LA TIE DE N. 8. JÉSUS-CHRIST
pf était les paroles qui le omcernaient dans toutes les Écritures.
23. El comme ils étaieat proche du village oii ils allaient, il feignit d'aller plus loin*.
24. Mais ils le pressèrent de rester, en lui disant : Demeurez avec nous , car 11 se fait tard, et déjà le jour baisse. Et il entra avec eux,
25. Et étant avec eux à table, il prit le pain, le bénit, et, l'ayant rompu, il le leur donna.
26. Et leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; et il disparut à leurs yeux*.
27. Alors ils se dirent l'un à l'autre ; N'est- il pas vrai que notre cœur était brûlant en nous, lorsqu'il nous parlait dans le chemin , et nous révélait le sens des Écritures?
28. Et se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem ; et ils trouvèrent les onze apôtres, et, rassemblés avec eux , d'autres disciples,
29. Qui leur dirent : Le Seigneur est vraiment ressuscité : il est apparu à Simon *.
30. Et eux se mirent à raconter ce qui leur était arrivé en chemin, et comment
' f tZ. N'est-ce pas là un mensonge d'action? demanderont peat-ètre certaines personnes. Lorsqu'une fiction a pour but un enseignement, elle n'est point un mensonge, mais elle devient alors la figure de la vérité, dit saint Thomas d'Aquin.
* f 26. Gr. xoi ewrbi of «vrof iyiysro aV ocùrâv. et ipte non oppareni factui ut ab eis, et il devint non visible à eux.
' y 29. Saint Paul parle aussi de cette apparition de Jésus-Clirist au chef de ses apôtres, mais l'Évangile ne nous en donne point le détail.
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^ÏLitZ'^nT ils rayaient reconnu à la fraction da pain. &iieeini.eredidenmt. 31. Maîs Ics apôtrcs nc Ics CForent pas davantage.
1. Jésus-Christ ressusctla donc le matin du premier jour après le sabbaU — Qae de choses j'aurais à vous dire sur ce jour où le Fils de Dieu fait homme sortit glorieux du tombeau ! Le jour qui nous éclaire en ce moment ne me suffirait pas pour vous exposer ce grand mystère. Je vous dirai seulement que Tantique religion du sabbat^ observée dans tous les temp» passés et chez tous les peuples du monde; le repos sacré du septième jour; cette solennité contemporaine de la terre^ et si respectée de tous; cette fête si inviolable pour les Juifs ^ a dû faire place au jour où le Sauveur est ressuscité. Le jour du sabbat^ les Juifs ne faisaient point d'œuvres servîtes; aujourd'hui c'est le jour du Seigneur, c'est-à-dire le jour de la résurrection, que Ton doit s'abstenir de ces œuvres : parce qu'il ne saurait y avoir de servitude pour ceux qui doivent ressusciter dans la liberté des enfants de Dieu. Les Juifs^ aux jours de sabbat^ sortaient à peine de leurs maisons ; nous , le jour du Seigneur, nous ne sortons point de la maison de Dieu, et c'est pour cela que nous y sommes tous aujourd'hui. Les enfants d'Abraham allumaientdu feu^lejour du sabbat; nous, en ce jour nouveau, allumons en nous le feu de FEsprit-Saint, ce feu du zèle et de la charité, que notre Dieu est venu jeter sur la terre; enfin les Juifs, durant leurs sabbats, ne faisaient point de longs voyages; nous, appliquons-nous, le jour de la résurrection, à marcher dans le sentier de la vérité, dans la voie des commandements qui doivent nous conduire au terme de nos destinées éternelles. (Saint Augustin.)
6. Et les apôtres considérèrent ce qtif elles disaient comme des réve^ ries y et ne les crurent point. — En voyant la foi dans les saintes femmes, et le doute dans le collège apostolique, gardoos-nons de rien conclure de désavantageux contre cet ordre si vénérable : ce n'est pas que Jésus-Christ favorise moins ses apôtres, mais c'est qu'il les prépare à de plus grandes choses. Si les pieuses femmes montrent du zèle dans le service corporel du Fils de Dieu^ les apôtres acceptent en partage le calice de ses souffrances. Les unes sont entrées dans le tombeau, je n'en disconviens pas; mais les autres iront dans les prisons , ils s'attacheront à leur Dieu par les chaînes du martyre ; à défaut de parfum^
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ils répandront leur sang^ et ils viendront tour à tour apporter aux pieds de Jésus-Christ des victoires et des triomphes. Gardons-nous donc de nous scandaliser quand nous lisons ces paroles de rÉvangile, que les apôtres considérèrent ce qu'elles disaient comme des rêveries^ et qu'ils ne les crurent point. Après ce doute dont Topiniâtreté nous surprendy viendra dans ces grands hommes une foi qui vaincra le monde et qui étonnera tous les siècles. D'ailleurs cette déflance des apôtres, pourquoi Dieu IVt-il permise, sinon afin qu'elle devînt pour nous une sécurilé, une garantie? Le premier Adam, pour avoir cru trop facilement aux paroles de la femme, ne se perdit-il pas, lui et toute sa postérité? C'est ce que veut éviter le chef de l'Église chrétienne. Quelle que soit la sainteté de celles qui lui parlent, il ne se hâte point de croire; il aime mieux attendre que de se jeter imprudemment dans le danger. (Saint Jban-Chrtsologub).
