‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 66 sur 141 · Sur quoi quelques-uns lui dirent · texte numérisé non relu

Sur quoi quelques-uns lui dirent

Nous sommes les enfants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de per-

venant ainsi absolament et non comme régime d'un verl>e actif, est une loculion adverbiale, employée par Démostbènes, Platon, et les meilleurs auteurs grecs ; elle signifle, non pAsprineipium, ie commencement, le principe, mais inpritnis, àprincipio, avant tout, depuis le commencement, en commençant. La version syriaque porte, en termes équivalents : Etiam id, quod incapi loqui vobitcum; encore une lois, je ne suis que ce Je tous ai dit en commençant. Or, Jésus-Christ avait commencé par dire : Je suis la lumière du monde.

' y 6. Sous-entendu je me borne à vous dire.

en. Lix.

quàin : qoomof]6 ta dids , Liberi erilis?

Respondit eis Jcsm :

Amen, amen dico vobis, qoia oœnts qui facil peccatnm, aerrw est peocatî;

Semu aatem non maoet in domo in aelernom ; filios aatem manet in «lenoom.

Si crgb TOsfilins libéra- Terit, verè liberi eriLia.

Scto qaia filii Abrahœ e»tis; sed qusrilis me inlerficere, quia aermo meus non capit in Tobiai

Ego qaod Tîdi apad Pdlrem menm loqaor ; et vos qaae ▼idislis apad patrem Testnim ftcitis.

Respondernnt, etdiieranl ei ; Pater noster Abrabam est. Dicil eis Jesas : Si filii Abraha eslis , opéra Abrahae facite*

Nanc aatem qaspritis me interficere , faomi* nem qui reritatem vobis locotas snm , qaam an-

LÀ VIE DE N. S. JÉSUS CHRIST. i81

sonne*. Commenl donc dites- vous , Vous deviendrez libres?

44. Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous le dis ; Tout homme qui commet le péché est Tesclave du péché ^.

15. Or, Tesclave* ne demeure pas toujours dans la maison, mais le Fils y demeure toujours.

16. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez vraiment libres.

17. Je sais que vous descendez d'Abraham, mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne prend point en vous.

18. Ce que j'ai vu dans mon Père, je le dis ; et vous, ce que vous avez vu dans votre père, vous le faites.

1 9. Ils lui répondirent : Notre père, c'est Abraham. Jésus leur dit ; Si vous êtes les enfants d'Abraham, faites donc les œuvrer d'Abraham.

20. Or, en ce moment vous cherchez à me mettre à mort, moi^ qui vous ai annoncé

' f 13. Aveuglés par la passion, ils oublient la servitade d'Egypte, la captivité de Babylone, etc.

* t 14. Le Fils de Dieu» pour ne pas les aigrir, ne leur parle que de la servitude morale. Que la servitude des passions soit un véritable esclavage, les païens euxmêmes l'ont reconnu. Aussi lisons-nous dans Horace , au sujet des passions charnelles : Urget enim tnentetn dotninus non leniSy et acres sûbjectat îaseo stimulas, £t dans Cicéron : Si sertnius sit obedientia fracti animi atque abjecH et arbUrio ca^ rentis suo, quis neget omnes levef , omnes euptaos, fmnes denique improbos, esse servos ? An Ule mihi liber, cui mulier imperat f

* f i5. Sous-entendu, surtout mal disposé comme vous Tètes.

* f90. Littéralement, moi homme, c'est-à-dire, moi qui me suis revêtu de votre nature» moi qui me suis fait votre semblable par amour pour vous; moi devenu homme pour vous sauver, et qui n'ai d'autre crime que d'être juste et vrai.

divi h Deo : hoc Alxraham

non fecil.

Vos factlis opéra pal ris ▼e tri. Dixcrunt itaque ei : Nos ex fornicatione non fiumus nati : tmam patrem habemns Denm.

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