Afin que s'accomplît ce que Jésus
et sermo Jesa impie-
prophète Zacharie, chap. xi : « Et ils ont compté pour moi trente pièœs d'argent. Et Jéltova médit : Jette à an potier ce prii magniûque auquel ils m'ont eslimé. Et j'ai pris les Ironie pièces (i*argent, et je les leur al jetées dans la maison du Sjigneur, pour qu'ils les donnassent à un potier, i»
f 6. C'est ici que j'appelle surtout Tatlention du lecteur, Les irrégularités, les violences que j'ai relevées jusqu'à présent ne sont rien en comparaison du déchaînement qui va se munirestcr devant le juge romain, pour lui arracher, contre sa propre conviction, une sentence de mort. (M- Dupin.)
* y 6. Singulier scrupule, et bien digne des Pharisiens: ils craignent de se souiller le jour de Pâque en entrant dans la maison d'un païen , et le même jour, quelques heures seulement avant de se présenter chez Pilatc, ils avaient, au mépris de la loi, commis l'énorme inrraction de siéger en Conseil, et de délibérer sur une accusation capitale. (M. Dupin.)
* ^ 9. Sans doute les Romains leur avaient ôté le droit d'infliger la mort, mais le grand Conseil pouvait encore prononcer celle peine dans les alTaires purement religieuses; et Pilalequi, selon toute apparence, ne voit point là une question politique» leur reconnaît ce droit, quand il leur dit : Jugez-le selon votre loi. Ce n'estdonc pas qu'ils n'eussent pas le droit de porter une pareille sentence. Du reste, ils l'auraient pris, s'ils no l'avaient pas, comme nous le prouve la mort de saint Etienne qu'ils lapidèrent sans permission ; mais en cette circonstance ils no voulaient pas prendre sur eux seuls la condamnation de Jésus-Christ, soit parce qu'ils appréhendaient quj le peuple, qui n'était pas encore séduit, ne leur imputât la mort du juste, et ne se portât peut-élre à quelque violence contre ceux qui en auraient été les auteurs; soit qu'en réalité, d après les termes de la loi, il ne leur fût permis que de lapider et non de crucifier. Or, c'est le supplice de la croix qu'ils demandent, et c*est du gouverneur qu'ils veulent obtenir la sentence, car le peuple n'osera se soulever contre un acte de son autorité.