‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 85 sur 141 · Ou un scorpion, s'il lui demande un œuf · texte numérisé non relu

Ou un scorpion, s'il lui demande un œuf

20. Si donc vous, mauvais comme vous rétes, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien plus votre Père céleste accordera-t-il l'esprit du bien* à ceux qui le lui demandent?

* f ^. l\ Y B dans le latin ipiriium bonum, un esprit bon ; et dans le grec, irvtS/ui« êéycoy (sans TarticleTo) tpirUum ianetum , un esprit de sainteté

Onanb enim qai pelit« •ccipit; et qoi quaerît, inTenU ; «t palMnli ap«rittor.

Qdî» aalem ex vobit palrem petit panem i BomqoKl Upidem dabtt flli? Aut piicem, nomavid pro puce ien>eaiem dabitilli?

lot fi petîerît omm, nvmcjiiid porriget illi Morpionem ?

Si ergo TfM , com sitis mali, noftia bona data dare filiis ▼estria ; qoanto magb Paier vealer de cœlo dabît spiritom bonnm pelenlUNU se ?

i-^. Vous vous inquiétez et vous vous troublez pour beaucoup de choses; une seule est nécessaire. — Nous croyons avoir mille affaires^ et nous n'en avons qu'une. Si celle-là se fait^ toutes les autres se trouveront faites. Si elle manque, toutes les autres, quelque succès qu'elles semblent avoir, tomberont en ruine. Pourquoi donc partager tant son cœur et ses soins? 0 unique affaire que j^aie sur la terre, vous aurez désormais mon unique attention ! Au rayon de la lumière de Dieu , je ferai à chaque moment, sans inquiétude, selon les forces de moncorps^ ce que la Providence me mettra en chemin de faire. J'abandonnerai le reste sans douleur^ parce que le reste n'est pas mon œuvre. (Fénelon.)

5. Marie a choisi la meilleure part. — De ces deux femmes dont parle ici l'Évangile, et qui reçurent dans leur maison notre Seigneur Jésus-Christ avec ses disciples, l'une, par un motif des plus louables sans doute, s'occupait avec une ardeur incessante des soins matériels, s'inquiétant des moindres choses, au point d'en être toute troublée; l'autre, après avoir aussi travaillé avec zèle à la réception de l'hôte divin qui daignait les honorer de sa présence, s'arrêta un moment et alla même jusqu'à s'asseoir, quœ etiam sedens, pour recueillir quel«

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ques-unes des paroles de grâce que le Sauveur adressait à ses disciples^ et lui témoigner» ne fût-ce que par son attention, le bonheur qu'elle éprouvait et la reconnaissance dont elle était pénétrée. Appelé à se prononcer sur cette diflérence de conduite, Jésus-Christ s'exprime ainsi : Marthe, Marthe , vous>ous inquiétez et vous vous troublez pour beaucoup de choses plus ou moins utiles; il est une chose plus importante que tout cela, et cette chose nécessaire, vous la négligez. Marie a pris le bon parti, celui de quitter un moment son travail pour entendre la parole de Dieu. Ce n'est pas seulement à la sœur de Lazare, c^est à nous tous que s'adresse ici le Seigneur Jésus. Il ne blâme point le courage et l'ardeur pour le travail; mais il veut que ce courage et cette ardeur pour les intérêts d'une vie passagère, ne nuisent point aux soins 4^e nous devous prendre de nos intérêts éternels; il veut que ses disciples» tout en travaillant avec zèle, sachent trouver chaque jour certains intervalles, chaque semaine un jour, et chaque année certains jours de solennité pour venir s'asseoir à ses pieds, lui payer un tribu de reconnaissance, et ouvrir leurs cœurs à ses divines instructions. Ceux qui agissent ainsi reçoivent de lui par avance l'heureux témoignage qu'ils ont pris le bon parti, et que personne ne saurait leur ravir la joie éternelle qui doit en être la récompense. (B.)

8. Seigneur, apprenex-nous à prier. — Vous demandez la manière dont il faut prier et s'occuper de Dieu pour s'unir à lui et se soutenir contre les tentations de la vie? Je crois que vous ne sauriez être avec Dieu dans une trop grande confiance. Dites-lui donc ce que vous avez sur le cœur, comme on se décharge le cœur avec^un bon ami sur tout ce qui afflige ou qui fait plaisir. Racontez-lui vos peines, afin qu'il vous console; dites-lui vos joies, afin qu'il les modère; exposez-lui vos désirs, afin qu'il les purifie; représentez-lui vos répugnances, afin qu'il vous aide à les vaincre; parlez-lui de vos tentations, afin qu'il TOUS précautionne contre elles; montrez-lui les plaies de votre cœur, afin qu'il les guérisse; découvrez-lui votre tiédeur pour le bien, votre goût dépravé pour le mal, votre fragilité, votre penchant pour le monde corrompu ; dites-lui combien Tamour-propre vous porte à être injustes contre le prochain, combien la vanité vous tente d'être faux pour éblouir les hommes dans le commerce de la vie , combien voire orgueil se déguise aux autres et à vous-mêmes. Quand vous lui direz ainsi toutes vos faiblesses, tous vos besoins , toutes vos peines, que n'aurez-vous point à lui dire? Vous n'épuiserez jamais cette matière • elle se renouvelle sans cesse. (Fénelon.)

