FORMES DELA. CROYANCE
rendre compte de cet homme-taureau, imaginé au bord de l'Euphrate, et nous verrons les docteurs du moyen âge rattacher des méditations théologiques à cette tératologie de la vieille Asie. Mais, dans l’ensemble, ces idoles à formes animales n’ont pas survécu à leur culte originel sans beaucoup perdre de leur valeur religieuse : elles n'ont guère conservé qu'une utilité décorative. Quant aux idoles à forme humaine, la pensée et la forme se tiennent en elles si étroitement que c’est faire l’histoire de la croyance que de suivre l’évolution de la plastique.
Les peuples nomades, les Juifs et les Musulmans ont dû se passer de sculpture ; ils transportaient le principe divin, une étincelle de la foudre du Sinaï, dans un tabernacle léger, et, quand ils se sont à leur tour fixés et qu'ils ontinstallé leur religion dans un temple, ils n’auraient pu prêter un corps à ce dieu sans l’emprunter aux religions voisines ; l'Éternel allait-il donc entrer dans le corps du bœuf Apis ou de quelque Baal? Alors, il eût abandonné le peuple juif pour l'Égypte ou la Phénicie. Et puis, tolérer des idoles, c'était enlever la divinité aux prêtres pour la donner aux peuples. La jalousie sacerdotale et l'égoïsme ethnique étaient donc d'accord pour interdire l'union de la religion et de la plastique. C’est ainsi sans doute que l'idolâtrie est devenue un sacrilège : cette interdiction de sculpter des images divines a pu se maintenir dans des religions comme la religion juive, musulmane, parce qu elles s'appuient sur un livre sacré. La Bible et le Coran ont rendu possible l'absence de figurations plastiques. La volonté divine est contenue et clairement
Fig. 282. — LES MAGES ET LES CONTINENTS. Ce croquis d'après un dessin d'A. DURER nous rappelle que, chez les peintres du Nord, le roi africain n'est pas seulement un musulman enturbanné, mais un nègre du plus beau noir et de type soudanais. Les Vénitiens, pour représenter l'Afrique, se contentaient d'un Turc ou d'un Arabe. L'Amérique est entrée trop tard dans le monde chrétien pour être représentée dans la cérémonie de Bethléem.
Fig. 283. — L'ÉTOILE DE BETHLÉEM. Giorgione n'est pas le premier qui ait représenté les Mages observant les astres pour y découvrir l'étoile de Bethléem; sur le fameux CIROIRE DE SAINT-Marc, à Venise, voici au lendemain de la nativité nos trois astrologues au travail avec leurs instruments: lunelle, sphère, carte céleste.
L'inscription achève d'enlever tous les doutes : SCRUTATIO PROPHETARUM.
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exprimée dans la Révélation écrite. jehovah et Allah, sans fournir d’images-portraits, ont pourtant conservé une personnalité ; elle est suffisamment affirmée par la rigueur de leurs commandements. L'homme dont toute la vie est enchaînée par les mille liens d’une législation formaliste ct exigeante n'a pas besoin de voir son maître pour en sentir la présence. L'image de Jehovah, ce sont les tables de la loi.
Nous nous sommes habitués à voir dans les innombrables dieux du paganisme antique des manifestations particulières de principes abstraits, de forces confuses : On a peine à imaginer que les dieux sont nés de conceptions générales. La pensée primitive est plus simple, plus locale, plus concrète. Elle reconnaît facilement des numina dans chaque chose ; mais imaginer ces dieux souverains qui règnent sur l'univers suppose une pensée qui généralise, une puissance de synthèse qui n’est possible que dans un état avancé de la connaissance. Une certaine définition de Zeus ou d’'Aphrodite suppose déjà une pensée capable de concevoir la philosophie d'Anaxagore ou de Démocrite. Les dieux ‘qui, au temps classique, se partagent les éléments de l'univers sont nés en des intelligences habituées à l'analyse et à la classification. Les dieux primitifs doivent être plutôt comme les notions que l'enfant retire de son contact avec l'univers. Ils sont particuliers, localisés, et forment un monde assez désordonné. On est plus près de leur origine quand on les cherche dans une source, au pied d’un rocher, à l'ombre d’un arbre, que lorsqu'on tente de donner une personnalité et une figure humaine à une loi de la nature. La pensée ne se hausse à l’idée de ces personnes toutes puissantes et surnaturelles que lorsque l'intelligence s’est elle-même élevée à la conception d'idées générales.
