‹ La vie de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 176 sur 201 · I. Liv. III, ch. xxv · texte numérisé non relu

I. Liv. III, ch. xxv

Le premier successeur de saint Vincent, René Aimeras, se borna, pendant les douze années de son généralat, à recueillir les lettres et les autres écrits du saint, les analyses de ses discours et de ses conférences, et à faire rédiger des mémoires sur sa conduite et ses œuvres par ceux qui Pavaient particulièrement connu. Edme Jolly, qui lui succéda et qui était comme lui disciple de Vincent de Paul, ne fit rien pendant les vingt-cinq ans qu'il gouverna la Compagnie, pour la cause de la béatification.

Ce ne fut que dans l'assemblée générale de la Congrégation, tenue en 1697, qu'il fut résolu qu'on s'occuperait de cette grande question. En conséquence, Nicolas Pierron, qui y fut élu supérieur général, adressa à tous les supérieurs de la Compagnie une lettre circulaire pour leur ordonner de rechercher tous les documents qui pourraient servir au succès de l'entreprise. Le pape Clément XI se montrait fort bien disposé et répétait souvent qu'il voulait béatifier Vincent de Paul. Plusieurs évêques, parmi lesquels Bossuet, écrivirent en faveur de la cause ; d'autres, plus nombreux, proniirent leurs suffrages. Des miracles frappants opérés par l'intercession du serviteur de Dieu encourageaient la poursuite de ce pieux projet, qui éveillait chaque jour des sympathies de plus en plus vives.

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