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8-9. Un de ses disciples lui dit .Seigneur y apprenest-nous à prier, comme Jean - Baptiste Ta appris à ses disciples. Il leur dit : Lorsque vous priez, dites : Père y etc. — - Jean avait appris à ses disciples & prier; mais Jean ne faisait que préparer tes Yoies du Seigneur. Lorsque le Seigneur eut grandi, Tœuvre de son ministre et de son devancier devait passer en lui avecTEsprit qui ranimait. Voilà pourquoi la formule de prière que Jean apprenait à ses disciples n^est point parvenue jusqu'à nous : tout ce qui était terrestre devait disparaître devant ce qui venait du ciel. Aussi la prière dominicale est-elle divine. Avec quel art la divine sagesse a disposé toutes les parties de cette oraison ! Après les choses d'en haut , c^est-à-dire, après te nom, la volonté et le règne de Dieu, viennent les nécessités de la terre, auxquelles cette divine sagesse a bien voulu assigner une place. Après avoir invoqué % libéralité de Dieu par ces paroles : Donnez-nous notre pain, il convenait de nous adresser à sa clémence. A quoi nous serviront tes aliments, sHls ne font que nous engraisser comme des victimes destinées aux sacriflces? Le Seigneur savait bien que lui seul est sans péché ; c'est pourquoi il nous enseigne à lui demander grâce. Par là il nous fait comprendre que la pénitence lui est agréable, et que Taveu de nos fautes est un puissant moyeu d'obtenir notre pardon. Dans cette courte prière, combien d'instructions de Notre-Seigneur 1 combien de préceptes 1 combien d'obligations exprimées! Hommage rendu à Dieu par ce titre de Père; témoignage de foi en glorifiant son nom; acte de soumission en souhaitant Taccomplissement de sa volonté; marque d'espérance en hâtant de nos vœux Tavénement de son règne ; aveu de nos péchés en demandant pardon ;' précaution contre tes tentations, en réclamant la protection divine. (TEtruixiEif.)

9. PirCy que votre nom soit sanctifié, — Quel nom, si ce n'est le nom de Père que nous venons de lui donner? Sanctiûons ce nom, ne portons pas indignement le nom de fils , ne dégénérons pas d'un tel Père et d'une telle naissance. Quel nom encore I le nom de Bon^ en mettant en lui toute notre confiance; le nom de Juste , en observant ses justices, c'est-à-dire ses commandements; te nom de Puissant^ en ne craignant rien sous ses ailes; te nom de Saint, en te glorifiant comme te Saint d'Israël, en lui disant continueltement : a Saint, Saint, Saint: te ctel et la terre sont remplis de votre gloire. » En nous sanctifiant nous-mêmes pour l'amour de lui et pour l'imiter, conformément à cette parole : <( Soyez saints comme je suis saint. » Eu fin le nom de Dieu, de Créateur et de Seigneur, en lui obéissant oar un chaste et

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invariable amour ^ en traitant avec révérence les choses saintes, en honorant par noire vie le nom de chrétien, en vivant de manière^ sous ses yeux , au-dedans et au-debors, quMl soit glorifié en nous, a Si on parle, que ce soit des discours de Dieu; si on exerce quelque ministère dans rÉglis6> qu'on le fasse comme par la vertu que Dieu donne: afin qu'il soit glorifié en toutes choses par Jésus-Christ notre Seigneur^lui à qui appartient la gloire et Tem pire aux siècles des siècles.»

(BOSSUET

9. Que votre règne arrive, — Le Juif, enorgueilli de ses privilèges, se vantait d'ëlre le seul qui fût agréable au Seigneur. Prétention ipjurieuse à la bonté divine, qu'elle concentre sur une faible portion du genre humain, tandis qu'elle s'étend à tous. Quoi donc? Dieu n'enest-il pas égalernent le père? Ne sont-ils pas tous également ses enfants, avec les mêmes droits à sa tendresse? N'est-il ^ demandait Tapôlre, que le Dieu des Juifs, non pas le Dieu des Gentils? C'étaient les fausses divinités du paganismequi se faisaient des peuples privilégiés; mais nôtre Dieu est le Dieu de tous les peuples du monde : car il^ est l'unique Dieu. Circoncis ou incirconcis, Juifs ou Gentils y tous il les appelle au même bienfait du salu t par la foi en Jésus-Christ. (S. Jean-Cbrysostôbie.)

