‹ La vie de n. s. Jésus-Christ: ou les saints évangilesChapitre 171 sur 179 · LA YIE DE N. 8. JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

LA YIE DE N. 8. JÉSUS-CHRIST

que le ciel vient de vous enlever en descendra un jour, de la même manière que vous l'avez vu y monter *.

27. Alors les disciples, après avoir adoré Jésus, quittèrent la montagne des Oliviers, et rentrèrent dans Jérusalem remplis d'une grande joie.

28. Et, de retour au cénacle, ils montèrent où demeuraient Pierre et Jean, Jacques et André , Philippe et Thomas , Barthélemi et Mathieu, Jacques fils d'Alphée et Simon appelé le Zclé, et Jude frère de Jacques; et tous unanimement persévéraient dans la prière, avec les saintes femmes, les frères de Jésus, et Marie sa mère.

29. Et chaque jour ils étaient dans le temple, bénissant et louant Dieu. Amen.

30. Il y a encore d'autres choses que Jésus a faites, et en si grand nombre que, si on les écrivait en détail , le monde luimême, à notre avis, ne pourrait pas contenir les volumes qu'elles exigeraient 2.

principal devoir da prêtre, lequel, nous dit saint Paul, est établi pour les hommei, afin de les porter à Dieu.

* f 26. C'esl-à-dire avec puissance et majesté, pour juger tous les hommes.

* ^ 30. Par conséquent ceux qui s*en tiennent à l'Écrilure sainte et rejettent la tradition dont l'Église conserve le dépôt, s'exposent à rejeter à chaque Instant une foule de choses que Jésus-Christ à faites ou enseignées.

Im est k Tobif in ea»lom, ûc Tcniet , que m« admotiùm vkii^lis ecua eonteai in ooelam.

Tonc TtrenÀ k monte qoi vocator Olivet^ *«do* rantcs regreasi tmt in Jernsalem cum gtadio magno.

Et cftm inlroiasent in ccBnacainiD, aacrndenint nbl man«bant Petras et Joanncs, Jacobos el Andrcas. Pliilippas et Thomas, Bartnn>o^ll«^us et Bl«tli«us. Jacobos Ai* plieri, et Simon Z«:loies, et Juddft Jacobi; bi omnes erant persévérantes nnanioiiler in oratifNM cum mulier33us, et MariA malraJesQt et firairiboa ejoa.

*Et erant «emper in templo, laodsntes et be* nedicenles Denm. Ameo.

'Sont an*em et alîe mnlta quae feri( Jesns s qoae si scribanlnr per aingula, nec ipsum arbitrer mondain capere posse, qnt scribendi mat libres.

2. Et Jésus apparut de nouveau à plus de cinq cents disciples rassemblés. — Qu'on demande à tout le genre humain si plus de cinq cents témoins^ qu'on ne saurait soupçonner d'enthousiasme ni d'imposture, sont croyables lorsqu'ils altestent qu'ils ont vu , entendu, touché , en

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un mot^ reconnu par lous leurs sens, après un examen attentif et répété pendant quarante jours, un homme avec lequel ils avaient vécu plusieurs années familièrement? Qu'on demande s'il est possible que ces témoins se soient trompés en prenant, soit un fantôme pour un être réel • soit un autre homme que celui avec lequel ils s'imaginaient converser, et qui dans ses pieds et ses mains percés, dans son côté ouvert, offrait encore une marque impossible à imiter, im|)ossible à méconnaître, de ridentité que ces témoins affirment ? Certes, le genre humain répondra qu'il faut nécessairement ou croire ces témoins ou rejeter toute espèce de témoignage. Donc, si Ton ne veut pas, en renversant le témoignage, renvei^ser la base de toute certitude, on est obligé de reconnaître que Jésus-Christ est ressuscité, et quil n'existe point de tait plus certain. Hais si Jésus-Christ est ressuscité , comme l'avaient prédit les prophètes, et comme il l'avait prédit lui-même : donc il est le vrai Messie, le libérateur attendu par tous les peuples; donc le christianisme est divin. Et si Jésus-Christ est le vrai Messie, le Désiré des nations , il est donc tout ce que les nations avaient appris qu'il devait être , tout ce que les prophètes avaient dit qu'il serait, le véritable Fils de Dieu, engendré avant V aurore, sa parole, sa sagesse, son verbe; il est donc Dieu, «/i^Aot^aA, ainsi que l'appellent les prophètes, en même temps qu'ils le représentent comme un de nos frères, comme un homme semblable a nous; et le mystère de V nomme-Dieu, qui est le fondement de notre foi, comme il fut toujours le fondement de la foi des justes dans le monde entier , s'est manifestement accompli en lui. Qui nierait soit ces conséquences , soit les faits dont elles se déduisent, nieraitia raison humaine. Donc, autant il est certain qu'il existe une raison humaine, autant il est certain que le christianisme est vrai. Après cela, qu'on dispute, qu'on subtilise, qu'on doute, qu'on nie, n'imporle à la religion , qui n'en demeure pas moins immuablement ce qu'elle est? Qu'importe à Dieu, qui atteint inévitablement par sa justice les créatures insensées qui fuient sa miséricorde? Il n'a voulu forcer ni leur foi, ni leurs hommages. En inondant l'univers de splendeur, il ne contraint pas l'homme à jouir de ses bienfaits. Quelque brillanle que soit la lumière, elle ne peut l'éclairer malgré lui. Au milieu de son éclat le plus vif, il est libre de s'y dérober. Pour trouver les ténèbres, il suffit qu'il abaisse sa paupière. (De Laubnnais.)