16. Or nous espérions en luiy nous pensions que c'était lui qui devait racheter Israël. — Vous espériez en lui? Vous n'espérez donc plus? Et c'est lorsque le Christ revient à vous dans la splendeur de sa gloire que votre foi s'éteint? C'est lorsqu'il revient à vous plein de vie, qu'il trouve vos cœurs refroidis par la mort? 11 vient au milieu de vous; il vous parle, et vous ne le reconnaissez pas! esprits fuibles, qu'avezvous fait de votre foi? 11 marche avec vous, il vous conduit, et vos yeux ne le reconnaissent pas! C'est qu'il veut se découvrir à votre cœur; il veut ranimer votre foi et justifier vos anciennes espérances. 11 diffère encore de se révéler à vous, car c'est de vous qu'il veut apprendre ce qu'il sait de toute éternité , c'est de vous qu'il veut apprendre ce que les hommes ont dit de lui. Et les disciples marchèrent avec lui, et ils le pressèrent de rester dans le village où ils allaient, car il se faisait tard. 11 entra avec eux , et ils ne le reconnurent que lorsqu'il leur offrit du pain qu'il avait béni. Il en est de même de nous, chrétiens; nous sommes tous les jours avecNotre-Seigneur, mais notre foi est si faible que nous ne le voyons pas. vous qui n'êtes pas entré dans l'Église avec un cœur froid et indifférent, vous qui soutenez avec ferveur et enthousiasme le saint nom de Jésus-Christ, vous qui frémissez d'amour, de respect et de crainte à la parole de Dieu, ne rejetez pas vos espérances, gardez votre foi toujours ardente et pure ; et vous trouverez dans le pain sacré la plus douce des consolations. L'absence du Seigneur n'est point une absence. Nous ne le voyons pas, bien qu'il soit avec nous. II parlait aux disciples, mais ceux-ci avaient perdu la foi ; ils ne croyaient pas qu'il fût ressuscité; leurs espérances s'étaient éva-
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nouies. Ils marchaient à côlé de la vie, et ils étaient morts ^ car la vie n'avait pas encore ranimé leurs cœurs. Ainsi donc, si nous voulons retrouver la vie^ invitons le Seigneur à prendre place au milieu de nous. Si notre toi est encore chancelante y et qu'il se présente à nous sous nn aspect inconnu^ recevons-le toujours ; c'est à la fraction du pain que nos yeux s^ouvriront^ et c'est à ce moment que nous recevrons la vie éternelle. (Saint Augustin.)
16. Nous espérions en lui, nous pensions que c'était lui qui devait racheter Israël ; mais maintenant ^ outre tout ce que nous venons de vous dire, voici aujourd'hui le troisième jour que V événement a eu lieu. —•La foi de ces disciples n'était qu^une foi chancelante et faible, depuis qu'ils avaient vu leur Maître condamné à mort^ et livré au supplice honteux de la croix : ils avaient peine à se persuader qu'un homme traité de la sorte , et mort si ignominieusement^ pût être ce Messie qu'ils attendaient , ce Messie qui devait sauver Israël , ce Messie dont ils s'étaient formé de si hautes idées. Que fait le Fils de Dieu^ il leur reproche leur aveuglement^ et les convainc par des arguments invincibles et capables de confondre leur incrédulité et la nôtre. Il leur montre que tous les prophètes qui avaient parlé du Messie^ après ravoir si hautement exalté, après l'avoir annoncé comme le libérateur dlsraël^ avaient en même temps déclaré qu^il souffrirait tout ce qu'en eflel il a souffert. Il leur fait le dénombrement de toutes ces prophéties^ où se trouvaient marquées si distinctement et en détail les circonstances de son supplice : le jour de sa mort^ le prix donné à celui qui l'avait vendu, l'emploi qu'on avait fait de cet argent, le partage de ces vêlements, le Qel et le vinaigre qu'on lui avait présenté à boire , et le reste. D'où il les oblige de conclure que leur incrédulité est non-seulement mal fondée, mais absolument insensée et déraisonnable. 11 les fait souvenir que lui-même leur avait parlé plus d'une fois de son crucifiemeut et de sa mort; qu'il les en avait avertis par avance, et qu'ils les y avait préparés, afin que dans le temps ils ne fussent point surpris, et qu'ils rappelassent à leur mémoire tout ce qu'il leur avait dit. Indépendamment des anciennes prophéties et de ses propres prédictions, il leur fait entendre et leur explique qu'il était nécessaire que' le Chriçt souffrît, parce qu'il devait satisfaire à Dieu, parce qu'il devait réformer le monde, parce quïl devait nous donner l'exemple, parce qu'il devait être, en nous servant de modèle, notre règle , notre soutien, notre consolation, (Bourdalole.)
