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SAINT GEORGES

C'est un guerrier qui souffrit le martyre sous l’empereur Dioclétien; ce que nous connaissons de sa vie est limité aux faits suivants. D’une

23 avril. — SAINT GEORGES.

bonne famille établie en Cappadoce, et alliée à sainte Nina, qui porta l'Evangile en Géorgie, il entra dans l’armée comme centurion et montra assez de talents militaires pour être élevé au rang de tribun. Il avait accompagné sa mère à Diospolis (Lydda), en Palestine, où elle possédait quelque bien, lorsqu’il eut connaissance du premier édit de persécution.

Fig. 69. — Saint Georges. D’après une sculpture du XVIe siècle, à Rouen.

Aussitôt il retourne à Nicomédie, proteste en public contre l’édit, et va même, dit-on, jusqu’à le déchirer. On l’arrête, on le jette en prison, et il est condamné au dernier supplice (23 avril 303).

Le culte de saint Georges se répandit très vite en Orient ; il y avait à Constantinople six églises qui lui étaient dédiées, et Justinien en fit bâtir une fort belle à Lydda, où ses restes avaient été transférés. Les Grecs l’appellent par excellence le grand martyr. Il est un des patrons de la Russie, et a été celui de l’Angleterre depuis le quatorzième siècle. L’iconographie chrétienne le représente à cheval et combattant

un dragon pour la défense d’une femme qui implore son secours, symbole de ses efforts pour délivrer sa patrie des attaques du démon.

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