SAINT ZÉNOBE
Instruit dans la religion chrétienne et baptisé en secret , Zénobe eut le bonheur, non seulement d’apaiser le ressentiment de ses proches, qui étaient encore idolâtres, mais de les gagner à Jésus-Christ. Libre de suivre sa vocation sacerdotale, il se mit à courir les campagnes avec un grand zèle, à convertir les uns, à éclairer les autres. Il s’attaqua surtout à l’arianisme, fléau qui désolait l’Eglise au point de paraître en ébranler les fondements. Il ne fit pas preuve de moins de courage lorsque commencèrent les persécutions de Julien, qui s’était flatté de rétablir le culte des faux dieux. En 380, saint Ambroise , étant allé à Rome, fit au pape Damase un grand éloge de la vertu et des mérites de Zénobe. Or, il arriva que Théodore, évêque de Florence, mourut vers la même époque, et que peuple et clergé ne purent s’accorder sur le choix de son successeur. Damase chargea Zénobe d’apaiser le différend, et à peine fut-il arrivé que, d’une voix unanime, on le proclamait. Cette dignité donna un nouveau poids à ses prédications , ainsi que le don des miracles , dont Dieu l’avait favorisé. Il mourut le 25 mai 407, à Florence, qui l’a choisi pour l’un de ses patrons.