CHAPITRE IX
CONJURATION DES JUIFS, — MIRACLES LE JOUR DU SABBAT, — INSTITUTION DES APOTRES.
près le banquet de Simon, les Pharisiens s’appliquèrent à surveiller encore
— « 4 Vj
P^us étroitement Jésus. Partout on les voit autour de lui, contrôlant ses actions, incriminant ses paroles, faisant effort pour échapper à la vérité.
Un jour que Jésus passait par les blés, ses
Disciples, pressés de la faim, arrachèrent quelques épis et en mangèrent. C’était pendant le Sabbat ; les Pharisiens étaient présents. Ils reprirent aigrement les Disciples, et dirent au Maître : — Voilà que les vôtres font ce qui n’est pas permis le jour du Sabbat! Jésus leur répondit que les prêtres qui servent au Temple violent le Sabbat sans être coupables. Il leur rappela David qui , un jour de Sabbat , avait mangé les pains de proposition placés devant l’autel. Accusé lui-même, il s’est disculpé en alléguant le travail continuel de son Père*, lorsqu’il s’agit d’excuser ses Disciples, il se contente de produire l’exemple de David, serviteur comme eux. Il répéta aux Pharisiens que Dieu préfère la miséricorde au sacrifice*, et enfin, pour leur donner l'intelligence de la Loi et leur affirmer de nouveau sa propre puissance, il ajouta : « Le Sab- « bat a été fait pour l’homme, et non l’homme u pour le Sabbat *, c’est pourquoi le Fils de « l’homme est maître même du Sabbat. » Saint Jean Chrysostôme remarque que dans cette question du Sabbat, qui se présente souvent, Jésus ne se justifie pas seulement sous le rapport de sa divinité , mais aussi sous le rapport unique de son humanité. Tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, il prend soin d’établir les deux choses, voulant faire admettre et le mystère de ses humiliations et sa dignité divine.