‹ La Vie des saintsChapitre 121 sur 536 · SAINT PRUDENCE · texte numérisé non relu

SAINT PRUDENCE

C’était un Espagnol de bonne famille, qui fut amené en France après l’invasion de la Galice par les Maures, Elevé à la cour de Charlemagne, il eut d’habiles maîtres et quitta le métier des armes pour se vouer à Dieu. C’est alors qu’il changea son nom de Galindo contre celui de Prudence. Son expérience et ses mérites le firent appeler, vers 845, au siège de Troyes, et, dans les divers conciles tenus de son temps, il jouit d’une grande autorité. Le zèle qu’il montrait pour la discipline et pour la répression des abus lui attira une vénération singulière ; ainsi le désigna-t-on pour travailler, de concert avec Loup de Ferrières, à la réforme de tous les monastères de France. Il mourut en 861, le 6 avril, à Troyes, où ses reliques sont conservées. Parmi les écrits qu’il a composés, le plus remarquable contient une réfutation des sentiments de Scot Erigène sur la prédestination.

SAINT HÉGÉSI PPE.

Juif d’origine, il passa du mosaïsme à la foi chrétienne. Nous trouvons dans un fragment de ses écrits , cité par Eusèbe, les causes de sa conversion. (( Du temps où je m’appliquais, » dit-il, « à l’étude de la philosophie platonicienne, j’ouïs parler des accusations dont on chargeait les chrétiens. Je fus témoin de la manière dont ils couraient à la mort, bravant ce qu’elle a de plus terrible pour la nature; et j’en conclus qu’il était impossible que de tels hommes vécussent dans le crime et dans l’amour des plaisirs. )) Hégésippe, né probablement vers l’an 120, parcourut diverses provinces de l’empire pour visiter les hommes qui avaient conversé avec les apôtres. Il fit aussi un long séjour à Rome jusqu’au pontificat d’Eleuthère, et revint mourir à Jérusalem. Il avait publié une histoire des premiers temps de l’Eglise, divisée en cinq livres et écrite d’un style sans prétention; il n’en reste plus aujourd’hui que des fragments.

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