5. AUex^ enseignez les nations.^ Là source la plus féconde de la corruption des erreurs, de rimpunité;des hommes, c'est l'ignorance.

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Jamais l'ignorance dû la religion ne fut plus grande que de nos jours. Le peuple de nos grandes villes et celui de nos campagnes ne se font plus de la religion que des idées incomplètes ou fausses. Voilà ce qui engendre les préjugés, les préventions et souvent les colères. Les classes éclairées elles-mêmes ne connaissent guère plus du christianisme que sa surface. Combien peu d'hommes parmi les plus instruits étudient maintenant et approfondissent la religion 1 Ahl autrefois la science religieuse florissait même dans le monde. Les hommes les plus puissants et les plus élevés aimaient à connaître et à méditer nos sublimes doctiines. Les Condé et les d'Aguesscau pouvaient comprendre en matière de théologie le langage profond des Bossuetet des Fénolon. Les philosophes mêmes du dix-huitième siècle avaient acquis une certaine connaissance de la religion, et ils se piquaient généralement de n'en vouloir qu'à ses abus. 11 était encore possible d'engager avec eux le combat, car il était possible de trouver pour la lutte un terrain commun. Mais aujourd'hui, la plupart de ceux qui se disent philosophes n'ont jamais fixé leur attention sur Tensemble de nos doctrines, ils se sont fait un fantôme de christianisme, et c'est ce fantôme qu'ils poursuivent de leurs clameurs. Il est difficile de les combattre, car on ne sait comment les saisir, tant il y a de vague dans leur système, et tant il y a, à l'endroit du christianisme, de notions fausses ou incomplètes dans leur esprit. Il faut dissiper leur ignorance, avant d'attaquer leurs erreurs. Cette situation constitue un des plus grands maux de notre temps. Il appartient surtout aux miiiibtics de la religion d'y apporter le remède efficace. C'est à eux qu'il a été dit : Allez, enseignez toutes les nations. L'aveuglement volontaire des esprits arrête la lumière qui doit éclairer tout homme venant en ce monde. C'est à eux qu'il appartient de lever l'obstacle, et de rétablir entre le ciel et la terre les communications qui , pour un grand nombre d'âmes, sont interrompues. (Les Pères du Concile prov. de Paris.)

5. Enseignez les nations, les baptisant, etc. — Comment peut-il se faire que le péché originel, effacé dans les fidèles par la grâce du baptême, passe néanmoins dans leurs enfants? 11 y a sans doute de. h difficulté dans un mystère si profond. Mais comme la difflculté d'expliquer les mystères de la nature n'empêche pas les jardiniers de greffer indifféremment tous les plants d'olivier, soit que ces plants proviennent d'un olivier sauvage ou d'un olivier franc , et de s'appliquer à faire de tous ces jeunes plants de bons oliviers : de même aussi , la difficulté que nous proposent ici les pélagiens n'empêche pas ceux qui m. S8

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cuUircnt le champ du Seigneur de baptiser, pour la rémission dos pccliés^ tous les enfants indifféremment ^ soit qu'ils soient nés de parents fidèles ou de parents infidèles. Qu'où demande aux Jardiniers d'où vient que , l'olivier franc étant si dilTérent de Polîvier sauvage, la semence de Tun et de Tautre ne produit que des sauvageons? Aucun d'eux ne pourra répondre à cette question. Mais ils ne laisseront pas pour cela de continuer à greffer indifféremment tous les oliviers; et si quelqu'un d'eux était assez simple pour s'imaginer que les arbrisseaux qui viennent d'oliviers francs sont aussi des oliviers francs, il serait bientôt payé de sa sotte vanité et de sa paresse en ne trouvant dans son champ qu'une affreuse stérilité et de vrais sauvageons dont il ne recueillerait que des fruits amers. (SAnn* Augustin.)