39S LA TIE DE V. S. JÉ5US<CHRTST. ch. cxti.
22. Et commençant par Moïse, — Toutes les propltéties , depuis l'origine du monde et durant la succession des siècles , avaient eu Jésus-Christ pour objet. Détachez Jésus-Christ de nos Écritures, elles sont sans goût; que nous y goûtions le Sauveur, tout y est lumière ^ y est intelligence, tout y est raison. Voyez ces deux disciples qui vont à Emmaûs^ ils s'entretenaient de la Rédemption d'Israël. C'est le sujet de la foi ancienne; mais ils n'y entendaient pas le mystère du Rédemteur. C'était une eau sans force et sans goût; aussi, sont-ils froids et languissants. Nous espérions^ disaient-ils, qu'il rachèterait Israël. Nous espérions , 6 la froide parole ! Jésus approche d'eux, il parcourt toutes les prophéties, il les introduit au secret, au sens profond et mystérieux, il change l'eau en vin, les flgnres en vérité , et les obscurités en lumières. Les voilà incontinent transposés : notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous-mêmes? C'est qu'ils avaient commencé à boûre le vin nouveau de Jésus, c'est-à-dire la doctrine de l'Évangile. (Saint Augustin.)
22. El commençant par Moïse ^ et parcourant toutes les prophéties, il leur interprétait les paroles qui le concernaient dans toutes les Écritures. — Chacun de nous voudrait sans doute que l'Esprit-Saint lui eût fait écrire ce discours de Jésus-Christ par lequel il interprète les saintes Écritures à ces deux disciples qui ne le reconnaissaient pas. Mais puisqu'il est écrit que deux passereaux ne se vendent qu'une obole , et que néanmoins il n'en tombe aucun sur la terre sans la volonté de Dieu, et que les cheveux de notre tête sont tous comptés , nous devons être assurés que, sans sa volonté, aucune des paroles sorties de la bouche sacrée de son Fils n'a été perdue pour nous. Dieu nous a révélé tout ce qui est nécessaire, tout ce qui peut être utile à notre pèlerinage. Son Fils nous devance, il nous montre le chemin; sa vie est notre sentier, suivons-le avec une sainte patience. L'évangéliste ne nous a pas conservé ce discours de Jésus-Christ, mais il nous apprend qu'il interprétait à ces deux disciples les paroles qui le concernaient dans toutes les Écritures. Et pendant qu'il parlait, leur cœur était tout brûlant en eux, car il les embrasait d'un feu divin, il leur montrait l'Écriture comme un tout dont le centre est lui, comme un soleil vivifiant et échauffant.
(Stolberg.)
25. Il prit le pain, le bénit ^ et Payant rompu, il le leur donna. Et leurs yeux s^Ohvrirenty et ils le reconnurent; et il disparut à leurs yeux. — Dans les repas ordinaires , c'était le père de famille qui récitait la prière. Mais lorsqu'un docteur de la loi était présent, c'était lui qui bé-
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nissaitla table ^ rompait le pain et Toffrait aux conTives. Ceux-ci ne commençaient à manger qu'après qu'il ayait goûté aux mets. Jésus fit donc la prière accoutumée et rompit le pain et le leur oiTrit. Ce pain était devenu entre ses mains son propre corps; de sorte que Notre- Seîgneur est le premier qui ait donné TEucbaristie sous une seule espèce. La nourriture céleste que le Christ, ce nouvel arbre de vie, nous donne dans la sainte Eucbaristie est comme Tantidote du fruit de Tarbre delà science du bien et du mal^ que nos parents mangèrent et qui leur procura, à eux et à leurs descendants^ la mort de Tâme et du corps. Aujourd'hui un procédé tout contraire a lieu pour le salut de rhumanilé rachetée. Car de même qu'il est dit d*Adam et d'Eve qu'après qu'ils eurent mangé, leurs yeux furent ouverts et qu'ils reconnurent leur nudité, ainsi les yeux des deux disciples sont ouverts, mais dans un sens opposé; car ils reconnaissaient qu'ils avaient présent devant eux ce même Jésus qui était mort pour eux sur la croix, et qu'ils avaient pris pour un autre. Les peuples païens avaient aussi des mystères et une communion, figures du mystère de l'Eucharistie. Mais chez la plupart d'entre eux, ces mystères étaient tellement défigurés, qu'il n'élait presque plus possible d'y reconnaître l'idée qu'ils signifiaient et qui leur avait servi de fondement. Et cette altération était tellement monstrueuse chez plusieurs peuples, qu'on est obligé de l'atlribuer en grande partie à Tinfiuence des démons, qui, comme on le sait, avaient une si grande part dans les mystères du paganisme.
