‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 39 sur 141 · II · texte numérisé non relu

II

9. Et l€$ diicipleÉf ent$ndtmt e$Uevoix, timièirent ta fac$ ecmtre terr$y et liurfraif€Ur devint txtrime.^ Là transfiguration de iésns-Cbrisi est générdement considérée comme le fait calminant de sa vie* En laissant ainsi ëctiapper qoelqnes rayons de sa ditinité, sonbvt principat était de produire sur se» disciples une impression assez vive et asses forte pour les soutenir contre le scandale de ses souffrances et de sa mort. Six jours auparavant il leur avait révélé que^ tout Dira qu'il était , < il lallait qu'il allât à Jérusalem pour 7 être outragé et mie à mort; s et cette déclaration n'avait été accueillie par eux qu'avec une sorte dlncrédulité. A leurs yeux, comme aux yeux de tous ceux qui ne raisonnent que d'après les lumières delà raison bumeiney la divinilé excluait la mort, de même que la mort excluait la divinité : et c'est ce qui fait que leur dief répond à Jésus-Christ : Loin de vous^ Seigneur, une telle pensée; non, cela ne vous arrivera pas. Ces deux idées de divinité et de mort, qui n'avaient pu se concilier dans Tesprit des apôtres, Jésos- Cbrist veut les leur inculquer, pour ainsi dire, de vive force. Il leur découvre sa gfoire ; il fait venir en témoignage Moïse et Élie, et dans leurs personnes la Loi et les prophètes; il demande à son Père de tépéter la parole qu'il a dé|à fait entendre sur les bords du Jourdain ^ Voici mon Fils bien-aimé en qui mon ftme s'est complue ; écoules-le. A ce surcroît de preuves palpables, en quelque sorte, les apôtres tombent glacés d'effroi I et pensant peut-être qu'ils allaient mourir à Tinstant même^ parce qu'ils avaient vu Dieu. Hais Jésus^Christ a fait plus que de leur rendre sa divinité sensible, il leur a donné des preuves anticipées, mais irrécusables, de la mort qu'il devait souffrir. Tandisqu'il brillait d'un éclat tout divin. Moïse et Élie lui parlaient devant eux de ses ignominies, de ses souffrances et de sa mort à Jérusalem^ et. répétaient, pour ainsi dire, mot à mot, les paroles que, six jours aupa*^ ravant, ils avaient refusé de croire. Et coomie si deux témoignages si augustes ne suffisaient pas encore pour confirmer la révélation dui Sauveur, le Père céleste lui-même, en déclarant qu'il est son Fils bienaimé, ajoute ces mots. Écoutez-le, c'est-à-dire croyez ce qu'il vous dit, lors même qu'il vous parle de sa mort, car il est la vérité par excellence. Ces bois apôtres devaient donc, en se relevant à la voix de Jésus-Christ, se dire du fond de leur cœur : Il est Dteu, et cependant il doit mourir» (B.)

f 0-11. £/ tomme lu wix pariait encore, Jésus, s^approchant, tes toth cha et leur dit : Levez-vous et ne craignez point. Alors, levant les yeuig, et en même temps regardant autour d*eux, ils ne virent plus que Jésus

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seul auprès ^Teux. — Dîtes-moi. quel est ce mystère? D'où Tient que Moïse et Élîe se retirent à cette parole t Chrétiens, voici le secret développé parle grand ap6lre. a Autrefois, dit-il, Dieu ayant parlé en différentes manières par la bouche de ses prophètes, » écoutez et comprenez ce discours : Vous avez parlé, 6 prophètes, mais vous avez parlé autrefois : a maintenant, en ces derniers temps, il nous a parlé par son propre Fils : » c'est pourquoi, dans le même temps que Jésus- Christ paraît comme maître, Moïse ei Elle se retirent; la loi, toute nnpérieiise qu'elle est, tient à gloire de lui céder; les prophètes, tout chinroTants qu'ils sont, se vont néanmoins cacher dans la nue, comme s'ils disaient au divin Sauveur tacitement par celte action : Nous avons p;irlé autrefois au qchd et par Tordre de votre Père; maintenant que vous ouvrez votre bouche pour expliquer vous-même les secrets du ciel, notre commission est expirée, notre autorité se confond dans Fautorité supérieure; et n'étant que les serviteurs, nous cédons humble* ment la parole au Fils. Par conséquent, soyons attentifs, et écoutons ce Fils bien-aimé. Ne cherchons pas les raisons des vérités qu'il nous enseigne : tonte la raison, c'est qu'il a parlé. (Bûssubt.)