5. Ah nom du Père^ et du fils, et du Saint-Esprit. — Tandis que vous admirez ce soleil qui se plonge sous les voûtes de l'occident, un autre observateur le regarde sortir des régions de l'aurore. Par quelle inconcevable magie ce vieil astre, qui s'endort fatigué et brûlant dans la poudre du soir^ est-il, en ce moment même, ce Jeune astre qui s'éveille, humide de rosée, dans les voiles blanchissants de L'aube? A chaque moment de la journée, le soleil se lève , brille à son zénith y et se couche sur le monde; ou plutôt , nos sens nous abusent, et il n'y a ni orient, ni midi, ni occident vrai. Tout se réduit à un point fixe, d'où le flambeau du jour f^it éclater à la fois trois lu* mières en une seule substance. Cette triple splendeur est peut-être ce que la nature a de plus beau : car, en nous donnant l'idée de la perpétuelle magnificence et de la toute-présence de Dieu, elle nous montre aussi une image éclatante de sa glorieuse Trinité. (Db Chatbaubriano.)

6. Et voilà que je suis avec vous tous les jours ^ jusqu^à la consommation des siècles* — Non-seulement le Fils de Dieu est toujours avec son Église, comme le chef est avec ses membres pour les vivifier et les conduire, mais il habite encore parmi nous dans le plus auguste de ses sacrements, pour être notre soutien, notre appui , notre force et notre consolation. Présence réelle et présence permanente de Jésus* Christ dans TEucharistie, deux dogmes qui se tiennent et qui sont l'âme même du catholicisme. Sans eux, toute Téconomie de la religion est renversée, nos sanctuaires sont vides, nos temples déserts; des ténèbres épaisses et froides couvrent nos saints parvis, tout est glacé et sans vie : Dieu s'est éloigné. Avec eux, au contraire, tout prend un air de fête; Dieu, environné de ses légions d'anges, réside sur nos au*

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tels; la lumière et la chaleur se répandent à torrents, le tabernacle parle , le cœur s'enflamme , Tftme est ravie par la plus mystérieuse et la plus réelle de toutes les unions, et nous nous écrions avec bien plus de raison que Moïse : Non , il n'y a pas de nations qui aient des dieux aussi proches d'elles, ni plus attentifs à leurs hommages. Hais, comment les hommes ont-ils correspondu à cet excès de tendresse et de bonté? Dieu habite parmi nous, il fait ses délices d'être avec les enfants des hommes. Qui le dirait, à voir l'isolement où on le délaisse dans sou tabernacle? Cette foule qui s'agite autour de nos temples, qui va, qui vient, tout empressée pour de misérables intérêts, songe-t-elle seulement à cette divine présence? Non, hélas! elle oublie son Dieu; elle oublie les adorations qui lui sont dues; elle ne répond à l'amour le plus merveilleux que par la plus coupable indifférence. (Hs' Sibour.)

6. Et voilà que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. — Si Dieu se découvrait continuellement aux hommes, il n'y aurait point de mérite à le croire; et s'il ne se découvrait jamais, il y aurait peu de foi. Hais il se cache ordinairement, et se découvre rarement à ceux qu'il veut engager dans son service. Cet étrange secret dans lequel Dieu s'est retiré, impénétrable à la vue des hommes, est une grande leçon pour nous porter à la solitude loin de la vue des hommes. Il est demeuré caché sous le voile de la nature, qui nous le couvre^ jusqu'à l'Incarnation; et quand il a fallu paraître, il s'est encore plus caché en se couvrant de l'humanité. Il était bien plus reconnaissable quand il était invisible que non pas quand il s'est rendu visible. Enfla quand il a voulu accomplir la promesse qu'il fit à ses apôtres de demeurer avec les hommes jusqu'à son dernier avènement, il a choisi d'y demeurer dans le plus étrange et le plus obscur secret de tous, savoir, sous les espèces de l'Eucharistie. C'est ce sacrement que saint Jean appelle dans l'Apocalypse, une manne cachée; et je crois qu'Isaîe le voyait en cet état, lorsqu'il dit en esprit de prophétie : Véritablement, tu es un Dieu caché. C'est là le dernier secret où il peut être. Le voile de la nature, qui couvre Dieu, a été pénétré par plusieurs infidèles, qui j comme dit saint Paul, ont reconnu un Dieu invisible par la nature visible. Beaucoup de chrétiens hérétiques l'ont reconnu à travers son humanité , et adorent Jésus-Christ , Dieu et homme. Hais pour nous, nous devons nous estimer heureux de ce que Dieu nous éclaire jusqu'à le reconnaître sous les espèces du pain et du Tin.

