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l’image monarchique sont passés dans la mise en scène de l'apparition divine.
Au lieu de remonter l'histoire de ce Khérub vers ses origines religieuses, on pourrait aussi bien la suivreen descendant le cours du temps. Et l’on verrait que ces animaux n'ont cessé de hanter l'art chrétien et que, lorsqu'ils ont été désertés par l'inspiration religieuse, ils ont continué de se multiplier en menant une existence laïque, et de symboles ils sont tombés au rôle de figures décoratives. Les aigles et les lions de pierre ou de métal ne manquent pas dans nos villes et sur nos architectures, dans nos jardins et aux portails de nos palais. Et pourtant rien de plus rare en nos climats que ce roi des airs et ce roi des animaux. Mais la faune artistique se moque de la faune naturelle ; le bœuf est pour nous un animal familier, alimentaire, et les arts l’ont dédaigné. Ces figures, nées d'habitudes plastiques reprennent de temps en temps quelque signification et comme une sorte d'utilité symbolique ; le lion de Venise lui-même, d’où tire-t-il son