12. Ne parlez à personne de ce que vmu $>enê% de uoir^ jiuqu^à ce que le Fils de rhomme soit ressuscité d'entre les morts. — Dans le deseêûn de Dieu, la résurrection de Jésus-Christ ayant été ordonnée pour être le signe de sa filiation divine, c'était elle qui qui devait mettre le sceau à tous les autres miracles, et qui en devait consommer la preuve. De là dépendait la foi de tout le reste. Garce Sauveur des hommes ayaat dit. Je suis égal à mon Père, et Dieu comme lui, et, pour faire voir que je le suis, je ressusciterai trois jours après ma mort; s'il n'eût pas été tel qu'il prétendait, il était impossible qu'il ressusdtât, parce que Dieu alors, en concourant au miracle de sa résuiTection, eût autorisé l'imposture et le mensonge. Si donc après cette déclaration il est ressuscité , il fallait aussi, par une suite nécessaire, qu'il fût Dieu. Etant Dieu, tous ses autres miracles subsistaient, puisqu'il est naturel à un Dieu de faire des miracles. Et au contraire, s'il n'était pas ressuscité, la créance de sadiviuité se trouvait détruite par sa propre bouche; sa divinité détruite, ses miracles ne devaient plus avoir de force, ses paroles n'étaient que fausseté, sa vie qu'artifice et illusion, toute la foi chrétienne qu'un fantôme... Mais pourquoi choisissait-il celui-là préférablement à tous les autres? En pouvait-il choisir un plus éclatant et plus sensible? Le plus grand de tous les miracles, dit saint Augustin, est la résurrection d'un mort. Mais entre toutes les

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résurrections, la plus miraculeuse^ sans contredit^ est celle de se rendre la \ie à soi-même, et de se ressusciter par sa propre vertu.

(BOURDALOUE

ÉLÉVATION

QuMls étaient heureux, Seigneur, ces disciples privilégiés que vous conduisiez à Técart sur la montagne pour leur manifester une partie de votre gloire ! QuMl dut leur en coûter, après avoir vu un rayon des délices du ciel frapper leurs regards, et inonder leurs cœursde jouissances inénarrables, de redescendre dans la plaine où les attendait la lutte journalière contre les passions mauvaises, ou Taveuglement de ceux au milieu desquels ils vivaient. Gomme Tâme qui a commencé à sentir la douceur et le charme de votre service, comprend bien ces paroles de Tun d'eux : Il nous est bon d'être ici, dressons-y notre tente pour toujours! Comme elle voudrait, après avoir goûté le calme de la solitude que vous remplissez, ne plus se mêler à ce monde qui vous connaît si peu! Au milieu du tumulte et de Tagitation incessante de cette foule mobile, toujours emportée par ses intérêts ou ses plaisirs, il est si difficile d'entendre la voix céleste qui nous invite à vous écouter puisque là est la vérité, là est le salut. Nous vous demandons, Seigneur, que cette voix ne s'adresse jamais en vain à notre cœur ; que tout ce qui est passager et fini glisse sans y laisser de traces; que vous seul, que votre parole seule y laisse une empreinte qui ne s'efface plus. Si notre âme, près de succomber à la tristesse de l'exil, était saisie de frayeur et voulait se rattachera la terre, approchez-vous de nous, touchez-nous, et dites-nous toujours : Levez-vous, ne craignez point, je suis avec vous.

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