CHAPITRE 1V
age -
sitôt SAINTE ANNE SERT PENDANT CINQ ANS DANS LE TEMPLE DE JÉRUSALEM AVEC D’AUTRES JEUNES FILLES.
QUELQUES années plus tard, Emérenienne amena sa fille Anne à Bethléem st y ixa sa demeure. Les Prêtres de Jérusalem, conduits sans doute par la main de Dieu, s’y rendirent aussi pour demander à l'enfant si visiblement bénie du c‘el, de enir habiter dans la maison du Seigneur.
ins.
des Elle y consentit de grand ec r.
osa La digne mère fit alors sacrifice le cha plus admirable qu'il soit possible de conce-
voir. Elle leur offrit sa fille chérie, l’objet d’une si longue attente, le fruit de tant de né- prières, de jeûnes, de larmes, d’angoisses. en, MAnne n'avait que trois ans. Quelle plume
pourrait décrire la scène ues adieux! Quel pinceau pourrait nous représenter la ten.
dresse des regards, des paroles et des bai.
“sers que s'échangèrent une telle mère et une telle fille !
Quant aux Prêtres, ils reçurent la céleste enfant avec le plus grand respect, et, la comblant d’éloges, ils la conduisirent au Temple pour y servir Dieu avec les autre jeunes filles qui demeuraient dans les sa.
crés parvis, et y chanter comme le Psal.
miste : ‘‘Je me suis réjoui dans cette parole qui m'a été dite: Nous irons dans la mai.
son du Seigneur. — Que vos tabernacles sont aimables, Seigneur Dieu des armées, mon âme aspire après les parvis du Sci-l gneur jusqu’à défaillir de désir. — Un seul jour passé dans votre maison m'est plus doux que mille années passées sous les ten:
tes du siècle. —Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre maison et le lieu de votre habitation. — Qu'il est bon de n’avoir qu'un seul cœur et de vivre comme des sœurs dans la demeure de Jéhovah! — Qui s’élèvera jusqu'à la montagne du Seigneur? Qui trou:
vera place dans son sanctuaire? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur.
Bienheureux ceux qui sont immaculés dans leurs voies! Bienheureux ceux qui marchent dans les sentiers du Seigneur !...
O ma fille, oublie ton peuple et la maison
Quelle ton père et le Seigneur sers épris de tes tenMrharmes. Il concevra pour ta beauté un 3 bai amour qui te comblera d'honneur, parce re etMqu’il est le Seigneur ton Dieu. Toute la loire de la fille du roi lui vient de son intéestMieur. Des filles richement parées seront t, jaimenées au roi. Elles lui seront présentées + auMvec des transports de joie qui ne peuvent utr exprimer. On les conduira jusque dans Mon temple.... J'ai dit au Seigneur: Vous Psal.Mftes mon Dieu. Vous êtes mon héritage arole Met le bien qui m'est destiné. Oh! que mon mai Mort est avantageux! Qu'elle est belle la acleMpart qui m'est échue! Le Seigneur est nées, toujours devant moi; il se tient à ma droite ; Sei.Mrussi ne serai-je point ébranlé. Mon cœur ’en est réjoui, et ma langue a chanté des
S Sa-
seul = À à
plus ‘antiques d’action de grâces. J’ai demandé ten. une chose au Seigneur; je l’obtiendrai : auté c'est d'habiter dans sa maison tous les jours
le ma vie. Heureux celui qui craint le Sei-
bitaa cneur et désire de plus en plus d'observer
h es commandements !...’’ (Ps. 102; —— 84, jus- te.) |
brou- Au Temple, Anne goûta ce bonheur pré- | qui it par le Roi-prophète, parce qu’elle se dispur. Mitingua entre toutes ses compagnes par son
ardent amour envers Dieu et par la pratique de toutes les vertus. Elle aimait la solitude et s’adonnait nuit et jour à la prière. Elle s’appliquait aussi soigneuse-
dans mar-
ison
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ment à apprendre les travaux manuels qu'on lui assignait; car les jeunes filles qui servaient dans le Temple avaient la coutume de laver, de coudre et d'entretenir les vêtements et les ornements dont les Ë Prêtres faisaient usage dans le service di. & vin.
Anne avait aussi l'habitude, quand elle était seule, de prier tous les jours à genoux, les mains jointes, soupirant vers Dieu avec les plus profonds sentiments de dévotion.
À minuit, elle quittait son lit, se proster-. nait jusqu’à terre, puis, tenant les yeux levés vers le ciel, elle disait : ‘‘O juste Dieu d'Israël! Je confesse que nous vous avons beaucoup offensé, et c’est pour cela que vous avez détourné de nous votre miséricorde. , Mais, ô bien-aimé Seigneur, jusques à quand votre justice éloignera-t-elle de nous votre bénédiction qu’en la personne d'Abraham vous avez juré de nous donner”?
Seigneur, daignez oublier la malice de nos pères et laissez luire sur nous votre clémence., Souvenez-vous, Seigneur, de mes aïeux et de vos amis Abraham, Isaac et Jacob et de la bienveillante indulgence que vous leur avez promise. Je vous en conjure, cher Seigneur, écoutez la prière de ma jeunesse, et ne la méprisez point, quoique je sois bien petite, car vous êtes mon Père; c’est vous qui m'avez créée, c'est
iuels > qui coutenir
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elle OUX, avec ion.
stereux Dieu yons que sérijuselle nne 1er ?
nos clémes , et que *on-
de uoinon ’est
votre main toute-puissante qui m'a formée.
Exaucez-moi et mes lèvres vous loueront maintenant et pendant l'éternité. ILorsque je serai plus âgée, je vous louerai encore et je vous confesserai avec plus de force.
Je me souviendrai de votre infinie clémence et de votre ineffable longanimité, et je les annoncerai à tous ceux qui croient en vous !”’ Anne priait de la sorte et adressait à son Dieu bien d’autres élans d’amour. Puis se sentant fatiguée, elle s’en allait prendre un court repos sur le dur plancher d’une froide cellule.
Vraiment il me semble que parfois les scraphins de la Jérusalem céleste, pris d’un sentiment de sainte jalousie, imposaient silence à leurs harpes d’or et descendaient de leurs trônes de gloire, pour venir apprendre à la modeste école de la future aïeule du Messie le précieux secret de prier avec plus d'amour et de ferveur. Faisons de même,