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les élégants passaient du Café de la Rotonde aux tripots de la galerie, où ils perdaient leurs beaux napoléons tout neufs, Ils faisaient trois tours aux Tuileries, poussaient jusqu'aux Champs-Élysées, s’en allaient au Ranelagh pour danser, scandaleuse, impudique, la valse à trois temps. Le soir, on prenait des glaces à l'italienne sous les ombrages de Frascati; ou bien, l’hiver venu, on se montrait dans les salons, tous réouverts.
Joie de se mêler à cette vie ; de flâner, de muser, de faire figure ! Joie de se commander, de s’obéir ! Joie de rêver, de regarder les nuages blancs qui
passent ; et de revenir sur la terre, et d’en goûter
les délices, et de n’être inférieur à personne, et de s’admirer, et de se trouver aussi beau, plus beau que tous les muscadins de Paris ! Ah! que Beyle était galant, avec sa culotte de nankin, son gilet en duvet de cygne à mille raies, son habit tête de More, son habit bronze cannelle, ou son habit noisette ! Qu'il avait bon air, lorsqu'il revêtait son carrick ! Mais, c’est le soir surtout qu'il fallait l’admirer, habillé pour aller dans le monde : bas de soie, culotte de peau, triple jabot, et cheveux en génie.
C’est un fat. — Du moins il voudrait l’être. Il se pavane, fait des grâces, apprend à danser, montre sa jambe bien faite, dont il est fier. Il travaille à perdre l’accent grenoblois, dont il rougit : ne dites pas pére, mére, bétise, inconvéniensse : on vous prendrait pour un provincial. Il se montre insolent avec les hommes, empressé avec les
femmes, et se donne beaucoup de peine pour avoir l'air naturel. C’est un fat : mais il manque d’aptitudes. Il est plus orgueilleux qu’avantageux, toujours inquiet, toujours prêt à se replier sur luimême, rétractile. Ne compte pas qui veut parmi les lions du jour : c’est un métier où Beyle est trop intelligent pour réussir.
Le parterre se reformait, tribunal suprême. Les vieux habitués de la Comédie-Française, un à un revenus, constataient avec bonheur que la mode était passée, Dieu merci, de chanter la Carmagnole au milieu des entr’actes, ou même au milieu des actes, pour réchaufler le civisme, comme sous la Convention ; ou de se battre à coup de bâtons, comme sous le Directoire, entre partisans de la République et partisans du Roi : à présent, disaientils, la Muse tragique retrouvait sa dignité perdue, sous la tutelle d’un Empereur ami des arts. Et joyeux de reprendre leurs places immuables, qui à gauche, qui à droite, qui la troisième du deuxième rang (et non pas la quatrième, pour rien au monde), ils reprenaient du même coup leurs fonctions. Les juges d’enfer étaient moins sévères que ces doux vieillards, qui racontaient en pleurant comment ils avaient assisté à l’apothéose du grand Voltaire, honneur de la scène française, et qui instruisaient dans le respect des règles les nouveaux venus, l'étudiant féru de bonnes lettres, ou le merlan du
coin. Tous les soirs, ce parterre attentif, où tout l'esprit critique de France et de Navarre se trouvait assemblé, se mettait à l’affût : et malheur aux écrivains qui apportaient des pièces contre les règles, témoignant ainsi de leur manque de respect pour l’illustre public! Les murmures, les cris et les sifflets faisaient un beau concert. Beyle y prend sa part, fidèle au spectacle comme à un rendez-vous d'honneur. D’un appétit glouton il goûte à toutes les pièces, Agamemnon et Sganarelle, Didon et les Trois Sultanes, Œdipe et l’'Amant bourru ; quelquefois il part avant la fin, d’un air dégoûté : mais le lendemain, le contrôleur le voit revenir. Insatiable, ce qu’il ne peut voir Jouer, 1l le lit ; il apprend l'anglais, sous la direction d’un Père Franciscain, pour goûter Shakespeare dans
le texte ; il se précipite chez Cailhava, à une heure
indue, pour acheter son Art de la comédie; et Caïlhava ne saura jamais si ce client nocturne était un admirateur enthousiaste, un mauvais plaisant, ou un fou. Ce n’est pas assez : il prend des leçons de déclamation, d’abord chez Larive, ensuite chez Dugazon : il est Oreste, déchiré par toutes les Furies. Ce n’est pas assez : il se frotte aux acteurs, approche Talma, est admis dans la loge de Mademoiselle Duchesnois, et défend cette actrice incomparable contre Mademoiselle George et sa cabale…..
