CHAPITRE XLVl
i-4. La foule qui diercbmit Jétaêf la retroQve k Gaphtmaûm. — 5'IS* Jèsas lenr annonce un pain antre «jue le pain matériel, et antre qne la manne. — 14-25- H lenr déclare qne ce pain qui donne la vie étemelle, c*e»l Ini-mème ; mormnre* des Juifs, réponse de Jésus (Ters la fin de mon , troisième •mée de oa fie pnbliqnc).
Jeah , VI, ii-46.
AlterA die, lorba (\xmb itabel tr«n» more , Tidit quia navicula alia non erat iUnûâ une, et qoia non introitfet cnn discipnlis sais Je^ns in manrim, aed eoli discipvli ejni abiisscnt.
Alia Terb snpenrenemnt n«Tea à Tiberiade , jnita locum abl manda* caferant panem, gralias ogente Domino.
C&m ergb Tidisset tnrba qnia Jetns non eçset , neque discipali ejuf , ascenderonl in nariciilas, et Tenernnl Capharnaom quaercnte* Jesum.
£t cnn fanveni^scnt cnm trans mare, di&ernut ei : I\abbi, quando b&c veni^ti?
Respondît eis Jesna, et diiil : Amen, amen dico ▼obis, qnstritis me , non ^nia Tidi^lia signa, ted qaia manduc;-&lis ex panib» f et satnrali esiis*
1 . Le lendemain*, la foule, qui se trouvait de l'autre côté du lac, y restait, sachant qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y étaitpoint entré avec ses disciples, mais que ses disciples seuls étaient partis.
2. Mais bientôt d'autres barques vinrent de Tiberiade, près du lieu où, après que le Seigneur eut rendu grâces, ils avaient mangé le pain.
3. La foule donc, ayant vu que Jésus n'était point là, non plus que ses disciples, monta dans les barques et vint à Capharnaum, le cherchant.
A. Et l'avant trouvé de l'autre côté du lac, ils lui dirent: Maître, quand êles-vous venu ici?
5. Jésus leur fit cette réponse : En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés^.
* 1 1 . Le lendemalti d« jour où 96 fit la multipUcalion des pains ; par oeaséquent, le même joof qu'à )a fin du chapitre précédent.
* 1 5. Ce n'est pas que le peuple n'eût été frappé des miracles, et, en porlicultcr, de la multiplication des pains; mais il n'en avait pas lire U conséquence premieret
Opcrainini non cibom t\m pfîrit, lerl qui pcr- Mianct in vitam ctern • m , qoeiD Filius honiinis<l«bil vobis : honc «ni m Paler aignavit Pcaa.
CH. XLYI»
Dixcrant ergb ad •Din * Qaid faciemoa ut •pcremar opéra Dei?
Rc^ponclit Jesuat et dtxtl eU : Hoc est opos Dti , ut credatia in eum i(actu miiit ille.
D.xerant ergb ei :
Q1104I erg6 tn (acia aignuiD, nt TÎdeamoa et crcdamm tibi? qaid yi)crari&7
Paires no«lrî mandafmvcnint manna in deterlo, iicDt srriptnm cal :
Panc-ra de oqbIo dedil eif nanducATe.
Dixit ergb eia Jesna :
Amen, amen dico vobi*»
non Moysca dédit Tobia lyaneno de ccelo 1 5ed P.i.Lr mena dat vobis {lanem de ccelo venam.
6. Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste à jamais*, et que le Fils de l'homme vous donnera : car Dieu le Père Ta marqué de son sceau *.
7. Ils lui dirent : Que ferons-nous pour opérer les œuvres de Dieu?
8. Jésus leur répondit : L'oeuvre de Dieu est que vous croyiezen celui qu'il aenvoyé.
9. Ils lui dirent : Quel miracle faitesvous donc, pour que , le voyant , nous croyions en vous? où sont vos œuvres?
1 0. Nos pères, dans le désert, ont mangé la manne, ainsi qu'il est écrit : Il leur donna le pain du ciel à manger *.
11. Jésus leur répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis : Non, Moïse ne vous a point donné le pain venant du ciel ^ ; mais mon Père vous le présente, le vrai pain du ciel :
savoir : que Jésu^Christ étant Dieu, comme il venait de le prouver par ce miracle, «1 fallait loi demander le pain de la vérité, la nourriture de i'àme. Le Sauveur reproche au peuple son indifférence à cet égard.
' 1 6. En d'autres termes : Travaillez moins, pour la nourriture qui laisse mourir; •t davantage, pour celle qui fait vivre éternellement.
* f 6. C'est-à-dire, l'a désigné, caractérisé, en sorte qu'on ne puisse plus le mé- «oiinaitre. Rappelons-nous ici, et le témoignage de Jean-Baptiste, et les cieux ouverts, et la colombe mystique descendue, et la voix du Père céleste qui fut ouïe sur le Jourdain, et tous les miracles opérés par Jésus lui-même, et surtout la récente multiplication des pains. (Bossdet.)
