vérifier l’exactitude de cette période sacrée, et pour eu connaître la signification.

Avant la création de l’homme, le doigt du Tout-Puissant avait déjà écrit en caractères de feu dans le livre du firmament les périodes futures de l’histoire et le moment où devait apparaître sur la terre le Verbe divin. La création n’est elle-même que la première révélation de Dieu : elle n’est en quelque sorte que la parole de Dieu prononcée» au dehors, et rendue sensible dans le monde matériel, qui nous annonce continuellement la gloire de son auteur dans le chant harmonieux de ses sphères. Ces documents primitifs du firmament, qui nous rendent témoignage du Verbe éternel, doivent donc s’accorder aussi avec la parole •sacrée de l’Écriture. Dieu, nous dit Moïse daus la Genèse (chap. i , v. 14), « Dieu plaça les astres au ciel pour qu'ils « servissent aux hommes de signes et de temps, afin de « mesurer les jours et les années. » Aussi l’historien Josèphe croyait avec son époque que Dieu n’avait donné aux premiers patriarches une vie si longue qu’afïn que , lisant dans le livre de la nature et des astres, qui leur était si familier, les mystères de l’avenir, ils pussent transmettre aux générations suivantes leurs observations et les secrets divins qu’ils y avaient appris. D’après lui, les patriarches connaissaient une année sainte et divine, composée de 000 années de la terre, et dont nous trouvons le reflet dans le jubilé des Juifs, composé de 000 cours de la lune. Or c’élait après une semaine de 7 fois 000 ans que devait paraître le Messie. Les Éthiopiens aussi connaissaient celte période prophétique, qui devait sc renou-

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vêler 7 fois avant que le Sauveur rachetât le monde par sa mort. En effet, Diodore écrit (n, 55) : » C'était chez « eux une ancienne coutume qu'après 20 âges d'homme. « c’est-à-dire après 600 ans, en comptant 30 années « pour chaque vie d'homme, deux hommes fussent choiw sis comme victimes d’expiation pour le pays tout entier. « On leur préparait un vaisseau de moyenne grandeur, « et qui était fourni de vivres pour six mois. On eouroo- « nait les victimes et on les abandonnait au gré des flots, « conformément à la sentence des dieux, afin qu’ils abor- « dussent dans les îles fortunées du Sud. Le peuple espé- « rait alors jouir pendant 600 ans d’une paix et d'un bon- « heur inaltérables. » Cette période est, comme nous l’avons déjà remarqué, la période de \ 20 ans des Perses répétée cinq fois. Elle était connue déjà des patriarches avant le déluge, et c'est le temps qui fut donné aux contemporains de Noc pour leur conversion. Aussi le nombre 600 était chez les Romains le nombre multiplicateur le plus considérable.

Cédrénus (Cotnp, Inst., p. 1 ) fait mention d une tradition très- ancienne qui raconte qu’Adara ayant fait pénitence pendant 600 ans, les esprits célestes lui révélèrent l'avenir. Mais les patriarches connaissaient par d'autres symboles encore l’époque de la rédemption. Ils savaient que, de même que l’homme repose pendant 273 jours, ou les * d’une année , dans le sein de sa mère , ainsi la ferre accomplirait une période composée des * d'une grande semaine de 7000 de ccs années cycliques, jusqu'à ce que le Fils de Dieu descendit dans le monde. Ils avaient donc établi une année cyclique ou sacerdotale qui fut en usage jusqu'à la naissance de Jésus -Christ, mais qui se perdit après l’accomplissement de l'événement dont elle

était le symbole ; de sorte quon soupçonnée peine aujourd'hui son existence. Ils avaient, nous raconte la légende, élevé deux monuments, T un de tuiles, l'autre de pierres; le premier contre le feu, l’autre contre l’eau, et y avaient déposé les documents précieux que leur avait fournis le firmament. Le dernier de ces monuments, continue la légende, a résisté au déluge , et s'est conservé jusqu’à l’époque du christianisme. C’étaient les colonnes du Soleil ou de Memnon , appelées Tama et Chama , couvertes de signes astronomiques et d’inscriptions astrologiques , comme les deux colonnes du Ciel (Boas et Jachin) devant le temple de Salomon et devant celui de la Mecque, comme celles qu’Hercule avait reçues d’Atlas, et avait placées à Cadès comme bornes de la terre; comme celles encore qui avaient été placées à Tyr devant son temple , sous les noms d’Lsof et d’Hypsuranios ; ou comme celles qui avaient été transportées de Babel en Égypte, et posées à Héliopolis devant le temple du Soleil, et à Hiérapolis, en Syrie, devant le temple de la déesse. On les retrouve à Sparte sous le nom de colonnes de Dioscures, et à Athènes sous celui de Stuîos bionusos . C’étaient des colonnes solsticiales, servant de gnomon ou d’héliomètre, analogues aux deux bornes du cirque. Celle qui était de pierre représentait le solstice d'hiver, et celle qui était de tuile représentait le solstice d’été, quoique plus tard d’autres significations \ soient mêlées.

La planète nommée Mercure, qui préside au 4e jour de la semaine et de l’histoire du monde, était considérée par les anciens dans leur culte comme la limite qui séparait l'antiquité des temps modernes. C’est pour cela qu’ Hermès. le dieu Termes, sert de limite; el les pierres cm-

ployées comme bornes s’appelaient chez tes Grecs Hermaia, et chez les Égyptiens Thoyth. Il en est de meme de Thaut. qui, au solstice d’hiver, cède à un plus jeune portant le meme nom la place qu’il occupait ou le pouvoir sur le temps; et Thaut n’est lui-même, sous une autre forme, que Thot, Sotbis ou Seth, qui est un des noms de Sinus. Aussi les rabbins disent que Seth a appris des anges le cours des astres, et a donné à ceux-ci les noms qu’ils portent. Le Seth historique est donc le même personnage que Sothisou Thaut. C’est lui qui a le premier révélé les secrets du ciel , et qui est l'auteur du livre fabuleux de Seth , ou des Livres Hermétiques. C'est lui encore qui a placé dans le pays des Séres les deux colonnes, c’est-à-dire celles de Sirius. avec leurs hiéroglyphes astronomiques. C’est au lever de Siriu* dans le firmament que tous les peuples ont rattaché l'apparition du Messie et de la vraie lumière du monde en Orient. C'est à Hénoch ensuite, le prophète du déluge, que l’antiquité croyait devoir la connaissance prophétique des signes célestes. Mais après ce grand cataclysme, trois hommes surtout reçurentde Dieu la connaissance des ternpset des signes de l’avenir, à savoir Jacob, tige du peuple d’Israël: Daniel, le prophète apocaly ptique, et Élie, le précurseur du Messie. Or ce que les patriarches ont lu dans ce livre du ciel, ce qu'ils ont pris pour les signes du temps, et ce que nous pouvons y lire encore nous-mêmes, c’est ce nombre de 4320, sacré pour tous les peuples, sur lequel e^t bâti, pour ainsi dire, tout le système de l’univers, et dont par conséquent nous retrouvons les facteurs dans le temps A dans l’espace, dans la distance comme dans la rotation des corps célestes. Ceci nous conduit à examiner la signification cosmique de la sainte période.

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