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SAINT FRÉDÉRIC

Frédéric, qu’on appelle quelquefois Ferry, de l’une des plus nobles familles de la Frise, descendait de Radbod, duc païen de ce pays. Élevé dans la piété avec les clercs de l’église d’Utrecht, il se distingua par ses austérités et son ardeur pour la prière, à laquelle il consacrait

18 juillet. — SAINT FRÉDÉRIC.

une grande partie de la nuit. Ayant été ordonné prêtre par Ricfride, son évêque, il lui succéda en 820, et il fallut l’autorité de l’empereur Louis pour vaincre sa modestie. Son unique soin désormais fut de tra-

Fig. 151. — Le roi Dagobert. D’après un ancien bas-relief de l’église abbatiale de Saint-Denis.

vailler à la réforme de son diocèse. Non seulement il envoya d’excellents ouvriers vers les rivages du Nord, entre autres saint Odulfe, pour achever d’en déraciner l’idolâtrie, mais il visita en personne la Valacrie (Walcheren), une des plus grandes îles de la Zélande ; il y corrigea beaucoup de vices à force de patience et de douceur, et réconcilia à l’Eglise tous ceux qui avaient fait une sincère pénitence. Le mérite et la sainteté

de Frédéric lui valurent la réputation d’un des meilleurs prélats de son temps, ainsi qu’on le voit par les éloges de ses contemporains et par le poème que Raban Maur composa en son honneur.

Ayant eu le courage de reprocher à l’impératrice Judith sa conduite irrégulière, il tomba victime du ressentiment de cette altière princesse : deux assassins, soudoyés par elle, allèrent le poignarder à Utrecht, dans une chapelle de l’église de Saint-Sauveur, où il avait l’habitude de se retirer après la messe (18 juillet 838).

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