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t aux bains de mer que les jeunes gens qui ont beaucoup vécu trouvent Le remède qu'il leur faut
Pour ceux qui savent comment tout se lie dans l'organisme et qu'un choc salutaire imprimé au système nerveux suffit bien des fois p >ur rétablir toutes les fondions corporelles, il n'y a rien d'étonnant à ce que les bains de mer ramènent plus sûrement les forces de la digestion et la régularité des selles, que les meilleurs stomachiques, purgatifs et digestifs connus.
Tous les ans, nous voyons arriver à la mer une foule de personnes qui se plaignent de manquer d'appétit, de digestions laborieuses, d'oppression après les repas, de renvois, d'irrégularité dans les selles, de constipations opiniâtres, de congestions abdominales et hémorroïdales; et bien souvent, après un séjour de quelques semaines, nous avons la satisfaction d'observer que leur appétit s'améliore, que la régularité des selles se rétablit, et que la longue série des symptômes qui proviennent des congestions abdominales maux de tête, palpitations, tintements d'oreilles, tristesse, hypocondrie, etc.) se dissipe.
Docteur Hautwig. Notice médicale sur les bains d'Ostende.
DES AFFECTIONS 00 DES ETATS PARTICULIERS QUI DOIVENT CONTRE- INDIQUER LES BAINS DE .VER.
Il est des circonstances d'âge, de conditions physiologiques, de maladie, qui contre-indiquent formellement l'emploi des bains froids, quelle qu'en soit la durée, sous peine des plus funestes résultats.
D'abord, chez les enfants au-dessous de deux à trois ans, on doit s'abstenir complètement des bains froids. — La puissance de calorification qui est si faible à cet âge, l'impression de frayeur produite par la vue des vagues, rendent suffisamment compte du motif de cette interdiction. J'ajouterai même que chez quelques enfants plus âgés, l'émotion produite par la vue de la mer
est si profonde, leurs cris et leurs sanglots annoncent un trouble si intense, que la prudence exige qu'on y renonce chez eux, si Ton ne veut s'exposer à provoquer des convulsions. Un fait de ce genre, dont j'ai été témoin, me fait m'applaudir d'avoir, dans plus d'une circonstance, arrêté des parents prêts à ne tenir aucun compte de l'inexprimable perturbation à laquelle leurs enfants étaient en proie.
Pour les personnes âgées qui n'auraient pas conservé depuis longues années l'usage des bains froids, la facilité de refroidissement, le défaut de réaction, entraînent les mêmes préceptes. N'oublions pas cette phrase de l'auteur des Maximes : Jji vieillesse est un tyran qui défend sous peine de la vie les plaisirs de la jeunesse. Elle en interdit également les exercices, et exige de puissantes modifications dans le traitement des maladies. L'Age avancé des personnes, dans les observations citées ci-dessus, a peut-être contribué à aggraver des accidents qui, sans cette condition, eussent pu être moins sérieux.
L'état de grossesse est signalé par tous les auteurs comme une contre-indication positive des bains de mer; et c'est avec raison. La pléthore sanguine, ordinaire à toutes les femmes enceintes, dispose trop évidemment aux congestions actives, pour qu'il soit prudent de violer cette règle. Si l'on voit quelques guides-baigneuses continuer leur profession, c'est que leur vigoureuse constitution et la pratique journalière de la mer, en émoussant leur sensibilité, ont rendu cette conduite sans danger pour elles. C'est une exception qu'il ne faut pas prendre pour base de sa c mduite.
L'emploi des bains froids réclame encore les plus grandes précautions à cette époque de la vie que l'on est convenu d'appeler l'âge critique. Mais ce n'est pas chez les femmes seulement qu'il se passe des phénomènes qui doivent modifier leur organisme. Il s'opère chez les hommes, vers l'Age de quarante à cinquante-cinq ans, une révolution physiologique qui détermine surtout une prédominance du système veineux sur le système artériel, el produit chez eux une perturbation essez profonde
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pour que la mortalité à cel âge soit plus considérable encore que chez là femme. Voilà qui renverse les idées généralement reçues; mais c'esl un l'ait facile à vérifier. Aussi, si Pon doit redouter chez les personnes dû sexe féminin les congestions de la matrice, les hémorragies utérines, il faut se méfier, dans le sexe opposé, des congestions cérébrables et pulmonaires, des engorgements du foie, etc. En un mot, il existe momentanément, dans l'économie, à cet âge, quel que soit le sexe, une pléthore sanguine qui exige quelque modification dans le régime de vie. el la plus grande réserve dans l'usage d'un moyen aussi excitant que l'eau de la mer.
Buchan signale encore un état particulier de l'économie, caractérisé par une irritabilité générale, des digestions difficiles, des borborygmes, avec la langue chargée et le blanc des yeux jaunâtre (état bilieux) , comme contre-indiquant les bains de mer, à moins qu'on ne les fasse précéder d'une application de venin;! ses ou d'un purgatif.
Dans toutes les maladies avec fièvre, compliquées d'inflammation locale, les bains de mer doivent être absolument proscrits.
Lors même qu'il n'existe pas d'état fébrile, bien des engorgements locaux accompagnés d'irritation et de sensibilité doivent en interdire l'usage. J'ai vu fréquemment des engorgements de la matrice ou de l'ovaire, dont tous les symptômes d'irritation n'avaient pas été complètement éteints, être ranimés et passer à l'état aigu sous l'influence des bains. L'abaissement de l'utérus, contre lequel les bains froids sont si souvent indiqués, est parfois accompagné ou déterminé par un engorgement actif qui doit être traité préalablement, si Ton ne veut s'exposer à voir empirer la situation de la malade.
L'anévrisme avec hypertrophie du cœur doit encore faire interdire l'emploi des bains de mer. Je n'en veux pas d'autre exemple que celui de 1 illustre Dupuytren, que nous avons vu au Tréport lutter -ans succès contre la maladie qui le minait. 11 est .: peu prés certain que l'affection du cœur dont il était
atteint fut aggravée par les bains froids, qui abrégèrent le terme d'une si belle carrière
Les personnes sujettes aux congestions cérébrales ou pulmonaires seront soumises à la même interdiction.
Hygiène des bains de mer, de leurs avantages et des dangers de leur abus; par le docteur Lecohte, médecin de l'hôpital et du château d'Eu.