C’est que M. Beyle travaille à devenir grand homme ; c’est qu’occupé à construire sa vie suivant ses désirs, il constate qu’il est passionné de gloire :
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reste à la conquérir. Du haut de la colonnade du Louvre, en face de laquelle il s’est logé, Corneille, + Racine, Molière, lui font des signes amicaux, lui
disent de se presser un peu. — « Quel est mon but ? D’acquérir la réputation du plus grand poète français, non point par intrigue comme Voltaire, mais en la méritant : pour cela, savoir le grec, le latin, anglais, l'italien. » — Tout simplement.
Plus têtu qu’un âne roux, il suit sa route. Vous ne l’empêcherez pas de peiner, pour tout apprendre ; vous ne l’empêcherez pas de croire que l’on compose des chefs-d’œuvre, dès qu’on connaît les secrets de l’art ; que les maîtres ont caché dans leurs pièces ces secrets infaillibles, laissant à leurs successeurs le soin de les découvrir ; et que les critiques les possèdent aussi, puisqu'ils en ont disserté. Vous ne l’empêcherez pas de croire qu’il est né pour écrire des comédies, et des comédies en vers. Voyez-le pendant des heures et des heures, penché sur son écritoire ; voyez-le chercher l'alexandrin qui ne se présente Jamais qu'avec onze pieds, ou treize ; voyez-le chercher la rime, qui ne veut pas venir. Le chef-d'œuvre qui doit lui donner la gloire s’appelle Le Tellier, ou Les deux hommes : que de fois il l’a abandonné ! que de fois il l’a repris! que de colères ! que de désespoirs ! Allons, remettons-nous à la tâche, une fois de plus ; ouvrons le cahier à la page où nous l’avons laissé ; nous sommes arrivés à la scène pathétique : c'est Adèle, c'est l'héroïne qui parle :
STENDHAL, n
A dèle.
M'aimerait-il encor ? Puis-je donc l’espérer ?
Quand ce soir à jamais je vais m'en séparer,
Quand l’hymen détesté où sa mère m'entraîne M'accuse dans son cœur de suiyre une autre chaîne ? Cependant pour me voir que de transports charmants, Que d'amour respirait dans ses empressements ! Peut-être qu'à l’infidélité l'absence a su l’instruire...
(Ce vers est un peu long. Nous le reprendrons une autre fois. Courage)
Peut-être qu’à l’infidélité l'absence a su l’instruire, Et qu’oubliant l’amour il apprit à séduire.
Malheureuse ! sans lui l’amour s’égare assez.
Dans quel abîme, à ciel! mes pas sont-ils poussés ? Il vient poursuivre ici la Vengeance facile
Des mépris prétendus dont la douleur l’exile ;
Il va peindre à mes yeux l’amour qu’il ne sent plus. Fuyons ; ou plutôt par d’éclatants refus
(11 manque un mot ; nous le trouverons plus tard ; courage)
ou plutôt par d’éclatants refus Détruisons à jamais ses lâches espérances.
Dieu ! le voici.
Arrêtons-nous ; le résultat est fort satisfaisant ;
nous composons bien rarement tant de vers à la - fois. C’en est assez pour aujourd’hui, allons diner.
Lai - E L
Mais si vous pénétrez plus avant dans sa confidence ; si, non contents de suivre l'effort de sa plume malhabile sur les brouillons de Le Tellier, vous cherchez à saisir sa pensée profonde, vous découvrirez que l’ambition d'Henri Beyle ne s’arrête pas aux succès du théâtre; que les apothéoses rêvées ne sont encore qu'une forme inférieure des triomphes qu'il attend ; et qu’il élabore une âpre doctrine, qui doit lui assurer la connaissance exacte des lois de son être, et la domination de toute l’humanité. C’est ici qu'il sort du troupeau : il travaille à devenir grand homme, en essayant de dominer la vie, au lieu d’en suivre aveuglément le cours ; 1l exerce son esprit critique, démolit, reconstruit, conçoit une philosophie de l’existence qui engage tout son avenir, Îl pense :
« Le ciel est vide ; il ne s’y cache aucun des dieux que les religions y ont placés ; aucun mystère ne nous entoure de son ombre ; la raison dissipe les fantômes inventés par la peur. Toute la scène est sur la terre : qui sait d’où l’on vient, avant ? Après, on retourne au néant. Les hommes ne connaissent d'autre loi que leur intérêt ; ils appellent vertu l’habitude des actions qui leur sont utiles, et vice l'habitude des actions qui leur sont nuisibles. Quelques institutions, quelques croyances par eux établies font régner dans la société un ordre apparent : sans la potence, le qu’en dira-t-on, ou
l'enfer, ils ne suivraient que leurs passions. Telle est l’humanité ; toute histoire qui la représente autrement, est fausse ; menteurs et fripons sont les historiens qui décrivent pompeusement ses fastes, et prétendent y voir l’affirmation d’une moralité. Aussi bien un mensonge universel règne-t-il sur la terre : car les hommes, par impuissance ou par bêtise, refusent d’ouvrir les yeux, et veulent être trompés.
