‹ La vie des mots: etudiée dans leur significationsChapitre 15 sur 61 · ARTS ET MÉTIERS; VARIAI · texte numérisé non relu

ARTS ET MÉTIERS; VARIAI

fleur-de-lis. pied-de-mouc

museau-de-tanche, queue-d'aronc

nid-de-pigeon. rat-de-cave.

œil-de-perdrix. Etc.

patte-de-loup.

2° Elle rapproche un fait moral ou intellectuel d'un Wt matériel auquel elle en donne le nom.

Céder à quelqu'un, et, par métaphore, la porte cède à la

pression.

Vhétif, prisonnier de guerre, et, par métaphore , faible de

corps.

entendre, comprendre, et, par métaphore, ouïr. rtéresser, toucher par quelque intérêt, et, par métaphore, la lésion intéresse le cœur.

r gueil, par métaphore, cale de levier i .

^garder, avoir égard à, et, par métaphore, diriger ses yeux sur.

ilain (au propre homme habitant la villa, homme non

nohle, d'où, au fig.), qui a le caractère peu noble, et, par

métaphore, qui est laid de visage.

3° Enfin, le plus ordinairement, elle sert à exprimer es idées abstraites, par comparaison avec des objets îoncrets dont elle leur applique le nom : esprit, proprement souffle; penser, proprement peser; comprenne, proprement entourer et prendre; savoir (sapere), roprement goûter, etc.

i. Orgueil, cale de bois, de pierre, ou de toute autre matière tire, qui fait dresser la tête d'un levier employé à soulever un îrps quelconque et en soutient l'effort. (Littré, s. v.) « On peut •ouver aussi que l'Académie, en prodiguant les proverbes, a *op épargné certains termes usités des artisans, et qui font des nages ou peuvent en fournir... Furetière avait raison de reretter le nom énergique d'orgueil, employé par les ouvriers pour ésigner l'appui qui fait dresser la tête du levier, et que les saints appelaient du beau mot (Vhypomochlion. » Villemain, Préice du Dict. de l'Académie, 1835.

Nous reviendrons plus tard sur ce point important *.

§ 20. En somme, la synecdoque spécialise des sens généraux et généralise des sens spéciaux; elle donne naissance à ce qu'on appelle des restrictions et des extensions. La métonymie applique à un objet le nom d'un autre objet qui se trouve uni au premier par un rapport constant de cause et effet, de signe et chose signifiée, de contenant et contenu, etc. La métaphore aboutit au même résultat, en rapprochant deux objets entre lesquels elle saisit des rapports d'analogie ou de ressemblance.

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