‹ La Vie des saintsChapitre 24 sur 536 · SAINT SULPICE · texte numérisé non relu

SAINT SULPICE

Appartenant à une noble famille du Berry, il fut élevé avec soin et parut d’abord à la cour d’Austrasie. Fuyant l’oisiveté, il s’adonnait à l’étude ou à la méditation, visitait les malades, entrait dans les prisons, s’informait des veuves et des orphelins pour subvenir à leurs nécessités, prenait un singulier plaisir à bâtir ou à réparer des chapelles. Remy, qui occupait le siège de Bourges, le demanda instamment au roi Chilpéric ; après l’avoir ordonné diacre (582), il le chargea de prêcher dans tout son diocèse. Mais Clotaire II le rappela auprès de lui et le choisit pour aumônier ; il aimait à se guider d’après ses conseils, et dut la vie, lors d’une maladie grave, au secours de ses prières. En 624, Sulpice succéda à saint Oustrille comme évêque de Bourges. On le vit alors redoubler de vigilance et d’austérités : il réforma la discipline, poursuivit avec zèle la conversion des juifs, et fonda plusieurs communautés de femmes, pour lesquelles il composa une excellente règle. Sa charité s’étendit hors du Berry ; car voyant la France remplie de grands abus, il provoqua en 624 la réunion d’un troisième concile à Mâcon. Il était en commerce de lettres avec Didier, évêque de Cahots, et Grégoire de Tours a fait éloge de ses travaux ecclésiastiques. Sulpice mourut à Bourges en 644, le 17 janvier; sa mémoire est honorée ce jour-là. Une des plus belles églises de Paris a été placée sous son invocation.

20 janvier. — SAINT SÉBASTIEN.

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