« Mais je ne suis pas de ceux qu’on trompe. Je n’ai pas besoin de consolation, ou d’espoir. Il me suffit d'observer les faits, dépouillés et nus, pour être heureux, L’erreur n’est jamais douce ; la vérité est toujours belle. Ma passion est de suivre le jeu des sentiments humains jusqu’au profond des âmes ; mon ambition est de compter au nombre des sages, au nombre des forts qui mettent leur volupté dans la connaissance du réel... »
Pas d’autre réalité que la réalité sensible ; pas d'autre ordre que l’ordre humain : telles sont les convictions qu’il affirme avec une force qui tous les jours s’accroît. Une des plus grandes joies de sa vie fut celle qu’il éprouva l’année 1804, lorsqu'il découvrit une philosophie qui venait appuyer et sanctionner son eflort personnel, en lui fournissant, toutes faites, la méthode de la connaissance et la science du réel :
La science qui nous occupe, cet épouvantail si terrible aux tyrans, cette science détestée des charlatans de toutes les espèces, est la chose du monde la plus enfantine, la plus simple. Nous la nommerons Idéo-
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logie ; idéo veut dire idée; logie, discours ; le mot entier veut dire discours sur les idées. Locke a trouvé cette science en 1720, je crois. Condillac a commencé à lui donner un corps en 1750. Destutt de Tracy l’a portée à sa perfection actuelle, il y a deux ans...
Alors il s’enivra d’idéologie. « Avez-vous lu Condillac ? disait-il; avez-vous lu le grand livre d'Helvétius, le livre de l'Esprit, bréviaire de toute sagesse ? Avez-vous lu Cabanis ? Destutt de Tracy ? C’est du quina pour la raison. Voilà toute une école d'hommes graves, qui ont consacré leur vie à l’étude de la philosophie ; et que constatent-ils ? qu'il n'existe au monde que des faits d’expérience, provenant tous d’un fait initial. L'esprit est une table rase, sur laquelle les phénomènes successifs viennent se graver, éveillant les sensations, formant les facultés, organisant peu à peu la machine humaine. Avec l’Idéologie, plus d’erreur possible sur les origines et sur la fin de l’homme : la métaphysique est supprimée du coup. Grâce à l’Idéologie, on pourra voir les ressorts de l’âme comme ceux d’une montre ouverte, étudier le fonctionnement de la colère, de l’ambition, de l’amour. Avez-vous lu Tracy ? »
Entrez dans sa pauvre chambre : vous le trouverez en train de poser une patte, teinte en noir avec de l’encre, sur le trou d’un soulier percé. Il songe avec mélancolie que sa garde robe s’en est allée en pièces ; que Chérubin, après lui avoir promis trois cents francs par mois, envoie deux cents
francs, ou cent cinquante, ou rien du tout ; qu’il doit à sa pension, à son hôtel, à son portier, à son tailleur qui le relance tous les matins ; et que sa montre est engagée depuis longtemps. Hélas ! il ne va plus dans le monde, et néglige non seulement les Daru, mais MIle Duchesnois. La dernière fois qu'il a dîné en ville, il s’est éclipsé avant la fin de la soirée : on aurait pu lui demander de reconduire des dames, et il n’avait pas de quoi payer la voiture. Vingt-cinq sous, et la fièvre : voilà tout son bien. Est-il abattu ? désespéré ? Que non pas ! Il est seigneur et roi, car il tient la sagesse. Il éprouve un immense dégoût pour les charlatans qui vivent de l’universelle tromperie, et pour les sots qu’ils exploitent. Les sots, quelque bons qu’ils soient, lui donnent envie de vomir. Dans quel méphitisme de bassesse et de fausseté ne serait-on pas exposé à vivre, si on ne s'élevait au-dessus de l’atmosphère où végètent les coquins et les imbéciles ! Pour son compte, il plane, 1l respire dans les pures régions de l'idéologie.
Mais il attend aussi la récompense de sa sagesse, fermement convaincu qu’un jour viendra, où il ne se contentera plus de dominer idéalement la canaille humaine, et où 1l l’exploitera, comme il est juste. Celui qui connaît les cordes d’une harpe, et sait quel point 1l faut toucher pour produire des sons aigus ou graves, émeut à son gré ses auditeurs. Celui qui connaît l’intérieur d’un automate, et sait quel point il faut toucher pour qu’à l'instant il remue bras ou jambes, le fait gesticuler, comme
Vaucanson. Celui qui connaît l’Ââme, et les ressorts de l'intérêt, de la vanité, du désir, de l’envie, agit sur les hommes ainsi qu’il lui plaît. Un idéologue qui veut s’en donner la peine joue sur le clavier des passions, et dirige le jeu à son profit. Les conquérants d’autrefois s’imposaient aux hommes par la force : plus nouvelle, plus sûre, plus élégante sera la méthode d'Henri Beyle. Tout au plus un peu de doigté sera-t-il nécessaire : souvent il agira par bande, comme au billard. O divertissement singulier ! Ô profitables délices ! à perspectives infinies ! ô lutte qui s’engage, et qui prend la forme de la plus subtile œuvre d’art ! Ce pauvre aux souliers percés deviendra le maître du monde, non seulement par la science du bien et du mal, mais parce que les hommes, par lui secrètement dirigés, viendront d'eux-mêmes déposer à ses pieds leurs trésors...