Mais c'est dans les religions européennes que l’on peut le mieux trouver l'influence de la plastique sur les formes de la croyance. Nous sommes accoutumés à déduire de la sculpture la pensée religieuse dont la statue nous sem-
Fig. 284. — LA MARCHE A L'ÉTOILE. C'est une vieille croyance chaldéenne qui est passée dans le thème de l’Adoration des Mages pour y donner un rôle à l'étoile. Sur la tête des Dieux, les sculpteurs chaldéens suspendent une étoile (parfois le soleil ou la lune), comme au sommet de cette STÈLE CHALDÉENNE DU MUSÉE DU Louvre. La pensée qui anime de telles images ect que les astres sur la voûte céleste correspondent aux êtres terrestres. L'apparition d'une étoile nouvelle “était donc l'annonce d'une naissance surnaturelle. Ainsi les Mages habitués à lire dans le ciel, ont-ils appris que le Christ était né (les bergers ont, au contraire, été renseignés par les anges) et, pour trouver ce Dieu nouveau, il sufhsait de marcher vers l'étoile et de s'arrêter exactement au-dessous d'elle.
ble l'expression ; il serait d'une méthode historique plus sûre, beaucoup plus féconde, d'observer combien les
artistes contribuent à fixer certains sentiments en les associant à des images. Ces images, en effet, beaucoup d’entre elles ont survécu ; leurs aspects nous permettent de les dater ; elles constituent une chaîne continue et solide de témoignages concrets pour nous guider dans nos voyages à travers des sentiments éteints, pour nous faire voir cette chose si difficile à saisir qu’est la pensée religieuse et dont la littérature ou l’histoire ne retiennent que de rares et fortuites manifestations. La plus forte, la plus riche des histoires des religions ne peut être qu’une histoire de l’art ; celle-là seulement atteint la foi dans ses sources ; ce n'est pas l’histoire des dogmes, l’histoire des théologiens, mais elle reconstitue les systèmes d'images par lesquels les hommes ont fait comparaître à nos yeux les puissances obscures qui mènent notre monde. L'art apporte à la religion révélée la vie de la religion naturelle. En donnant corps et visage à des notions indécises, les artistes ont aidé les croyants à voir clair dans leurs propres sentiments ; ils ont modelé l’objet de la foi et ils l’ont défini. En nul autre temps qu'aux siècles classiques de la Grèce ne se voit mieux à quel point les Dieux sont créatures des artistes. Les poètes aussi ont travaillé à fixer les personnalités divines ; mais leurs portraits sont divergents et ne se laissent point facilement ramener à l'unité. Les légendes de Zeus ou d’Apollon se composent d'épisodes bien disparates. Les types plastiques, au con-
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traire, quand ils furent amenés par Phidias ou Praxitèle à ce point de maturité après quoi ils n'avaient plus rien à gagner, s’imposèrent à tous les yeux, à tous les esprits, à tous les contemporains, et, de génération en génération, à tous les hommes. Le Zeus, l’Athêna de Phidias, comme les dieux de Praxitèle, sont des êtres achevés et parfaits, si bien conçus dans leurs proportions, leurs attitudes, leurs attributs, que leur image s’installe dans notre mémoire, avec leur caractère moral. Sans ces images de marbre, les dieux grecs n'auraient jamais été qu'une foule éparse de divinités locales, aux notoriétés provinciales : mais l’'Olympe reconnu de tout le paganisme serait resté inhabité. Ce sont les artistes qui ont créé les Olympiens, et il n’est pas surprenant que des hommes de tous les âges, de toutes les religions, se rencontrent sur la montagne sainte ; ces dieux païens appartiennent en effet à toutes les religions, car ils sont des créatures de l’art humain. On contait dans l'antiquité que Phidias, pour modeler son Zeus, s'était contenté de traduire un vers de l’Iliade; propos d'homme de lettres, comme la plupart des anecdotes qui circulent dans les livres. Un écrivain pense naturellement que les images naissent dans les imaginations et que l'artiste qui les réalise ne fait que copier une idée. C’est oublier que les images se cherchent dans la matière par un travail manuel ; l'esprit ne les conçoit qu'à mesure de leur réalisation par une série d'efforts qui assouplissent la matière aux ordres d'une pensée qui se cherche : il n’y a pas communication naturelle d’un vers, même descriptif, à une statue ; au contraire, l'attitude d’une figure sculptée se peut décrire en quelques mots. Si la ferribilita du Zeus de Phidias à paru inspirée par la colère du Zeus homérique, c'est tout simplement que la statue avait donné leur pleine signi-
fication aux vers de l’{liade.
Fig. 285. — LA CHÜTE DE L'ÉTOILE. L'intérêt de ces miniatures d'évangéliaires byzantins, par ailleurs si pauvres de tout naturalisme (cette Nativité est tirée d'un ÉVANGILE DE LA LAURENTIENNE), vient de ce qu'ils nous rapprochent des origines des thèmes iconographiques. Il n'est pas une Nativité byzantine qui ne montre ainsi l'etoile descendant du haut du ciel sur la crèche du nouveau-né. Les fidèles ont interprété matériellement cette chute de l'étoile et, à Bethléem, on montrait aux pèlerins le puits ou la citerne où était tombée l'étoile qui avait guidé les Rois Mages.
