CHAPITRE LX
Jéftm conltnae d*enscigner dans le temple de Jëroulein. — 1-lft. Il ifisûle de noweaii sur la v^racilë de son témoignage et sur sa filiation Oivinet tandis que les Jai£i le traitent de Samaritain et vcalent la lapider* — 15-30. Étant sorti do temp!e, û guérit im avangU de naiasanco (fera la fin de septambre, troisième année de la vie pabliqne da Sauveur).
ÎBA9, VIII, 46-59, et IX, 1-11.
Qais ex vobis argnet me de peocato ? Si reritalem dico Tobis, qnarè noncreditismibi?
Qqî ex Dec est, verba Dei aadit. Proptereli vos non aaditis, qoia ex Dec non estis.
Responderant , ergb Jad«i, et dixerant ei :
Monnè benè dicimoa nost quia Samaritanos es la , et d<cmoniom babes?
RespoDdit Jcsos : Ego daemcmiom non habco ; sed bonorifico Palrem meum, et vos inbonorâslis me.
E^ aotem non qtucro gloriam meam t est qai quarrat et judicct.
\ . Qui de vous me convaincra de péché ^? Et si je suis véridique, pourquoi ne pas me croire ?
2. Celui qui est de Dieu entend les paroles de Dieu ; et si vous ne les entendez point, c'est que vous n'êtes point de Dieu.
3. Les Juifs lui répliquèrent alors : N'avons-nous pas raison de dire que vous êtes un Samaritain» et un possédé du démon <?
4. Jésus répondit : Je ne suis point possédé du démon*, mais j'honore mon Père, et vous m'avez outragé.
5. Pour moi , je ne cherche point ma gloire : il est un autre qui la cherchera et qui fera justice*.
^ f i* Sous-entendo, et par conséquent d'imposture. Nefallail-il pas que Jésus- Christ rût bien supérieur aux faiblesses de Thumanité pour porter impunément un pareil défi è des ennemis si clairvoyants, si nombreux et si acharnés?
* t 3. C'est-à-dire que, ne pouvant l'accuser en rien, ils se répandent contre lui en injures grossières, dernière ressource d'une haine Ignoble et furieuse.
* ^ 4. Jésus-Christ ne récuse pas la qualification de Samaritain , parce que ce nom lui convient parfaitement. Samaritania signifie adjutor, qui porte secours ; et un Samaritain à Jérusalem, c'est un homme portant secours hors de son pays, et au milieu de ses ennemis, ce qui caractérise admirablement le Sauveur.
* t 5. Jésus-Christ parle ici de son Père, qui doit un jour le glorifier aux yeux ae tout le genre humain.
Amii, oinci) ilico tobU : Si qnis sermonem incam servtTerit, mcrtem non videbil in «ternum.
Dizerant ergb Jadœi :
MoDC cognoTimo» quia demcnium kabcsh, Abra* ham mortnos ett et PropbeUe , et la dicis , Si qais serraonem mëum ferraverit , non gnstabit mortem in aetemom*
Cil. LX.
Namqttîd tu major ea paire noslro Abraham, <jai mortnuB eat ? et Prophelae morlai sant.
Quem tcipsam facit?
- Respondit Jesoa t Si ego glorifico œeipsom, gloria niea nihil est; «ot Pater meus qui glorificat m« « qnam vos dicitis quia Dlos veater est.
Et non cognOTÎslia eora; ego aotem novi enm et ai diiero qoi) non scio eura, ero similis vobia, mendax. Sed acio ebm , et sermonem ejoa acrvo.
Abraham peter rester exsullavitulTideret diem meom ; vidit, et gariana est
6. En vérité, en vérité, je vous le dis : Si quelqu'un garde ma parole , il ne sera point soumis à la mort pour toujours.
7. Les Juifs lui dirent : Maintenant nous voyons clairement que vous êtes possédé du démon*. Abraham est mort et les Prophètes aussi, et vous dites : Si quelqu'un garde ma parole, il ne sera jamais soumis à la mort.
8. Êtes- vous plus grand que notre père Abraham, qui est mort, et que les Prophètes, qui aussi sont morts? Qui prétendez-vous être?
9. Jésus répondit : Si je me glorifie moimême, ma gloire n'est rien^ ; mais il en est un autre qui me glorifie, c'est mon Père, ,que vous dites être votre Dieu,
10. Et que vous ne connaissez point; mais moi, je le connais. Et si je disais que je ne le connais point, je serais semblable à vous, je serais menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole.
\ i . Abraham, votre père, a désiré avec transport de voir mon jour ; il l'a entrevu, et son cœur s'est dilaté de joie*.
* f 7. D'après cet aveo des Juifs, il n'était pas certain pour eux auparavant que Jésus-Chrisi f&t possédé dn démon; cependant, avant de voir clairement, ils n'ont pas laissé de l'acctiser, à la manière des calomniateurs.
* t 9. Sous-entenda, selon vous^ et d'après ce que vous venez de me dire qu'en ce qui me concerne mon témoignage n'est pas suffisant.
' t ^^* Abraham a entrevu de loin le joar ou le temps du Messie lorsqu'il lui fu# annoncé qu'en lui-même seraient bénies toutes les nations de la terre. On peut croire aussi que le père des croyants, dans les lymbes, fut sTerti de la naissance du divin libérateur, soit par un ange, soit par saint Jean -Baptiste, ange terrestre et précur-
Dixcninl erg6 Ja<l«i ad eum : Quijoqaagînta an nos uoiidùm habcs, et Abraham TidJcli?
Diiîl eift Jeans : Anarn, amen dico vobis, antequàm Abrakam fierel, ego sum.
Tulerant ergb lapides, vt jacerent in eiim ; Jeswi anlpm abscondit se , et exirit de leinplo.
Et praelrriens Jcsoa TÎdit homioem CKCom k nativitate.
Et interrogarenint enm diacipali Kjns i Rabbi, qois peccaTÎl, hic, ant parentes ejos, at< cns nasceretnr?
Re5pondit Jesas : Neqne hic peccavil , neqne parentps ejns , sed ot manifeslenlor opéra Dei in illo.
Me oportet opcrari opéra ejos qai misii me, donec dirs est : Tenit nox , qoand6 nemo potest operari.
Qaandiù snm in miindo, loz mm mundi*
12. Les Juifs lui dirent : Vous n'avez point encore cinquante ans, et vous avez vu Abraham * ?
\3. Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le déclare, je suis de longtemps avant qu'Abraham fût conçu.
1 4. Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter ^, mais Jésus se déroba à leurs yeux, et sortit du lieu saint.
1 5. Sur son passage il aperçut un aveugle de naissance;