‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 578 sur 589 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Période magnétique et dynamique. Lois fondamentales du mood*.

il n’est pas étonnant que la sainte période de h rédemption se reflète dans la marche des corps de la nature ; car les forces qui mettent le monde en mouvement , le magnétisme et l’électricité, portent elles -mêmes l’empreinte de ce nombre. En effet, d’après Burkhard et Hausten , les périodes de la déclinaison à l’est ou à l*ouest de l’aiguille aimantée durent 1 fois, 2 fois, 3 fois, 4 fois et 40 fois 432 ans. Ainsi la grande, période magnétique pour toute la terre est, terme moyen , 2 fois 432 ans ou 863 ans 84 4 . Or il est remarquable que c’est là précisément le carré de 29 ans 4 1 , ou la durée de la révolution tropique de Saturne, de cette planète qui semble être dans le rapport le plus intime avec la terre. l)e même

l.OIS FOR DA MENTALES DU MONDE.

ijiie l’espace de temps magnétique de Mercure est aussi grand que le carré de l'année dans Cérès ou Pallas , que l’espace de temps magnétique de Vénus est aussi grand que le carré de l’année de Jupiter, et que celui de Mars est aussi grand que le carré de l'année d’Uranus, ainsi cette période équivaut sur la terre au carré de l’année de Saturne, et dure 2 lois 432 ans.

Déjà Képler, ce savant et ce mystique à la fois, qui

comme un nouveau magicien observa pour la huitième fois le retour de l’étoile du Rédempteur, déjà Képler avait aperçu le sens profond et universel du nombre 432 dans le système entier de l’univers, il avait même pris, dans son Hamonia miuuli, ce nombre comme base de scs calculs, quoiqu’il ne connût point les livres sacrés des Indiens, qui ont fourni à la science des résultats si précieux. S’il les avait connus, et si, les prenant pour point de départ, il avait découvert dans la sainte période de la i exemption l’année normale de tout l’univers; s’il avait su que ce nombre sacré , dont le mystère repose dans le sein de la Divinité * est comme le nombre radical et prophétique de lous les espaces , cette découverte ne l’aurait cédé à aucune de celles dont il a enrichi la science. Tous les corps célestes sont comme les caractères plastiques et primitifs du Verbe divin : ils devaient donc, par l’accord périodique de leurs révolutions et par leur symétrie intime, prophétiser la suite des jours, et annoncer la plénitude des temps dans l’année lunaire de la terre 4320. Mais cette démonstration était réservée à Schubert , notre contemporain. Avec la découverte de la grande année des

étoiles fixes, que la plus haute antiquité connaissait déjà; et avec celle de ta grande conjonction des planètes au

jour du Messie, constatée déjà par Kepler, cette découverte de Schubert formule trois lois physiques et morales à la fois, non moins importantes que les trois lois de Kepler, relatives à la forme , à la situation et aux dimensions des orbites; que les trois lois mécaniques de Galilée et te trois lois dynamiques de Newton . Aussi le nombre 4 32 est la base de tous les systèmes chronologiques de l'antiquité, et particulièrement chez les Indiens, qui encore aujourd'hui, dans le calcul des éclipses du soleil et de la lune, prennent pour base les rapports des nombres suivants : 432, 864, 1296, 1728 : rapports qui ont leur racine dans l’histoire naturelle de la terre, aussi bien que dans 1* histoire de ses habitants.

