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Fig. 267. — JUGEMENT DERNIER DE BOURGES. Il n'est pas de thème iconographique où les artistes aient eu plus de liberté que dans la repré-
sentation du Jugement dernier, du Paradis et de l'Enfer. Toutes les circonstances de cette cérémonie, la résurrection, le pèsement des âmes, la répartition des bons
et des méchants, les joies des bienheureux, les supplices des damnés, il a fallu les imaginer pour en tirer une représentation concrète. Cette dernière journée dumonde,
celte page qui explique le dogme chrétien tout entier, aété entièrement imaginée par les artistes. Sur ce point, les théologiens eux-mêmes — qui ont toujours parlé
avec beaucoup de prudence des scènes de la fin du monde — n'ont pu que reprendre les images de l'art plastique. Quant à l’action de ces images sur la pensée chré-
tienne, on ne saurait en nier la constance et l'énergie. L'âmede la religion, c'est avant tout la curiosité de la mort, — terreur ou espérance. Une image comme celle de Bourges, née de la plaitigae, pèse plus que bien des articles du dogme dans la préoccupation fondamentale de toute méditation religieuse.