D'EVL ARS ONERI NU IT ET DES
persans, dont la verdure et les roses semblent avoir donné le ton aux plus tendres, aux plus fraîches miniatures qui aient jamais été peintes, sont aussi à l’origine de cette inexplicable jonglerie de lignes et de couleurs qui remplit les tapis orientaux. Il y a encore bien de la logique dans la formation de cet art: il met sous nos yeux, sous nos pas, un rappel de ces oasis de fraîcheur, de ces jardins de roses, de ces printemps fleuris que les Persans ont toujours aimés et chantés; et, quand cette industrie s'est répandue, popularisée, elle a pu perdre peu à peu le souvenir de son origine : mais sous la dureté sèche des lignes brisées et le caprice des couleurs, il n’est pas impossible de discerner encore, dans beaucoup de ces tableaux de laine, le jardin originel. Comme la charpente qui devient architrave, le jardin qui devient tapis est un bon exemple de la survivance d’une forme en des techniques différentes et même de l'enrichissement qu'un motif ornemental prend soudain quand il entre dans une matière et un métier favorables.
Fig. 86 et 87. — DIEUX AILÉS D'ASIE. Ce DIEU ARCHER ef cet AHURA-
MazpA enlevés sur des globes ailés, figures perse et assyrienne, sont nés en des
religions mêlées à l'observation et au culte des astres, habituées à placer les divi-
nités dansleciel.La vision d'Ezéchiel et les images chrétiennes où planent des anges dérivent de ces images volantes.
IMAGES