‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 64 sur 589 · LES SAGES EU ISRAËL · texte numérisé non relu

LES SAGES EU ISRAËL

des mariages. En Tenant ainsi au milieu de cette division du peuple et des sectes , an milieu de ces querelles des écoles, sans se rattacher à aucun parti, le divin Messie suit choisi pour sa mission l’époque la plus difficile, mais aussi la plus décisive.

A côté d’eux se distinguait, dans un âge encore jeune, Jonathan, filsd'Uzziel, le plus remarquable des quatre-vingts disciples de Hillel. Le Talmud raconte de lui que, lorsqu’il étudiait la loi , les oiseaux se brûlaient aux ailes des anges qui se rassemblaient autour de lui pour entendre ses paroles. Ce Jonathan est celui qui a traduit en chaldéen les livres historiques de l’Ancien Testament et des prophètes. Onkélos, qui vivait aussi du temps de Jésus-Christ, paraphrasa plus tard le Pentateuque; et Gamaliel, son contemporain, rédigea le Targum de Job. Cependant il est possible que le fils d’L’zziel n’ait achevé son Targum qu'après la mort du Sauveur. En effet, les gémaristes avouent qu’il n’a point traduit Daniel, parce que la fin du Messie et l’époque de sa venue se rapportaient trop évidemment à Jésus -Christ. Cette traduction de la loi et des livres saints fut considérée alors par les rabbins comme on crime égal à celui des Juifs qui fondirent le veau d'or, parce que l’Écriture devenait par là, en quelque sorte, profane et accessible à tous. C’est toutefois quelque chose de bien caractéristique pour l’époque du Messie que cette traduction des saintes Écritures. En effet, puisque la révélation divine devait, par Jésus-Christ, s’étendre au delà des limites étroites du judaïsme et être communiquée à l’humanité tout entière, il était convenable que les païens et les Juifs fussent en quelque sorte préparés à recevoir la doctrine de la rédemption par la traduction de la Bible.

Or c’est ce qui était arrivé déjà pour les païens par celle des Septante, et ce qui s’accomplit pour les Juifs par la traduction en langue chaldaïque, langue qui avait remplacé chez eux l'hébreu primitif.

On remarquait encore dans le conseil Bava ben Buta , qui était en grande faveur auprès d’Hérode, et qui fut épargné lorsque ce tyran se défit du sanhédrin. C’est lui , disent les Juifs, qui, voyant que l’ancien temple menaçait ruine, présenta au roi le plan d’un nouvel édifice et en dirigea la construction; puis il y établit un marché pour y vendre les animaux qui devaient servir aux sacrifices, comme nous le verrons plus bas. Nous nommerons encore ici Siméon, fils d’Hillel et son successeur au sanhédrin, le premier parmi les présidents du grand conseil qui ail pris le titre de rabbin ou rabbi. Ce titre d’honneur fut adopté depuis que Hillel et Schammée eurent recueilli les traditions, et notre divin Sauveur est un des premiers qui l’aient porté.

Tels étaient à Jérusalem les principaux docteurs juifs assis sur le siège de Moïse , lorsque Jésus apparut pour la première fois, à l’àge de douze ans, dans le temple. Le siège d’Aaron était occupé par Jésu ben Sie, qui était alors grand prêtre. A côté de lui étaient Boëthi, beau-père d’Hérode, Mathias Théophile Joazar et Éléazar, tous deux fils de Simon, qui se succédèrent dans le pontificat, et furent aussi successivement déposés ; puis Joseph Ellemi, Ananus ou Anne, fils de Seth, qui devint souverain prêtre en Israël, et jugea en cette qualité notre divin Sauveur.

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