9. Que votre règne arrive. — Que votre règne arrive, ce règne dont il est écrit : a Tout genou fléchira devantmoi et toute langue confessera le nom de Dieu> lorsque la plénitude des nations sera entrée el que tout Israël sera sauvé. » 0 Seigneur l Que ce règne arrive, et que vous soyez glorifié par toute la terre. Que voire règne arrive, ce règne que nous attendons, lorsque vous viendrez juger les vivants et les morts, et que vous manifesterez votre puissance. Jour terrible et plein de menaces, mais néanmoins désirable à vos saints, à qui le Sauveur a dit : <i Quand ces choses commenceront à se faire, regardez, regardez et levez la tête, parce que votre rédemption approche. » Quelle conscience faut-il avoir, combien pure, combien innocente, pour désirer ce jour l Arrive ce règne parfait pour chacun de nous, lorsque notre âme réunie à son principe, attend en son temps le corps qui lui avait été donné, afin que l'homme entier soit soumis au règne de Dieu et s'en ressente. Alors le Seigneur régnera; il n'y aura plus de mauvais désirs à combattre. Non-seulement le péché ne régnera plus, mais il ne sera plus. Conunençons à le détruire; qu'il ne règne plus du moins dans nos corps mortels. Alors, nous désirerons le règne parfait de Dieu en nous. Le dernier fruit d'une bonne conscience et de l'union de l'âme avec Dieu est de ne pouvoir plus souffrir ce corps qui nous en

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sépare et de désirer le sommeil des justes. Un secret dégoût de la TÎe ; la séquestration de Tâme par la contemplation et le désir des choses célestes ; Tactuelle séparation devient alors notre plus cher objet. 0 Dieu ! que ce règne arrive ! Quand serai- je dans votre royaume? Mon âme dcsire, mon ftme languit, mon âme tombe dans la défaillance en soupirant après vos éternels tabernacles, après cette cité permanente. Tout passe, tout s^en va. Quand verrai-je celui qui ne passe pas? quand serai-je flxé en lui, en sorte que je ne puisse plus le perdre Y Oh! que je puisse bientôt arriver à ce royaume céleste ! En attendant, régnez en moi, régnez sur tous mes désirs, régnez-y seul. (Bossubt.)

10. Donnez-nous notre pain. — Donnez-nous de quoi sustenter cette vie, dont vous nous avez chargés, pour accomplir le temps de notre servitude et de notre pénitence : afin que ce temps étant accompli, nous venions à la liberté parfaite. Donnez-nous donc ce pain que nous devons manger dans notre sueur : c'est notre servitude, c^est notre supplice. Chacun doit travailler à sa manière pour gagner son pain : «Que celui qui ne travaille pas ne mange pas, n disait saint Paul. Travaillons donc pour avoir ce pain;^ Dieu ne nous le donne pas moins, parce que lui seul bénit notre travail. Donnez-ie-nous donc, donnezle-nous à chaque jour. Sentons à ce mot notre perpétuelle et irrémédiable indigence. Donnez-le-nous : nous ne le voulons que de vous et par les voies que vous prescrivez. Donnez-nous le pain : sous ce nom nous entendons toutes les choses que vous nous avez rendu nécessaires. Donnez-nous les nécessités ; ne nous donnez pas les délices; nous demandons ce à quoi vous nous avez assujettis, parce que c^est vous qui nous aviez imposé cette servitude. Donnez-le-nous aujourd'hui ce pain nécessaire chaque jour; il ne sera pas moins nécessaire demain qu'aigourd'hui; mais je dois être content, pourvu que je l'aie aiyourd'hui. Si vous me donnez davantage, à la bonne heure; mais je suis content d'aujourd'hui. A chaque jour suffit son mal ; ne vous laissez pas troubler ni inquiéter pour le lendemain. Donnez-nous le pain de vie; donnez-nous l'Eucharistie. Donnez à notre âme sa nourriture; nourrissez-la de la vérité et de votre volonté sainte. Car notre nourriture, comme celle de notre Sauveur, est de Taccomplir. Nourrisseznous donc de ce pain qui n'est pas moins nécessaire que l'autre Test au corps, que nous n'avons pas moins besoin de recevoir journellemenlde votre main. Donnez-le-nous acg'ourd'hui , donnez-le-nous dans ce jour qui ne finit point. Que je commence aujourd'hui ce jour bienheureux I Que je commence à vivre pour l'éternité ! (Bossubt.)

