SAINT CLAUDE
Claude, né à Salins, appartenait à l’une des nobles familles de la haute Bourgogne. Il commença de bonne heure à partager son temps
Fig. 113. — Pèlerins vénérant les reliques du saint conservées dans la chapelle de l’abbaye du mont Saint-Claude, D’après une peinture du XVe siècle.
entre l’étude, la prière et les exercices de miséricorde. A l’âge de vingt ans, il fut fait chanoine de la cathédrale de Besançon et remplit tous
YIE DES SAINTS.
les devoirs de cette charge avec la plus édifiante exactitude. Il joignait les veilles aux jeûnes, aussi bien que l’humilité, un caractère affable et d’autres vertus, qui firent penser à lui pour le siège épiscopal de la ville, après la mort de l’évêque Gervais. Cette élection eut lieu, à ce qu’on croit, vers 685. Il devait être à cette époque fort âgé,, et ce fut probablement le motif qui l’engagea à se retirer dans le monastère de Saint-Oyand, sur le mont Jura. Dans sa légende, écrite au douzième siècle par un moine de cette maison, il est dit que notre saint en eut le gouvernement après la mort de l’abbé Injuriosus, qu’il se rendit à Paris pour réclamer du roi Clovis II le payement des donations antérieurement faites, et qu’il vécut presque centenaire, jusqu’à la quatrième année de Childebert. La sainteté de sa vie et son zèle pour la perfection évangélique lui firent donner les surnoms d’Antoine et de Pacôme. Son culte devint si célèbre à l’abbaye de Saint-Oyand qu’elle prit le nom de Saint- Claude, avec la ville qui s’était formée sous sa protection.