(Pascal.) 9. Prêchez V Évangile. — • Que dirai-je de la prédication de la parole

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divine^ la plus sainte ou du moins la plus importanic ae toutes nos fondions? Tous y aspirent anjourd'liui ; tous se croient en état de l'exercer, les uns par un excès de présomption, les autres parce qu'ils u\»n connaissent pas Fimporlance. J'admire li hardiesse, pour ne pas dire ravcuglemcnt des uns et des autres; car je n'ai jamais douté qu'il fallût un mérite au-dessus du vulgaire, et une rare habileté pour distribuer aux peuples le pain de la parole avec mesure et discernement, les instruire des vérités évangéliques avec la discrétion et la prudence qu'exigent leurs différents besoins. 11 s'agit en effet de leur développer les grands principes sur lesquels repose la divine philosophie du christianisme; de leur expliquer ce qu'elle nous découvre de la création du monde visible et invisible, de la matière, de l'esprit, de l'excellence de l'âme, de ces pures intelligences qu'on appelle des anges ou des démons, de cette Providence qui embrasse et gouverne (out l'univers avec une sagesse infinie, et par des voies qui nous semblent tantôt conformes à notre raison, tantôt au-dessus, de la portée de notre faible intelligence. Il faut leur apprendre ce qu'elle nous enseigne sur notre premier étit d'innocence et sur notre réhabilitation ; sur les anciennes figures et sur leur accomplissement, touchant les deux alliances; au sujet du premier et du second avènement de Jésus-Christ; sur son incarnation, sa passion, sa résurrection, son ascension ; et encore toucliant la fin de l'homme, le jugement dernier, la récompense des bons, et la punition des méchants. Mais il est surtout nécessaire de les instruire de ce qu'il fiut croire sur la sainte Trinité, le premier de tous les mystères et le fondement de toute la religion ; un mystère où ceux qui enseignent les peuples ont deux écueils à éviter... Un des plus grands fléaux que j'aie vu sous le soleil, disait Salomon, c'est un homme qui est sage à ses propres yeux. Il en est un plus funeste encore : c'est un pasteur aveugle qui ne soupçonne pas même son aveuglement, et qui entreprend de conduire et d'éclairer les autres. (Saint JeanChrtsostôme.)

22. Vous me rendrez témoignage dans Jérusalem. — Lorsque les douze apôtres, après avoir reçu [)ar le Saint-Esprit le don de parler toutes les langues, partagèrent entre eux l'univers pour aller partout établir l'Évangile, saint Pierre, comme le chef du collège apostohque, fut destiné à la capitale de l'empire romain, afin que la lumière de la vérité qui commençait à briller pour le salut de toutes les nations se répandît plus aisément de la capitale dans toutes les parties du monde. Y avait-il alors sous le ciel une nation qui n'eût un de ses citoyens à

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Rouie? El quel peuple p:)uvail ignorer ce que Rome avait appris î C'est donc là surtoul qu'il fallait confondre l'orgneil des philosophes; c'est là qu'il fallait montrer la vanité de la sagesse humaine; c'est là qu'il fallait détruire le culle sacrilège des démons, faire cesser leuis sacrifices impies, et ruiner ridolâtrie dans le lieu même où la su* perijtition avait ra-somblé les erreurs de l'univers entier. Vous ne craignez donc point, ô grand apôlre, d'entrer dans cette ville formidable? et tandis que Paul, votre glorieux collègue, est encore occupé du soin desautres éi^lises, vous venez dans celte forêt remplie de toutes sortes de bêles féroces, vous venez alTronter ce profond Océan avec bien plus de courage que vous ne marchiez autrefois sur les eaux. Déjà vous aviez donné aux Juifs fidèles la connaissance de l'Évangile ; déjà vous aviez fondé l'église d'AntiocUe, le berceau du nom chi étien ; déjà le Pont, la Galalie, le Cippadoce, l'Asie, la Bilhynie, se trouvaient soumis par vos travaux aux lois de l'Évangile; et maintenant, sans avoir le moindre doute sur le succès, et sans être arrêté par le peu de temps qui vous reste à vivre, vous portez le Iropliée de la croix de Jésus-Christ sur le Capilole, où la divine Providence avait placé dans ses conseils éternels et le théâtre de votre martyre et le siège de votre dignité. (Saint Léon.)

