CHAPITRE LXIV
S-.'). Jimtt allant af«« Mf disciplea de la montagne des OlÎTien an Joordain » prend son repas à Oéthanie cbes Ifarlbe et Marie. ~~ 6 10. ArrWé an Joardain , il opère des miracles et inslruit la mullitadf , comme il Tavail fait dans la Galilée (an commencement de novembre. Iroicième année de Il vie pnblique do Saoreor).
Math., XIX, i; Marc, X, i ; Luc, X, 5MS ; XI, 1-13.
MFadam eit anUmi diim irent, et îpse intravit in qaoddam ca»tellam : et malîer qiucdam Marthe nomine, exoepit Ulom in domom mam :
Et baie erat soror no* mine Maria, qa«e eliain scdena secia pedes Doinini , andiebat verbom i.lioi.
Hartba aniem eala* gebat circà freqocns mi* nitleriam ; qaastelit,et ait ; Domine, non e«t tibi coriB, qnbd soror mea reliqoit me solam ministrare? die ergb iHi»
Qt me adJQTet.
Et rt^pondens dizit illi Dominos : Martba , Martba , sollicita es , et inrbarii eif h plurima*
1. Un jour, étant en chemin avec ses disciples*, Jésus entra dans un village, et une femme nommée Marthe* le reçut en sa maison.
2. Elle avait une sœur nommée Marie, qui, s'étant même assise aux pieds du Seigneur*, écoutait sa parole.
3. Cependant , Marthe était fort empressée pour servir beaucoup de choses* ; et s'arrêtant, elle dit: Seigneur, vous ne vous occupez point de ce que ma sœur m'a laissée seule à servir^? Dites-lui donc de m'aider.
i. Le Seigneur lui répondit ; Martne, Marthe, vous vous inquiétez et vous vous troublez pour beaucoup de choses*
* t 1. Non-sealement ses doaze apôtres, mais aussi beaucoup des septante disciples revenus de leur mission.
* ^fi. L'Évangile nous dit ailleurs que Marthe habitait Bôthanie, près de Jérusalem ; on croit qu'elle était veuve^ et que Marie, sa sœur, et Lazare , son frère, demeuraient avec elle.
* f 2. Comme saint Paul nous dit qu'il fut instruit dans la science des Écritures, aux pieds de Gamaliel. — C'était l'usage que les disciples écoutassent ainsi leurs maîtres.
^ f Z. Tant à Jésus-Christ qu'à ses disciples, lesquels devaient être fort nombreux cl remplir le lieu où Jésus enseignait. ^ t 3. Elle m'a quittée avant que tout fût fini.
Porrb nniini eslnece»- K.iriuni. Maria optimam parlera elepit, que non c'ufcrelur ab cA.
k Et Tenit in fines JoJa:* ollrit Jordtnem.
* Et secute tant eum tarbc mullie, ^ conTeniunt iterùm ad enm ; ' et cnravit co« ibi ; b et ticat consueveral , iterùm âocebatilios.
*£lfactum est, cùm essct in quodam loco orons , ut cc»avit, dixit unus ex discipulis cjas ad eum : Domine, doco aos orare , sicut docuit et Joannes discipulos »oos.
Et aitillis : C&m oratls, dicile : Pater, sanctificetur nomon tuum. Ad- Ttoial regonai tqtun.
LA VIE DE N. S. JËSUS^JSRIST. gh lxix.
5. Une seule est nécessaire^. Et Marie a choisi la meilleure part', qui ne lui sera point ôtée.
6. Et Jésus s'en alla sur les confins de la Judée, au-delà du Jourdain'.
7. Et de grandes troupes de peuple le suivirent, et se rassemblèrent de nouveau près de lui. Et il les guérit en ce lieu ^ ; et de nouveau il les instruisait , comme il avait coutume de le faire.
8. Un jour, Jésus priait en un lieu ; et lorsqu'il eut cessé de prier, un de ses disciples lui dit : Seigneur, appi enez-nousà prier, comme Jean Ta appris à ses disciples*.
9. 11 leur dit : Lorsque vous priez, dites : Père®, que votre nom soit sanctifié; que votre règne arrive.
* f 5. LUtérnIemcnt : 11 n'en faut pas tant : uirseul met suffît. Dans un sens plus relevé : La seule chose qui soit nécessaire à l'iiomme, c'est io salut éternel
* f ^. Lq Fils de Dieu ne blâme pas Marthe de se livrer aux soins temporels, il fait entendre, au contraire, qu'elle agit bien ; mais il déolare qu'il est beaucoup plus excellent de s'occuper des choses du salut. Lo grec porte : t^v «ya9j)v fufiiitu, bonam pariemy la bonne part ou le bon parti.
* t 6. A ^éthabara, que beaucoup d'écrivains nomment aussi Bélhanie, sans pourtant la confondre avec le village du même nom, qui était près de Jérusalem.
*^7. Que de miracles encore dont l'Évangile ne donne pas les détails!
*f^. Chaque docteur juif donnait ordinairement à ses disciples un iephiîim, prière écrite, qu'il composait d'après ses principes particuliers, et que, par conséquent, il considérait comme la meilleure. Jean-Baptiste avait aussi donné une prière de ce genre: c'est là, sans doute , ce que l'on veut obtenir du Sauveur en ce moment. Celui qui fit cette demande à Jésus-Christ n'avait sans doute point entendu le discours sur la montagne. Le Fils de Dieu saisit cette occasion pour répéter à ce disciple^ et à ceux qui sont avec lui, les principales demandes de Poraison qu'il avait enseignée, et plusieurs des choses qu'il avait dites touchant la prière.
* ^ 9. En invoquant le Père, nous ne séparons point le Fils, puisque le Père et le Fils sont une même chose; nous ne séparons pas non plus l'Esprit-Saint, qui est un même Dieu avec le Père et le Fils : ce sont donc les trois personnes divines que nous invoquons lorsque nous pronongons cette prière. C'est de plus un hommage que nous rendons à l'Église, puisque, en ce qui nous concerne, il ne peut pas y avoir un père et des enfants sans qu'<>n môme temps il y ait une mère (8airt Gtpriri.)