‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 37 sur 106 · MIRACLES LE JOUR DU SABBAT · texte numérisé non relu

MIRACLES LE JOUR DU SABBAT

Les Pharisiens ne pouvaient rien opposer à cette haute sagesse et n’en étaient que plus furieux.

Peu de temps après, encore un jour de Sabbat, Jésus entra dans la synagogue pour enseigner, suivant sa coutume. Ils lui demandèrent s’il croyait permis de faire des guérisons le jour du Sabbat. Car ils avaient comme résolu entre eux de lui imputer à péché ces actes de miséricorde. Ils attendaient sa réponse pour crier au scandale ou le mettre en contradiction avec luimême , selon ce qu’il dirait. Jésus connaissait leur pensée. Il fit d’abord lever au milieu de l’assemblée un homme qui se trouvait là, et dont la main droite était desséchée. S’adressant ensuite aux Pharisiens, il leur demanda s’il est permis, les jours de Sabbat, de faire du bien ou du mal , de sauver la vie , ou de l’ôter (en ne la sauvant pas lorsqu’on le pourrait) ? Ils se turent. Jésus poursuivit : « Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui, n’ayant qu’une brebis, si elle tombe dans une fosse le jour du Sabbat, ne l’en retire ? Et de combien l’homme est-il au-dessus de la brebis! Il est donc permis de faire du bien le jour du Sabbat. » Mais ils continuèrent de garder le silence, frémissant de dépit. Jésus, affligé de l’endurcissement de leurs cœurs, les regarda avec indignation, puis il dit à l’homme qui avait la main droite desséchée : « Etends ta

main. » Aussitôt cette main malade redevint saine comme l’autre.

C’est l’homme du siècle. Sa main gauche , la main des oeuvres charnelles et du propre intérêt est vivante, active et habile. Sa main droite, la main des œuvres saintes, demeurée oisive, est devenue aride *, elle s'est desséchée. Si tu veux que ta main soit guérie, étends-la, mets-la aux œuvres de justice, ouvre-la sur les pauvres; que la charité distribue ce que l’avarice et la fraude ont su amasser!

Les Pharisiens sortirent et délibérèrent avec les Hérodiens sur les moyens de perdre Jésus.

Ces Hérodiens étaient des Saducéens, incrédules en religion , absolutistes en politique , partisans d’Hérode et des Romains, que les Pharisiens détestaient. Les rigoristes et les corrompus, jusqu’alors ennemis, commencèrent à s’accorder contre le Juste. C’est l’histoire future de la religion ; toujours et partout les sectaires et les impies ont fini par s’entendre pour opprimer l’Église. Mais il fallait trouver le moyen. Hérode n’avait pas encore osé tuer Jean-Baptiste, à cause du peuple; les Pharisiens voulaient un prétexte pieux pour tuer Jésus. Il venait de prouver qu’il croyait permis de faire des miracles un jour de Sabbat, mais il n’y avait employé que sa parole. Etait-il défendu de parler le jour du Sabbat, ou fallait-il excepter du nombre des paroles

SJT--** . . .. *

Page 1