‹ La vie de Victor HugoChapitre 10 sur 11 · A DEUX HEUREUX · texte numérisé non relu

A DEUX HEUREUX

MON s lie un ET MADAME VlGTUlt ULt.O

Dans lu créuliou, luul est luirnioiiiL'ux

Comme l'ordre éternel d'où jailliront les nioiulcs.

Sur de tendres yeux bleus tombent des tresses blondes;

De vastes rayons d'or voilent l'azur des cieux.

Les champs de la Provence, aux soleils radieux, Sont pour les yeux, le rire et les joyeuses rondes. Les forêts de Bretagne, obscurités pr(jfondes. Sont pour risolement aux rêves soucieux.

Une femme penchée, embrassant une harpe, Déployant mollement son bras comme une écharpe. C'est un groupe suave, une harmonie encor.

Mais la beauté, la grâce, alliée au génie, La colombe de l'aigle accom])agnant l'essor. C'est l'accord le plus beau, c'est là votre harmonie.

J'ai cité ces vers, non [)our leur mérite, mais parce

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quils sonl une expression de 1 entliousiasme romani i(| ne et une preuve de ee prestige coniineneant.

J'en veux citer d'autres, meilleurs de loule laron.

En iHoG, Victor Hugo exilé venait de publier les deux volumes des Contemplations. Les amis de Paris eurent ridée d'envover à M""' Victor Hugo un alhuni de vers, de prose, de souvenirs, comme un l)(>u(|uçl de tleurs de la patrie.

Lamartine, à (|ni Ton pn-scula lalhmu, se souvinl. dans son exil à l'inh'ricur, (|u"i! avait été poète et écrivit. sur les noces de \ ictor Hugo, une pièce dont je veux citer cinq strophes. Elles sonl louehanles. cl dans les (leurs nouvelles, elles l'ont relleuiir les llciirs desséchées.

A MADAMi: VlCKiU \\V VA)

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