‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 68 sur 106 · MISSION DES DISCIPLES · texte numérisé non relu

MISSION DES DISCIPLES

c ché de vous. Si quelque ville ne vous reçoit « point, dites aux habitants : La poussière « même qui nous est demeurée de votre ville,

« nous la secouons contre vous. Et moi je « vous déclare qu’au dernier jour, Sodome sera « traitée moins rigoureusement que cette ville... a Celui qui vous écoute, m’écoute -, celui qui « vous méprise, me méprise-, et celui qui me « méprise, méprise Celui qui m’a envoyé. »

Les Soixante-Douze allèrent et revinrent joyeux.

— « Seigneur, dirent-ils, les démons mêmes nous sont assujettis par la vertu de votre nom. » Jésus leur répondit avec une sévérité douce, de manière à entretenir en eux l’humilité :

« Voici que je vous ai donné le pouvoir de mar- « cher sur les serpents et les scorpions, et sur « toutes les forces de l’ennemi sans en recevoir « aucun mal. Cependant ne vous réjouissez pas * « de ce que les démons vous sont soumis, mais « réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits « au ciel. » Et en même temps, à la pensée du bonheur de ceux qu’il aimait , il tressaillit de joie dans le Saint-Esprit et dit : « Mon Père,

« Seigneur du ciel et de la terre, je vous rends « grâce, parce que, tenant ces choses cachées pour « les savants et pour les sages, il vous a plu de « les révéler aux petits. » Et afin de marquer qu’il dispose de tout comme le Père, il ajouta :

« Tout m’a été remis entre les mains par mon

« Père; et nul ne sait qui est le Fils que le « Père, et qui est le Père que le Fils, et celui à « qui le Fils voudra bien le révéler. »

Il dit encore aux Disciples : « Heureux les « yeux qui voient ce que vous voyez ! Car beau- <c coup de rois et de prophètes ont désiré voir « ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu ; et ente tendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas « entendu ! »

Et enfin, s’adressant à la foule, à ceux qui ont été dans la suite des âges, à nous qui sommes maintenant, à ceux qui seront jusqu’à la fin des siècles : « Venez tous à moi, vous qui ployez a sous le fardeau du travail et de la douleur, et « je vous referai. Prenez mon joug sur vous et « instruisez-vous près de moi, parce que je suis « doux et humble de cœur, et vous trouverez le * « repos de vos âmes ; car mon joug est doux et « mon fardeau léger. »

Saint Augustin fait ressortir la profondeur de cette parole. Ceux qui prennent le joug de Jésus, dit-il, ont à porter de telles angoisses qu’il leur semble passer non du travail au repos, mais au contraire du repos au travail; mais l’Esprit saint est là, qui sans cesse renouvelle l’homme intérieur au milieu des ruines de l’homme extérieur. Dans l’affluence de ces délices de Dieu, tout abattement se relève. Ceux qui aiment ne souffrent pas.

Ainsi Jésus nous apparaît toujours doux, hum-

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