LA VIE DE N. S. J ES US-CHRIST
bunal, au lieu appelé en grec Lithostrolos*, et en hébreu Gabbalha.
11. C'était le jour de la préparation de la Pàque, vers la sixième heure ^, elPilate dit aux Juifs: Voilà votre roi.
12. Mais eux criaient: Otez, ôtez; crucifiez-le. Pilate leur dit: Je crucifierai voire roi ? Les prêtres répondirent : Nous n'avons pas d'autre roi que César.
13. Pilate voyant qu'il ne gagnait rien , mais que le tumulte allait croissant, prit de Teau et, se lavant les mains devant le peuple, il dit: Je suis innocent du sang de ce juste; vous en répondrez.
14. Et tout le peuple , élevant la voix, répondit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants *!
15. Alors Pilate, voulant complaire au peuple, accorda ce qu'on lui demandait, leur remit celui qui était en prison pour cause de sédition et de meurtre, Barabbas, qu'ils réclamaient;
16. Et livra Jésus, selon leur volonté, pour qu'il fût crucifié ^.
* f 10. A'.dôirpîaTO'j signifie un parquet composé dj morc?a.JX de marbre, le plas^ souveDt de difTéi'entes couleurs. XlBoç, pierre; ar/x^yyu/ic, étendre.
* f il. Un peu avant naidi, et par conséquent dans Theurede tierce indiquée par S'jiut Marc.
' f 1i. Quelle fureur l un magistrat païen n'ose d'abord passer outre à la condam* nation de Jésus-Christ: il déclaio qu'il a les mains pures du sang de ce juste; et ce p.uphi furieux demande que son sang soit sur lui et sur toute sa postérité. L'événe* ment répond à sl>s souhaili : encore aujourd'hui, devenus l'opprobre de l'univers, ils portent partout sur leur front le crime de ce sang répandu. (Massillor.)
* f 16. On croit que la sentence de Pilate contre Jésus fut rédigée en ces termes: Jetum ^^azarcnum, wbvenarem genlis, contemp(or0fn CœiarU, et faltum Mêisiam,
■Et poslqokm illiueranl ei, exGcrnnl euin chUmycle , et indueront eiim Te«^li menti» ejos, et (Ivxerànt eom ot oraeW figèrent.
* Et bajnlans sibi cracem, exivit in euro, qui dicilur CalTcria, iocum, " bdl>raicè autem Golgoiha :
'Dacebaninr aatem et alli duo seqaam corn «o, Ht interficereulur.
'Exenntea an'em in- Yeneruntliomini mCyr«n«uni, nomide Siœonem , ^ venientem de TilMi, palrem Alexandri «l Rnu, *€t apprebendbrunl, et impoftuerant illi crucem portare post
JeHUD.
Seqaebatar aniem illoni mulla tarba populi, -et malicruii] quas plaagebant et lamentaban- •Uireajn.
CD. ex.