SAINT CÉLESTIN
Successeur de Boniface Ier sur le siège de saint Pierre, il fut élu tout d’une voix (10 septembre 422). Il était fils du Romain Priscus, et avait, dit-on, des liens de parenté avec l’empereur Valentinien. Dans sa jeunesse, il avait visité Milan, sous l’épiscopat d’Ambroise; le pape
6 avril. — SAINT PRUDENCE.
Innocent l’avait nommé diacre. L’hérésie de Nestorius et le concile d’Ephèse ont rendu son pontificat célèbre. Mis en garde par le patriarche Cyrille contre les artifices de Nestorius, il convoqua à Rome un synode, où l’on condamna ses écrits sur l’incarnation du Verbe et la maternité divine de Marie (430). L’année suivante, il envoya trois légats au concile réuni à Ephèse, et par leurs soins l’anathème fut prononcé contre l’hérésiarque.
Célestin déploya beaucoup de fermeté pour maintenir la pureté des doctrines ainsi que l’autorité du saint-siège ; les lettres qu’on possède de lui témoignent de sa droiture et de son activité. La mission de son diacre Pallade n’ayant pas réussi chez les Bretons, il manda, en 429, à saint Germain d’Auxerre d’aller leur prêcher la foi. A propos de certaines opinions dangereuses, il écrivait : « Il faut instruire la multitude, non la suivre. Nous devons avertir nos peuples de leurs devoirs, jamais prêter les mains à leurs manquements. Toute nouveauté n’intéresse pas seulement une Eglise en particulier, mais l’Eglise entière..» Célestin mourut le 6 avril 432.