CHAPITRE XLVIII
I. De Capbanaûin. Jimm parcoorl encore ane fok la GaM\èe. — 2-15. De relour li Capliarnaûm, U <]ëina«|iie Thypocrisie des Pharisien». - 16-27. Ce n^est poinl raiimcnt , njab le conscnleinont a« péché, qui sonille rhomme (fm de man, trokième année de la vie publique du SauTeur).
Math., XV, l-«0. Marc, VU. 1-23; Jean, VU, 1.
* Posl h«c aulem ambalabat Jen in Gali- Icam , non enim. volebat in Juclacam amb'olare, quia qaa:rcbanl eum 7nda:i iiilerricere.
^ El conreiiiunt ad en m PIiarJMei , et quidam tic Scribis , venicntes ab Jerosoljmii.
El cbm Tiflili&eni qi*otdam ex iliscipulis c'jui, communibus inanibus, id est, non lolis, mandncarc panes « tilaperavemnl.
Pharisci enim, et omnés Jadici, nisi crebrb layerint manns , non manducanl , tenentes tra'Jiiionem senionu» :
El 4 foro nisi baplieentor, non come;1unt :
et alia mulla sunt, qn« tradila sont illis servare, baptrimala calicum, et
1 . Après cela Jésus parcourait la Galilée*, ne voulant point' aller en Judée*, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.
2. En ce temps-là des Pharisiens et quelques-uns des Scribes, venant de Jérusalem *, s'assemblèrent près de lui.
3. Et ayant vu quelques-uns de ses disciples manger du pain sans s'être purifié les mains*, ils les en blâmèrent.
4. Car les Pharisiens et tous les Juifs ne mangent point sans s'être souvent lavé les mains, suivant une tradition des anciens ;
5. Et lorsqu'ils reviennent d'un lieu public®, ils ne mangent point sans s'être purifiés; outre cela, ils ont encore beaucoup
^ f \. L'Évangile ne nous donne aucun détail sur ce voyage, qui dura près do dix jours.
'y 1. Saint Jean-Chrysostôme, saint Augustin et tous les anciens Pères ont la OMc -howATo, non poteratf ne pouvait point, parce qu'il n'y avait pas de sûreté pour lui.
» t !• A Jérusalem, pour la fôte de Pàque. Le Fils de Dieu n'y alla point cette année-là.
* t 2. Où ils étaient allés pour la fête de la Pàque, et où ils s'étaient retrempés dans l'exagération du zèle pour les pratiques exléri«ures, comme aussi dans la haino pour Jésus-Cbrist et sa doctrine.
* f 5. C'est-à-dire sans avoir fait les ablutions traditionnelles. ' y 4. Du barreau, du marché, d'une assemblée quelconque.
TO
tsrceorum, elaeramenloram, et Icclorum :
El ialflrrog«b«nt Ph«ri»a>i , et Scrib» :
Quaic (liscipali lui uon ambolact jmla tradiiionais Mnioram, aed cornmanibm loauibus manducanl panem?
* Ipte aolem ra^onâcns ait, illis : Qnare nt ▼08 iransgredtmini mandalum Dei propter tradiliooem Teslram? nam Deoa ditit :
Honora palrem et matrem; et : Qui m.tledûerit palri , tel mairi, morla moriatur.
Yoa aotem dicitis :
QuicQmqoe dixeril patri, Tel malri : Munas quod- Gumque est es me, tibi proderil :
k El oltrà non dimittitis enm quidquain facere palri sno, aul malrL
Reacindentea verbom Dei per tradilioncm re»tram, quam tradidislia :
LÀ TIE DE N. S. XËSU8-GHBTST. gh. xlyiiu
d'autres usages que la tradition leur prescrit d'observer : ainsi la purification des coupes, des vases de terre , des vases d'airain, et des lits.
6. S'adrcssant à Jésus, les Pharisiens et les Scribes lui dirent : D'où vient que vos disciples n'observent point la tradition des anciens, et qu'ils mangent sans s'être purifié les mains?
7. Il leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu, pour suivre votre tradition ? Car Dieu a dit par Moïse* :
8. Honorez votre pore et votre mère ; et : Quiconque outragera en paroles son père ou sa mère sera mis à mort.
9. Et selon vous il suffit qu'un homme^ pour être dispensé d'honorer son père ou sa mère, leur dise : Tout ce que j'ai qui pourrait vous être utile, je l'ai voué à Dieu*.
10. Et vous ne permettez pas même que cet homme fasse rien de plus pour son père ou pour sa mère, •
11. Abolissant ?:ne loi de Dieu par votre tradition , qui n'est que votre œuvre.
> ^ 7. Il y a dans le texte de saint Marc : 9f(nt9t dixii. Moïse a dit.
^f9. Quelques-uns expliquent ainsi ces paroles ; toutdim que je ferai vous serifira. Ou bien encore : Je ne vous dois aucun honneur; et si je vous en rende, c'est en pur dan et sans obligation aucune. Mais les paroles de Jésus- Christ n'indiquent pas un si grand outrage : le texte de saint Marc ne laisse aucun doute à ce sujet : le mot eorban^ dont il se sert, ne signifie proprement ni don, ni présent, mais offrande» (Saiht JBAR-CHRisosTâiiE.) — LcsPharisicns enseignaient que vouer ws biens à Dieu dispensait de l'obligation de secourir ses parents pauvres. D'après eux, ce qui était voué devenait une abose tellement inviolable, que l'on devait laisser mourir de faim son père et sa mère plutôt que d'en rien retrancher*
CB* XLTIII.
lA TI£ DE N. S. JÉSUSGHEÎST.
* HjpocriUe, J>eiiè |iio* BfccUTÎi de ~ aicent t
Popalns hic labiii bonorat « cor aalem eorom loBgè eal li me.
Sine eaosâ auUm co-
Jbai ma, doeeates doc-
trinas el mandata homi*
^ Ralinqnenlea enim noandalnm Oei, lenetta traJilionem hominnm, baptismata nrceorum, et calicnro, et alia limilia hitfâcitiamiilla.
* Et eoBTocatis ad m torbi», diiii ek : Aadile, 91 intelligiie.
Non quod intrat in oa coinqalnat hominem :
led quod procedit ai ore« hoc coinqninal hoaû*
h Si qolf )iab( t aorea ■adiendi, andiat»
Et cim intro^nel în domam à lurbé. 'Tune accedenlcs discipali ejoa dixemnt ei : Scia qoia PfaariïKÎ, andtlo verbo hoc, icandaliflati aant?
42. Hypocrites! c'est bien de vous qu'lsaïe a prophétisé lorsqu'il a dit :
13. Ce peuple m' honore des lèvres , ma is son cœur est loin de moi ^.
14* Vain est le culte qu'ils me rendent, en enseignant des doctrines et des ordonnances inventées par les hommes.
15. Car, abandonnant le commandement de Dieu , vous vous attachez à la tradition des hommes, à l'ablution des vases et des coupes, et à beaucoup d'autres pratiques semblables à celles-ci.
16. Et appelant à lui le peuple, Jésus leur dit : Ecoutez-moi tous, et comprenez :
17. Ce n'est point ce qui entre dans la bouche, mais ce qui sort de la bouche, qui souille l'homme^.