‹ La vie des eaux [electronic resource]Chapitre 49 sur 50 · SOURCES MINÉRALES DE L\ FRANCE · texte numérisé non relu

SOURCES MINÉRALES DE L\ FRANCE

La France compte plus de mille sources thermales, sur lesquelles soixante-dix-sept seulement sont fréquentées par les malades et les étrangers; six établissements thermaux appartiennent à l'État ; vingt-quatre sont la propriété des communes ou des hospices; quarante-sept, celle des particuliers. (Document officiel cité par MM. Magnitot et Delamarre, Dictionnaire du droit public et administratif, t. I, p. 481.)

M. Isidore Bourdon, dans son Guide aux eaux minérales, s'éloigne un peu de cette statistique. « Nous avons dans le royaume, dit-il, disséminées dans quarante départements, et composant à peu près trois cents sources distinctes, environ quatre-vingts eaux plus ou moins renommées, que le gouvernement fait inspecter en son nom, quoique l'Etat n'en possède que huit en toute propriété... Quant aux communes, elles en possèdent en tout environ quarante-quatre, et les particuliers trente-cinq; total, soixante-dix-neuf, nombre des eaux reconnues par le gouvernement. »

Les médecins -inspecteurs sont tenus d'adresser annuellement un rapport au ministre de l'agriculture et du commerce; les régies qui doivent présider à la rédaction de ce rapport sont contenues dans une instruction rédigée par l'Académie natio-

nale de médecine. L'instruction actuelle, qui date de 1850, n'est plus à la hauteur de la science : le ministre Ta compris et a demandé une nouvelle instruction à l'Académie.

Celle-ci a chargé la commission des eaux minérales d'étudier la question ; et M. Isidore Bourdon, son rapporteur, a lu un travail remarquable sur ce sujet, dans la séance du 13 février 1849.

La question des eaux minérales n'avait été envisagée jusqu'à ce jour qu'au point de vue médical. La commission pense que le gouvernement doit appeler l'attention des médecins-inspecteurs sur les propriétés physiques et chimiques des eaux, et M. Isidore Bourdon dresse à cet égard des tableaux complets que les médecins-inspecteurs devront remplir dans leurs rapports annuels. Ces tableaux, qui embrassent la question des eaux minérales sous toutes ses faces, ne peuvent trouver place ici, et nous renvoyons aux Bulletins de l 'Académie nationale de médecine, t. XIV, p. 499, ainsi qu'au Rapport de M. Pâtissier, sur les eaux minérales considérées au 'point de vue de Vassistance publique, mêmes Bulletins, t. XV, pag. 117.

Annuaire médical et thérapeutique de la France, par le docteur F. Roubaud.

NOTES

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