> f iO. Piqués, sans doute, du reproche que le Sauveur leur adresse, les Juifs lut répondent avec l'insolence de Tingratitude, comme s'il y avait: Vous avez rassasié, «ne fois, avec cinq pains, six ou sept mille personnes, nous no le contestons pas; mais qu'est ce que cela en comparaison de ce qu'a fait Moïse à Tégard de nos pères 4ans le désert? Il a donné, non pas un pain d'orge, mais le Manhu, un pain venant eu ciel, comme l'Écriture l'atteste, et cela, pendant quarante ans, à six ou sept cent mille hommes.
^ f iU C'est-à-dire, ce n'est pas Moïse, mais Dieu qui a donné la manne à vog
en. xLvi.
Panis enim Dei e»t, mai de cœlo detcendit, •l dat TiUin mando*
Dixerant erg6 ad eom : Domine , sempcr da nobis panem banc*
Dixit aotem eis Jésus :
Ego aDin panis vitae : qui ▼enil ad me, non esoriel, et qui crédit in me non ailiet nnqakm.
8ed dixi Tobit» qoit et Tidtsiis me , et non crédit in
Omne qnod dat mîbi Pj'.cr, ad me venict : et eam qui venil ad me, non ejiciam foria :
Qiv'a dcseendi de cœio, non ut faclam Tolontatem meom, led Tolnnlalem ejua qoi miût me.
Haec rsl aotem Totlintas ejo. qoi mmt me, PaU-is : ni oinne quod dédit mihi, non perddm et eo, Md rcsu»c[lem illad in novis^mo die.
Hx:c est aotem volantas Patrn mei qui mi»it me, ut Omni» qui videt Fil nm, ctcretlii in com, bnbeat viUm aRloriiam ; et ego rc&u>cilid>o eum in noTissimo die.
121. Car le pain de Dieu est celui qui est descendu du ciel, et donne la vie au monde *.
13. Sur quoi ils lui dirent : Seigneur, donnez-nous toujours ce pain *.
1 4. Jésus leur dit : Je suis le pain de vie;, celui qui vient à moi n'éprouvera pas la faim , et celui qui croit en moi n'aura ja* mais soif.
15. MuiSy je vous raidit, déjà vous m V vez vu *, et vous ne croyez point.
1 6. Tout ce que le Père me donne viendra à moi; et celui qui vient à moi, je ne le rejetterai point dehors :
17. Parce que je suis descendu du cid, non pour faire ma volonté^, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
18. Or, la volonté du Père, qui m'a envoyé, est que de tout ce qu'il m'a donnée je n'en perde rien, mais que je le ressuscite au dernier jour.
1 9. La volonté du Père, qui m'a envoyé, est que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
pères : Moïse n'a fait que la leur annoncer et leur ordonner de la recueillir. D*ui autre côté, la manne se Tormait dans les airs et ne venait pas du ciel véritable.
* fil. Au monde entier, et non plus à 6 ou 700,000 hommes sortis deTÉ^yptc ' ^ 13. 11 y a dans cette demande des Juifs une ironie manifeste, comme s'ils di«
salent : Seigneur, ce pain-là, s'il existe, donnez -nous-en toujours, et non pas seulement une fois comme vous avez fait hier. ' ^ 15. Cest-à-dire, vous m*avez vu exerçant la puissance divine.
* ^ 17. C'est-à-dire, je ne le rejetterai point dehors, comme ceux qui n'ont d'avlre règle que leur caprice : car je ne suis pas venu pour suivre un caprice, ni mémo poitr faire ma volonté particulière, indépendamment de la volonté de mon Père.
Marmcrabanl erg6 Jadci de illo, qaia dixis- •et : Egosam |Miiis limm qai de cœlo desceadi;
Et dioebant t Nonnè ktc esl Jesos filins Joseph, cajos nœ noviniiit patrem et matrem? Qaomodb eig6 dKlt hie , Qai« de codo descandi?
Respondil ergb Jesns, et diiit eis : Noîite murmarbre in inTÎcem :
Nemo potest Tenîre «d me, nisî Pater qui naisit me , trsxerît eom ; «t ego resiuciiabo enm in noviisimo die.
Est scriplom in Frc^ pheiis : Kt erant omncs docibiles Dei. Omnb qui «udÎTit i Pstre, et didicit, Tenit ad .
CH« XLT1*
Non qnia Patrem vidit qnisquam, n'ni is qui est h Doo, hic TÎditPairem*
lA VIE DE N. S. JÉSUS-CHEIST.
20. Et les Juifs murmuraient cootre lui, parce quMl avait dit ; CTest moi qui suis le pain vivant descendu du ciel.
21 . Et ils disaient : N'est-il pas Jésus, fils de Joseph? ne connaissons-nous pas son père et sa mère? Comment donc dit-il, je suis descendu du ciel?