‹ La vie de Victor HugoChapitre 9 sur 11 · I.K l'oKTK DANS I.KS KKA'O I.UTIONS · texte numérisé non relu

I.K l'oKTK DANS I.KS KKA'O I.UTIONS

ranrais voulu u.'ar.vlo.-, plus quo jo ne Vai fail, à

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"iUCuif Plait, accepter tons les labeurs mtera,^^^^^^

,,„„,. le ,.„iu ,lu n,énnge, rester, de longs s„,rs, ,ncln .

les „ ges à écrire, au profit des journaux, pour le

elpte'dslil.rnires, entre autres, po ned.teur

d'œuvres choisies de Voltaire, mais, en s'ineliiianl, ne pas s'abaisser et rester lii)re.

Jean-Jacques Rousseau, qui iut toujours un piuivrc. a dit dans ses Confessions : (< L'argent que l'on pourcdiasse est celui de la servitude; l'argent que l'on possède esl celui de la liberté. »

Victor Hugo i-esta libre, je le répète, quand il ^ai^iiail à peine de quoi payei- un diàlc à sa jeune Irniinc. el il n'eut pas plus d'indépeiulance, vis à vis le devoir de travailler, (|uand il cul alleini cette grosse fortune (|ni lui la splendeui- de la pro])riélé lilh'raiic et de la diguilc' inflexible des écrivains, devant les ('■dilcufs cl devanl le public.

J'aime à insister sur ce point qui esl un premier enseignement. Pauvre. Victor Hugo n'abusa januiis de sa pauvreté pour couiproniettre son géiii(>, et la ricbcssc lui vint. non par la spécidatiou, le jeu ou le hasard, mais par une continuité d'elforts cpii, dès le début, luisait rcspcclci' ce jeune homme appli(pié à son devoir de poète, de mari, bientôt de père de famille, connue il l'avait été à son devoir de fils.

Le témoignage de Ions ceux (|ui a|i|M()chci-cnl \ icior Hugo dans ces années d'aurore, décisives, attelle la vaillance de son bonheur. Il avait devancé sa gloire, et clail en rout(> dès l'aube. Mais quand la gloii'c commença à se lever, il avait déjà, anioiir i\c lui. des amis pour le combat, el il recevait riiomniage, le recueillciuenl de ces lil)i-e> clients de l'esprit (pii sont les canlious dn génie.

I n sot peut réunir- des parasites à sa table, dans s(ui

salon, s'il les paie ou les engraisse ; mais ceux (jue relient seul le charme de la pensée, dans le logis d'un poète, peuvent compter des sots parmi eux, sans en être moins les garants d'une popularité légitime. 11 n'y a pas de solitude pour la gloire en exercice. Il reste assez d'ingrats et de renégatspour abandonnerle grand homme tombé ou descendu. Quelques années après ce moment de sympathie ardente, Ernest Fouinet écrivait, sur la marge du Ronsard donné à Victor Hugo par Sainte-Beuve, un sonnet qui proclamait la gloire du poète. Le voici :

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