Du 4 avril i
qu'il y a souffertes. Nous réservons pour le second livre1 à parler plus en particulier des bénédictions que Dieu a versées sur ces missions éloignées, et des fruits qui en ont été recueillis par sa grâce.
En la même année 1645, M. le cardinal Durazzo, très digne archevêque de Gênes en Italie, ayant appris les services que M. Vincent et les prêtres de la Congrégation rendaient à l'Eglise en divers lieux, et principalement en Savoie et à Rome, voulut procurer un semblable bien dans son diocèse. C'est pourquoi ayant témoigné à M. Vincent son grand désir d'avoir des prêtres de sa Congrégation dans la ville de Gènes, et l'ayant instamment prié de lui donner cette satisfaction, il lui en envoya quelques-uns qu'il reçut avec grande affection. Il fit leur établissement dans une maison qu'il fonda; MM. Baliano Raggio et Jean-Christophe Moncia, prêtres, nobles génois, ayant aussi contribué de leurs biens pour cette fondation.
En l'année i65o, les prêtres de ladite Congrégation furent établis en la ville d'AGEN par M. Barthélémy d'Elbène, évêque dudit lieu, qui leur donna la direction perpétuelle de son séminaire.
En l'année i65i, M.Vincent envoya des prêtres de sa Congrégation dans la Pologne, où ils furent quelque temps après établis et fondés dans la ville de Varsovie par les libéralités et bienfaits de la très pieuse et sérénissime reine de Pologne qui les lui avait demandés. On verra au second livre 2 ce qui s'est passé de plus remarquable en cette fondation qui a donné sujet à M. Vincent d'exercer une sainte générosité, un zèle vraiment apostolique et un parfait dépouillement de lui-même.
En cette même année i65i, M. Vincent envoya des