‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 25 sur 106 · IO · texte numérisé non relu

IO

Pendant que Jésus, resté seul, se reposait assis sur la margelle du puits de Jacob, une femme vint de Sichem pour puiser de l’eau. Cette femme était de mauvaises mœurs et de mauvais renom : c’est l’Eglise non encore purifiée, mais qui va l’être. La femme vient du milieu des étrangers : l'Église viendra du milieu des nations. Il est dit que Jésus s’était arrêté à la sixième heure, à midi : le soleil matériel parvenu à son plus haut point allait décroître*, le soleil prophétisé par Zacharie, le véritable Orient, se lève pour éclairer ceux qui sont assis parmi l’ombre de la mort, et il vient diriger leurs pieds dans la voie de la paix. La sixième heure sera encore l’heure du sacrifice, lorsque , sanglant et brisé, le Sauveur se reposera de ses fatigues en se couchant sur la croix , et alors de ses plaies vives jailliront les sources du salut.

Jésus dit à la Samaritaine : « Donne -moi à boire. » Sur le Calvaire, il dira : « J’ai soif. » C’est la même soif qu’il exprime ici; mais l’étrangère ne le pouvait savoir. Elle répondit avec un accent de raillerie, ordinaire à ses pareilles : — « Comment! vous, Juif, vous me demandez à boire, à moi Samaritaine? » Car les Juifs refusaient même de se servir des vases des Samaritains.

Jésus reprit doucement : « Si tu savais quel est « le don de Dieu, et qui est Celui qui te dit : Donne- » moi à boire, toi-même peut-être lui en aurais « demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »

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