(D' Sepp.)
26. Et leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; et il disparut à leurs yeux. — Le Seigneur se fit connaître à ces deux disciples, et après s'être fait connaître, il leur devint invisible. 11 s'éloigna d'eux corporellemenl, mais eux le retinrent par la foi. Do même le divin Maître a retiré à toute l'Église sa présence corporelle, en remontant au ciel, afin que la foi crût et s'élevât dans les cœurs. Car si vous ne croyez que ce que tous voyez , où est votre foi? mais si vous croyez ce que vous ne voyez pas, vous aurez le mérite et vous goûterez la récompense de la foi. Ce qui fait la sécurité de la foi , c'est que la vue de ce qu'elle a cru lui sera rendue. Ce que nous ne voyons pas viendra ; oui , cela viendra, quoi qu'en puissent dire les hommes dans leurs doutes insensés. Quand? comment? où? Soyez certains que cela s'accomplira, alors même que vous ne le voudriez pas. Malheur à ceux qui n'ont point cru, car lorsque apparaîtra l'objet de la foi , il n'y aura pour eux que terreur et confusion, tandis que les croyants seront inondés de joie.
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Cesl pour le salut des hommes qu'il a pris notre nature^ aTec la mort qui en était le triste apanage. Il ressuscita au troisième jour, pour ne plus mourir ; il a repris cette chair qu*il avait un instant déposée dans le tombeau^ et nous a donné en lui-même le modèle de la résurrection pour ne plus mourir. Il est maintenant monté vers son Père, dans cette même chair qui a été crucifiée; il est assis à la droite de Dieu^ ayant la même puissance, et lui communiquant le jugement qu'il doit prononcer lorsqu'il viendra, comme nous le croyons, pour juger les vivants et les morts : afin que, pour ce qui nous concerne , nous croyions que dans la poussière du tombeau nous reprendrons la même chair, les mêmes ossements, la même grandeur et la même organisation. Nous ressusciterons tous : c'est Tobjet de notre foi ; mais nous ne nous réjouirons de ce grand événement qu^autant que nous aurons vécu selon les principes de cette foi. (Saint Augustin.)
ÉLÉVATION
Pourquoi, Seigneur, permettez- vous cette longue obstination des apôtres et des disciples à ne pas croire aux premières nouvelles de votre glorieuse résurrection? C'est en vain que Marie-Madeleine leur déclare que vous vous êtes montré à elle et que vous lui avez ordonné de leur dire de se rendre en Galilée où ils devaient vous voir, ainsi que vous le leur aviez prédit; Ils ont oublié les paroles du Maître et refusent de croire à son témoignage ; les saintes femmes qui confirment ses paroles, ne sont pas mieux écoutées. C'est en vain que les deux disciples qui vous avaient rencontré sur le chemin d'Emmaûs, s'empressent de revenir à Jérusalem, et le cœur tout brûlant de vos discours divins, leur racontent comment ils vous avaient reconnu à la fraction du pain ; ils ne trouvent que des hommes découragés et peu disposés à croire une nouvelle qui devait les transporter de joie. C'est qu'il fallait que ceux qui devaient annoncer par toute la terre Jésus- Christ ressuscité, fussent enfin convaincus du miracle qui était le fondement de leur prédication , et qu'ils en fussent convaincus jusqu'à répandre leur sang pour Fatlesler. Plus ils avaient été lents à croire, plus leurs paroles devaient avoir de force lorsqu'ils disent avec hardiesse : « Nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et ce que nous avons entendu. » Seigneur, nous vous disons comme les disciples d'Emraaùs : Restez avec nous, parce qu'il se fait tard; parlez à nos cœurs, qu'ils deviennent brûlanls de votre amour; nous lutterons alors sur le champ de bataille avec joie et confiance, et nous pourrons espérer d'entrer un jour en participation de votre bonheur éternel.