SAINTE MARCELLINE
C’était la sœur aînée de saint Ambroise. Son père, qui s’appelait également Ambroise, était préfet des Gaules. Elevée à la campagne,
loin du monde, elle prit de bonne heure de profondes habitudes de piété et, toute jeune encore, fit vœu de rester vierge. Quand sa mère retourna à Rome, Marcelline se consacra à l’éducation de ses frères ; celle qui fut chargée d’une pareille tache devait être elle-même une femme peu ordinaire.
Mais, loin de chercher à briller, elle se retira bientôt dans la retraite, et, le jour de Noël 352, le pape Libère lui donnait le voile sacré des filles vouées au Seigneur. Pendant plus de vingt ans, elle demeura à l’écart, priant et jeûnant, se livrant aux bonnes œuvres. On ne la voit sortir de Rome qu’en 378 pour aller soigner à Milan Ambroise, qui venait d’être atteint d’une grave maladie. En 388, elle y retourna pour rendre témoignage de l’innocence d’une vierge chrétienne nommé Indicie, qui avait été obligée d’en appeler de la sentence injuste de son évêque au tribunal d’Ambroise, son métropolitain. A peine de retour à Rome, elle fut encore appelée dans la même
18 juillet. — SAINT ARNOUL.
ville par son frère Satyre, qui avait voulu la voir à ses derniers moments (389). On ignore la date de sa mort, mais elle vivait encore lorsque saint Ambroise mourut, en 397, et il est probable qu’elle atteignit ou même dépassa la fin du siècle.