PORRNIESRDE"EA E CROVANCE
Ces dieux sont vraiment immortels pour avoir associé leur iconographie à la magnifique éclosion de la plastique grecque ; la beauté que cherchaient les artistes est devenue leur qualité essentielle et comme leur raison d’être. On peut même affirmer que chacun des habitants de l'Olympe est resté marqué par le style sculptural qui correspondit à son point de maturité. C’est dans l'atelier de Phidias que Zeus et Athëna atteignirent à la perfection de leur type : aussi, leur physionomie physique et morale a-t-elle conservé un peu de sévérité ; ils sont nés durant la phase d'art idéaliste, quand la vie est déjà dégagée des rigidités de l’archaïisme, mais n’a pas encore cédé aux inflexions de la rêverie ou aux mollesses de la sensualité. Les dieux plus jeunes d’une génération, nés au temps de Praxitèle, ne montrent plus cette froideur surhumaine qui faisait de ces dieux des êtres de raison. Les Hermès et les Aphrodite sont des êtres de chair, et ce n’est pas une coïncidence fortuite qui a donné à ces générations d'immortels la physionomie qui correspondait à la phase plastique dans laquelle ils sont nés. Aphrodite elle-même, si elle fût sortie de l'atelier de Phidias, aurait laissé une effigie chastement drapée, au visage un peu dédaigneux ; cette image se serait multipliée dans tout le monde gréco-latin pendant deux ou trois siècles, et son caractère moral en eût été transformé. Athêna, au contraire, si Praxitèle ou Scopas l’eussent ciselée dans le marbre, nous montrerait aujourd'hui un regard plus tendre, un corps plus nonchalant sous des draperies plus transparentes, et cette
Fig. 286 et 287. — LE BEAU DIEU D'AMIENS. Saint Paul enseignait que Jésus est la forme visible de Jéovah. Le Dieu biblique n’a pu devenir européen qu'en devenant un homme. Malgré la défiance sacerdotale contre les images, Jésus devait ainsi nécessairement entrer dans la vie des arts plastiques. Son aspect physique — et tous les caractères moraux qui en rayonnent — a donc été commandé par l'évolution de la peinture et de la sculpture. Une bonne part de la sensibilité chrétienne — sinon du dogme — prend ainsi sa source dans l'histoire de l'art. La plastique chrétienne s'est appliquée à créer un homme d'une beauté suprême ; le Beau DIEU D'AMIENS.
Fig. 288. — LA DÉESSE THOUËRIS AU CAIRE. Les cultes zoomorphiques provoquent la plastique des animaliers et s'appuient sur elle. Comment se sont fixées ces combinaisons zoologiques? Les origines de ces monstres baroques nous échappent; mais il est bien difficile de ne pas faire la part de l’art dans cette création de figures hors nature, Certaines civilisations — ce sont les mêmes chez lesquelles le naturalisme ne s'est jamais complètement libéré des entraves des techniques archaïques, l'Egypte, l'Asiè — n'ont jamais pu se dégager de cette tératologie plastique et par suite religieuse.
Voici comment l'hippopotame est entré, chez les Egyptiens, dans la famille des Dieux. Un Dieuhippopotame doit inspirer plus de terreur que d'amour. Les Européens, de plastique plus souple et plus indépendante, ont délaissé les figures monstrueuses pour les images naturelles. Les cultes, à la suite de la plastique, se sont humanisés. De la phase zoomorphique, il n'est resté chez les Grecs que quelques fables entretenues par la poésie. Les amours de Pasiphaé, les métamorphoses amoureuses de Zeus sont des inventions aussi scabreuses qu'ingénieuses pour expliquer les fantaisies zoologiques des anciens cultes et des anciennes plastiques.
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déesse eût semblé moins ennemie de l'amour. Qu'est-ce que les fables des poètes peuvent opposer aux claires images de la statuaire? Les histoires les plus diverses, les plus scandaleuses ont bien pu courir sur le roi des dieux ; les pires familiarités des poètes avec Jupin n'ont pu compromettre la majesté du Zeus au visage léonin, à la puissante poitrine, qui trône, la foudre en main. La religion païenne s’est modelée sur la statuaire.