Gatterer commence son esquisse de la chronologie par ces paroles : « Il n’y a que le ciel qui puisse nous dire quelle heure il est sur la terre. » Notre vie tout entière , dans son cours périodique, est intimement liée au cours de la lune et des planètes. La génération, dans la plupart des animaux, est bornée à certaines périodes, et semble dépendre jusqu’à un certain point des astres. Les oiseaux de passage semblent lire dans le ciel l’époque où ils doivent partir. Le tlux et le reflux de la mer et te indispositions régulières qu’éprouvent les femmes chaque mois dépendent du cours de la lune. Les maladies et la température changent ordinairement de sept en sept jours a^r ses quartiers. On voit souvent, à l’époque des éclipses, se produire d’une manière spéciale certaines maladies, telles que l’épilepsie, l’apoplexie, les défaillances, etc. : de même, on voit souvent les maladies ou la mort survenir après des périodes égales à la durée des révolutions de Jupiter ou de Saturne (12 et 29 ans). Il y a eu nous une

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région inférieure et prophétique en même temps, le système ganglionnaire, qui se trouve continuellement en rapport avec la nature qui nous environne. Et Ton sait que la vie de quelques hommes qui se sont distingués par leur intelligence , tels que Milton et le Sage, semblait s’éclaircir ou s’obscurcir avec le soleil. Il n’est donc pas étonnant que l'humanité tout entière soit soumise a ces rapports, et que les habitants de cette terre ressentent le pouvoir d’une loi supérieure et universelle qui gouverne les planètes, et semble les attirer avec plus de force encore que le pôle n’attire l'aiguille aimantée. De plus, au-dessus de l’ordre physique, l’ordre moral a aussi ses limites et ses cercles, pour ainsi dire, que le doigt du Tout-Puissant a tracés, afin que l’action de ses créatures ne se perdent pas dans le vide. C’est là l’ordre éternel du monde , par lequel Dieu a si merveilleusement attaché l’harmonie de l’ensemble au cours des astres que la rédemption même du genre humain semble liée à l’accomplissement des périodes et des temps marqués d’avance par sa sagesse. Et de même que dans les plans de la Providence l’histoire nous apparaît comme une révélation continuelle dans le temps et par le temps, ainsi l'univers se produit à nos regards comme une immense révélation dans l’espace. Et c’est dans ce rapport mutuel que consiste la signification cosmique du nombre 4320, ou de cette année céleste dans laquelle l’aiguille a marqué sur l’iaimense cadran des étoiles l’apparition du soleil éternel des esprits.

Considérons ce nombre dans ses facteurs : 3 fois 1 2 = 36; 10 fois 36 = 360; 4 fois 360= 1,440; et 3 fois 1,440 = 4,320. Ce sont là les nombres radicaux qui

T. III

semblent avoir présidé à la construction de cet univers; et c’est pour cela que l’antiquité les employait pour exprimer tous les rapports de division. L’année ancienne embrassait dans sa rotation 360 jours; et le jour comprenait 12 heures chaldaïques, analogues aux 1.2 mois; de sorte que chaque année en particulier n’était qu’un reflet de la grande aunée de Dieu ou de la sainte période de 4 3 20 années de la terre. Douze de ces années contenaient 4320 jours, c’est-à-dire, à dix jours près, le temps d'une révolution tropique de Jupiter. Et nous trouvons en eflet chez les Indiens une année de Jupiter composée de dix mois, dont chacun avait 36 jours, ce qui fait en tout 360 jours. De cette sorte, chaque mois avec ses 360 heures, ou 30 fois 12 heures, était l’image de Tannée, composée elle-même de 360 jours. Les rabbins admettaient dans le ciel 360 fenêtres correspondant aux 360 degrés de l'écliptique; et le grand prêtre portait à sa robe 360 cloches; taudis que le rideau qui cachait le Saint des saints, et qui se déchira à la mort de Jésus, était composé de 1728 111s , ou 4 fois 132 fils, d’après le nombre fondamental de l’ancienne chronologie. C’est d’après la même analogie que l’habit de guerre de TÉgyptien Amasis était tissu de 360 fils. D’après le récit de Diodore, 360 cruches de lait étaient portées chaque jour sur le tombeau d'Osiris à Philée, comme sacrifice pour les morts; et 360 dieux se tenaient autour de la Kaaba des anciens Arabes.

SIGNIFICATION ETHNOGRAPHIQUE I» ES NOMBRES i, 7, 12. 399

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