en. LUT. LA VIE DE N. S. JÉSUS^IIRIST. tSI

11. £t ne nous induisez pas en tentation. — On nous a donné le remède aux péchés passés, en voici un pour l'avenir. 0 Seigneur! ne nous livrez pas entre les mains du tentateur; 6 Seigneur! vous pourriez avec justice lui permettre tout sur nous, par une juste punition de nos péchés; ne le faites pas; nous vous en prions, à cause de votre bonté, n ne suffit pas de dire : Que nous ne succombions pas à la tentation. Prions que nous n^y soyons jamais induits; car notre faiblesse est si grande, que si nous étions tentés, nous succomberions , ou du moins, si nous n'étions pas tout à fait vaincus, nous recevrions quelque blessure. C'est pourquoi le même Sauveur qui a dit, c( Veillez et priez, de peur que vous n'entriez en tentation, b nous fait demander ici, non pas seulement que nous n'y succombions point, mais que nous n'y soyons point induits; que nous n'y entrions point. Que nous sommes aveugles! hélas! si pendant que nous demandons à Dieu qu'il ne nous induise pas en tentation, nous nous y je tons nous-mêmes; si nous nous jetons dans ces occasions où notre chute a toujours été trop certaine. Fuyons, fuyons , et nous pourrons sincèrement faire cette demande. (Bossuet.)

16. Demandez f et il vous sera donné ; cherchez ^ et vous trouverez ; frappez à la porte ^ et l'on vous ouvrira. — Si nous n'avions qu'à demander les richesses pour les obtenir, quel empressement, quelle assiduité, quelle persévérance! Si nous n'avions qu'à chercher pour trouver un trésor , quelle terre ne remuerait-on point! S'il n'y avait qu'à heurter pour entrer dans le conseil des rois et dans les plus hautes charges, quels coups redoublés n'entendrai i-on pas! Car, que ne faiton point pour trouver un faux bonheur ! Quels rebuts, quelles traverses n'endure- t-on pas pour un fantôme de gloire mondaine! Quelles peines pour de misérables plaisirs' dont il ne reste que les remords! Le trésor des grâces est le seul vrai bien , mais en même temps le seul qu'on ne daigne pas demander , le seul qu'on se rebute d'attendre. Cependant, que faut-il pour l'obtenir? Demandez, cherchez, frappez; mais demandez avec foi, cherchez avec empressement, et frappez avec persévérance. (Fénelon.)

19. Combien plus votre Père céleste accordera-t-il V esprit du bien à ceux qui le lui demandent/ — Hais est-il défendu de demander à Dieu des biens temporels, puisqu'il n'en a pas moins la souveraine dispensation? Il est vrai que c'est de sa main qu'ils émanent; mais ce B'estpas à titre de biens qu'il les donne à ceux qui les demandent : c'est pour exciter leur confiance, et les engager à solliciter les vrais l)ioi)s.

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Dieu les accorde à notre faiblesse, comme une mère qui d'abord présente à son enfant sa mamelle^ pour lui donner ensuite des aliments plus substantiels^ à mesure que son ftge et ses forces le comporteront. Ce ne sont là que les premiers essais d'une bienfaisance qui nous promet les biens plus réels que nons lui devons demander. Et n'y a-t-il pas une sorte de démence à ne prier que pour demander à PÉternel des choses périssables; au mattre du ciel, les richesses de la terre; au Très-Haut, des objets futiles et abjects; an Dieu qui nous ouvre son royaume immortel, de misérables biens qu'il faudra toujours perdre, et dont la jouissance fugitive nous expose à tant de dangers!

(Saiht GaÉfioiitB ra Ntsse.)

Dne seule chose est nécessaire» c'est vous» Seigneur, qui nous l'apprenez. Malheur donc à l'homme insensé qui ne se met point en peine de l'unique affaire qui doit attacher son cœur et occuper tous les instants de sa vie I En vain réussirait-il dans toutes les autres, s'il néglige la seule véritable, la seule importante; à quoi lui serviront tous ces vains succès, fruits de la terre, périssables et passagers comme elleT 0 heureuse Marie 1 d'avoir compris de bonne heure que, s'il faut don* ner quelque attention aux soins de l'existence, il est bien plus nécessaire de venir auprès du Seigneur pour écouter sa parole et apprendre de lui à opérer l'œuvre si importante de notre salut. Seigneur» nons voici attentifs à vos divines leçons» disposés à nous dégager de nousmêmes et des sollicitudes terrestres, vous demandant humblement que votre règne arrive dans nos cœurs, c'est-à-dire que nous foulions aux pieds le monde et ses vanités qui passent» pour nous unir à vous par des liens étroits et indissolubles. Voyageurs sur cette terre qui n'est point notre patrie, nous nous adressons à vous pour obtenir le pain qui doit nous soutenir pendant les jours du pèlerinage. Nous ne cesserons point de frapper à votre porte; vous nous écouterez» Seigneur, car ce ne sont point des richesses périssables que nous vous deman^ dons, c'est votre secours et votre grâce pour parvenir ace royaume de Dieu et de sa justice, que doivent accompagner tous les autres biens.

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