Cette soumission de la croyance à la plastique a profondément scandalisé les religions asiatiques. Mais fautil se refuser à voir combien la pensée religieuse elle-même s’est élevée et épurée en s’associant ainsi au développement de la beauté? Il est des religions qui ont arrêté le progrès plastique et qui sont restées fidèles à des idoles barbares. Les Grecs ont cherché Dieu dans la forme parfaite et, en même temps qu'ils devenaient plus beaux, les dieux semblaient meilleurs. Il n'est pas surprenant que les religions primitives montrent parfois tant de cruauté, soit qu'elles n'aient pas d'images, soit qu’elles usent de fétiches d'épouvante ; car un Dieu qui ne se voit pas inspire facilement la terreur, et les idoles grossières ne
Fig. 289. — PLASTIQUE ET MORALE. Cette tête d'ATHÊNA du Musée de Bologne est sans doute celle qui se rapproche le plus du type fixé par PHipias ; on a même pensé qu'ilfallaity reconnaître son Athéna Lemnienne, citée par les Anciens. Quoi qu'il en soit, une telle figure peut être choisie pour montrer combien le naturalisme, c'est-à-dire l'amour de la vie, la soumission à la réalité, peut apporter de grandeur et de beauté à la figure d'un Dieu. Quelle noblesse de sentiment rayonne d'un tel visage ! Pourquoi ne pas reconnaître que le ciseau de Phidias, en taillant le marbre, a enseigné aussi la beauté morale?
peuvent suggérer que des pensées mauvaises. Mais, à mesure que cette forme de marbre prend une majesté sereine et nous oblige à l’aimer, à force de beauté, comment imaginer que les pensées qui l'habitent ne sont pas inspirées par l'équité et la bienveillance? On suppose aisément des rites inhumains, des sacrifices barbares, devant une idole monstrueuse. Mais imagine-t-on que l’'Hermès de Praxitèle ou l'Athêna du Parthénon ait pu exiger un crime? Les cultes zoomorphiques ont certainement fait peser une lourde terreur sur l'humanité et les dieux invisibles ont semblé souvent des ennemis cachés. La statuaire grecque a enfermé les dieux dans des corps d'homme, et ces corps, elle s’est appliquée à les montrer parfaits. La morale a suivi la plastique ; dans la beauté, on s’est accoutumé à reconnaître l’expression de la justice et de la bonté. L’anthropomorphisme des cultes païens peut apparaître comme une transition entre les religions primitives et le rationalisme. L'art grec a humanisé le concept du divin. Ce concept a pu montrer une toute-puissance mystérieuse tant qu'il est resté hors des catégories de notre pensée ; alors, il était source d’effroi. Il reste bien des traces de cette forme de pensée religieuse pure de tout rationalisme dans certains enseignements de saint Paul, du Jansénisme ou du Calvinisme. D’antiques terreurs asiatiques se sont ainsi maintenues dans le christianisme européen. Mais, quand Dieu prend forme humaine, ce sont aussi des sentiments humains que nous lui supposons. Sans doute la personnalité divine peut-elle en être un peu vulgarisée, comme il est arrivé parfois chez les Grecs, plus par la faute des écrivains que par celle des artistes : mais, dans
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l’ensemble, la religion anthropomorphique bénéficie nécessairement des progrès de la moralité humaine. Du moment que Dieu apparaît comme un homme, 1l ne peut être qu'un homme parfait. C’est une bien grande ingratitude que de dédaigner, en les jugeant inférieures, ces religions à images humaines. Les dieux de marbre, les surhommes de l'Olympe nous ont conduits, élevés, des terreurs primitives que décrit Lucrèce (humana cum vita jaceret) à la tranquillité du justiciable qui connaît la loi et son juge ; de la conception d’un dieu cruel et capricieux à la confiance dans une justice supérieure.
Le christianisme portait dans son héritage biblique la haine des images : cette haine ne fit que se développer dans la lutte contre le paganisme : la lutte contre les dieux fut une guerre aux statues. Mais cette religion ne put conquérir l’Europe et s'y tenir qu'en acceptant certaines exigences de l'esprit européen. Les théologiens du moyen âge sont unanimes sur ce point ; ils ont bien
pu se passer des figures sculptées, mais ils n’ont pas
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Fig. 290 et 291. — L'ICONE ET LA STATUE. L'histoire de la Vierge à l'enfant dans l'art du moyen âge permet de suivre celle de la sensibilité chrétienne. Dans les plus anciennes peintures romanes, comme dans la VIERGE DE LA VERRIÈRE DE CHARTRES, c'est une image hiératique, lointaine, asiatique encore, qui se présente aux yeux des fidèles. Elle semble d'autant plus majestueuse et divine qu'elle est plus loin de toute ressemblance humaine. Jésus, dogmatique et bénissant, est un enfant, mais un enfant-Dieu ; cette image est toute théologique ; le naturalisme plastique ne l'a pas encore humanisée. Mais, dans la traduction sculptée qu'en a donnée la statuaire au PORCHE OCCIDENTAL DE PARIS, on devine déjà comment le réalisme sculptural va animer cette icone.
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