‹ La vie de Saint Thomas le Martir: poème historique du XIIe siècle composéChapitre 49 sur 59 · CONJUGAISON · texte numérisé non relu

CONJUGAISON

il reveneit, 1277, fol 4 a 27.

ild&veit, 1957, fol 14 a 27.

vus guerpissieZy 4905, fol,63 b 15.

vus soliezy 4387, fol 55 a 7.

il mainleneient, 2305, fol 19 b20.

Pour la première conjugaison, nous n'avons pas rencontré

d'exemples de la première et de la deuxième personne du singulier et du pluriel ; par contre, la troisième personne a deux formes à peu près également employées. Out, ouenl n'existent pas à la rime, tandis que l'on trouve : conbateit : demandeit : guerpiseit : chalengeit, 1116-1120, fol 1 b 16-20, etc.; cependant ou est si fréquent, les manuscrits s'accordent si bien sous ce rapport, qu'il est impossible de ne pas attribuer à Garnier même la notation ou concurremment avec la notation ei.

3° Parfait défini. Notons seulement la forme en ié de plusieurs verbes de la quatrième conjugaison : respundié (à la rime), 4185, fol 56 b 10; entendié (à la rime), 4881, fol 63 a 21. Cette forme, déjà rare du temps de Garnier, n'est pas une forme dialectale : de tels parfaits se trouvent dans tous les dialectes (1).

4® Subjonctif présent. L'e atone post-tonique est tombé purement et simplement à la première conjugaison : aussi lisons-nous : laist, 4203, fol 51 b 23 ; refust, 4212, fol 52 a 7 ; parduint, 4204, fol 51 b 24 ; juri (=- juret), 1446, fol 5 a 16, etc.; mais aussi déjà : qu'il chastie, 3320, fol 37 a 5 ; encure, 4030, fol 49 a 5, etc. C'est qu'en effet il y a eu de bonne heure action de la seconde catégorie latine en a sur les verbes de la première, et la substitution des formes en e à la troisième personne sing. du subj. présent aux anciennes formes en t s'est faite insensiblement, mais d'une manière continue. Quant aux deux premières personnes du pluriel, elles n'ont pas encore d't devant les terminaisons um, ez de la première conjugaison : honurez, matez, 3010, fol 31 b 25 ; pardunez, 4245, fol 54 a 25.

5® Imparfait du subjonctif. La première personne du pluriel estelle, par analogie avec la seconde, ium, iuns ? C'est probable, mais nous n'avons trouvé qu'un exemple de cette personne, et Vi manque : nus fuisswm, 3646, fol 42 a 28.

II. — Verbes réfléchis. — Comme aujourd'hui, le verbe réfléchi se conjugue avec estre; les exemples de temps composés avec av&ir sont très rares : mult s'unt humilié, 3023, fol 32 a 8.

Un grand nombre de verbes de mouvement s'emploient comme

(1) Cf. Diez, Gramm, des lang, romanes, trad. française, II, p. 217; — A. Mebes, op. cit., p. 44.

verbes réfléchis avec en. On en jugera par les citations suivantes : s'en eissi, 1915, fol 13 b 15*. s*en entra, 2011, fol 15 a 21 ; s'en est venuz, 1902, fol 13 b 2; leva s*en, 2037, fol 15 b 7; dune s'en esteit partiZy 5018, fol 67 a 8 ; ne s'en deit resortir, 1718, fol 9 b 18, etc. D'autres verbes, qui étaient réfléchis à l'époque de notre auteur, ne le sont plus aujourd'hui : que se dormist H ber, 1942, fol 14 a 12, etc,

III. — Verbes neutres^ ou in transitifs. — Un certain nombre empruntent l'auxiliaire aveir; d'autres se conjuguent avec estre : il fussent passé, 2027, fol 15 b 7; crislieniunt munté, 2045, fol 15 b 25 ; furent venu, 2585, fol 24 a 30, etc. A peine est-il besoin d'ajouter que des verbes, neutres autrefois, sont aujourd'hui actife, et réciproquement : car entendez à mei, 1741, fol 10 a 21 ; à ces dous frères a sun conseil coneû (=a fait connaître), 1971, fol 14 b 11 ; mult l'aveit escrié, 1878, fol 13 a 3; Deus H creisse ses anz, 2682, fol 26 a 27; e de lur propre aumosne les crurent e vestirent, 2743, fol 27 a 28 ; jo prierai à Deu, 2948, fol 30 b 23 ; à la glorie celestiel partir (= avoir part), 3031, fol 32 a 16 ; e nus vus servirum cum à rei leaument, 3102, fol 33 a 27 ; de poi vus crut en hait, 3171, fol 34 b 6 ; dune unt tuit escrië, 4024, fol 48 b 29 ; il les a tuz morz ( = fait mourir), 4080, fol 49 b 25 ; dune Va H reis de France dulcement aparlé 4134, fol 19 b 19, etc.

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