24. Et en les bénissant, il se sépara d'eux, s'élevant et montant au ciel en leur présence. — Si la source de tous nos biens se trouve en la terre, à la bonne heure, attachons- nous à la terre : que si, au contraire, ce monde visible ne nous produit continuellement que des maux; si l'origine de notre bien, si le fondement de notre espérance, si la cause unique de notre salut est au ciel, soyons éternellement enflammés de désirs célestes; ne respirons désormais que le ciel, où Jésus notre avant^oureur est entré pour nous. Certes, il pouvait aller à son Père, sans rendre ses apôtres témoins de son ascension triomphante; mais il lui plaît de les appeler, afin de leur apprendre à le suivre. Non, les saints disciples de notre Sauveur ne sont point aujourd'hui assemblés pour être seulement spectateurs : Jésus monte devant leurs yeux pour les inviter à le suivre. Comme l'aigle, dit Moïse, qui provoque ses petits à voler et voltige sur eux : ainsi Notre-Seigneur Jésus-Christ, cet aigle mystérieux» dont le vol est si ferme et si haut, assemble ses disciple» comme ses aiglons, et, fendant les airs devant eux, il les incite par son exemple à percer les nues. Courage donc 1 suivons cet aigle divin qui nous précède. Jésus-Christ ne vole pas seulement devant nous, il nous

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prend, il nous élèye^ il nous soutient, il étend ses ailes sur nous et nous porte même sur ses épaules. Et partant, que la terre ne nous tienne plus; rompons les chaînes qui nous attachent, et jouissons, par un Yol généreux, de la bienheureuse liberté à laquelle nos ftmes aspirent. Notre chef est au ciel; notre avocat, notre médiateur, notre intercesseur est au ciel; notre joie, notre amour, notre espérance, notre héritage, notre patrie est au ciel; notre couronne, le lieu de notre repos est au ciel : empressons-nous donc de suivre Jésus-Christ dans ce séjour à jamais désirable. (Bossubt.)

ÉLÉVATION

Les livres saints avaient annoncé que ce serait de Sion et de Jérusalem que pariirait la loi à laquelle tous les peuples se soumettraient C'est pourquoi. Seigneur, après avoir instruit vos apôtres et leur avoir recommandé d'attendre dans la capitale de la Judée le secours qu'ils recevraient d'en haut pour pouvoir annoncer avec succès à toutes les nations Theureuse nouvelle, vous retournez avec eux auprès de cette ville pour mettre le sceau, par un grand miracle, à toutes les preuves que vous leur aviez données de votre divine puissance. Seigneur ! il me semble que je vous accompagne avec vos disciples jusqu'à Béthanie; Je vous vois vous élever vers les cienx du sommet de la montagne des Oliviers; comme eux je vous cherche encore vers l'endroit où ils vous ont vu disparaître, et j'entends les paroles qui leur sont adressées. Ces paroles sont aussi adressées à tous les chrétiens : elles nous présentent Tobjet de notre foi, le motif de notre espérance, l'appui de notre faiblesse dans les épreuves de la vie. Nous vous disons, Seigneur, avec un de vos saints : <r Jésus! qui tenez toujours allumé dans le ciel le flambeau de la foi pour percer les nuages qui s'élèvent sans cesse sur cette mer orageuse, et nous conduire parmi tant d'écueils, ô Jésus t soyez vous-même le pilote de notre vaisseau, et que votre croix en soit le gouvernail, aOn qu'il ne s'engloutisse pas dans les flots; dirigez-le vers les rivages délicieux de votre royaume : déjà. Seigneur, nous en apercevons la lumièr*e, et nous la saluons avec les larmes de la joie et les tressaillements de l'espérance , en criant : Sauvez-nous, sauveznous! sans vous, nous périssons.

et QS ÎT 2S

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TJJ.PHILIPPAR'., v:iï;our

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