Tous les jours, pendant des années, il ressasse ces idées ; tous les jours il note les observations qu’il fait sur lui-même et sur les autres ; tous les jours, il élabore ce qu’il appelle sa seconde éducation. Quand il se sent las de monologuer, il s'adresse à Pauline : Pauline, qui est la confidente, l’ambassadrice auprès de Chérubin ou du grand-père Gagnon ; la bonne camarade habituée à tout entendre ; la sœur provinciale, remplie d’admiration pour le grand frère parisien, qui connaît Talma ; l’élève docile. Docile, mais non pas appliquée une heureuse, une invincible paresse la défend contre les lectures que son frère lui conseille, et contre
la manie écrivante : de sorte qu’il peut reprendre dix fois les mêmes recommandations, sans qu’elle s’en lasse et sans qu’elle les suive ; l’essentiel est qu’elle écoute. Quelquefois elle se voit cajolée : elle est alors « mon petit », « ma chère petite Minette », « la bien-aimée de mon cœur », « la fille chérie de mon cœur, pour parler comme Ossian que tu aimes ». De temps en temps, une bourrade à la paysanne, amicale et lourde, secoue sa lenteur : « Allons donc, grosse bringue, déclames-tu ? » — « Allons, grosse vache, presse-toi un peu ; tu es si bringue que tu ne vaux pas l’amitié que j'ai pour toi. Prends du café une fois, et lis l’Idéologie.. » — Le ton change encore : « Je suis triste, ma chère Pauline, je viens me consoler avec toi... »
Pauline doit être le reflet de son frère : que sera-t-elle ? Elle sera sans illusions ; d’une absolue sincérité avec elle-même ; amie de la vérité, si peu consolante qu’elle paraisse ; et prête à profiter de la bêtise humaine — puisque telle est la règle du jeu — pour assurer à tout prix son propre bonheur. Henri a écrit sur la glace de sa cheminée, à Paris :
Quand un homme te parle, fais-toi avant tout ces questions : 1° quel intérêt a-t-il à te parler ? 20 quel intérêt a-t-1l à te parler dans ce sens ? — Ne le crois que quand il a intérêt à te dire la vérité.
Pauline gravera où elle voudra, mais de façon à les avoir toujours devant les yeux, ces règles de vie :
’être content d’une démarche qu'à proportion qu’elle est utile à nos intérêts, et non à proportion qu’elle nous fait plaisir.
Le seul art nécessaire d’une femme pour faire son bonheur, mais indispensable, c’est celui d’influer sur les autres et de leur faire faire, sans qu’ils s’en doutent, sa volonté.
Pour pêcher un mari (l’aimable Mante pourrait faire l’affaire, sans doute ; il est riche, bel homme ; il n’est pas très intelligent : mais il ne s’en apercevra pas, si on ne le lui dit pas) quelle est la conduite à tenir ? Briller ? Marquer en toute occasion ’éclat de son esprit ? Tout au contraire. Madame de Staël, qui est une femme supérieure, au style près, est malheureuse, et son exemple doit servir de leçon. Il faut feindre d’être modeste, chercher à plaire en paraissant médiocre ; l'hypocrisie, vice détestable en soi, devient un moyen légitime d’arriver :
Sois hypocrite et commence par plaire. Apprends à être hypocrite. Persuade à chacun que tu es charmée d'être avec lui, que tu le comptes pour beaucoup, que son blâme ferait ton malheur.
Prenons un exemple, dit ce docte professeur : Pauline voit arriver son amie, désolée de la mort de son serin, que le chat vient de prendre; déso-
lée de ce qu’elle a rencontré Mademoiselle Tour-
nadre, mieux parée qu’elle. Que doit-elle faire ? Elle se gardera bien de sourire ; au contraire, elle affectera de prendre intérêt à la mort du serin, de blâmer la coquetterie de Mademoiselle Tournadre. Son amie sera touchée, la portera aux nues : c’est ainsi que l’on conquiert le monde, une personne à la fois.
Et que deviendra lui-même le maître de sagesse ? Un meneur de peuples ? Un nouveau Machiavel ? Un surhomme ? Tandis qu’il se vante d’avoir tué
les illusions, il en est une, la plus vivace, qui l'écoute, et qui rit.