‹ La Vie des saintsChapitre 318 sur 536 · SAINT CYRIAQUE · texte numérisé non relu

SAINT CYRIAQUE

Sous le règne de Dioclétien, des chrétiens avaient été condamnés à travailler à la construction de ces thermes qui devinrent dans la suite une église sous le nom de Sainte-Marie des Anges. Comme ils étaient accablés de besogne et nourris à peine, Cyriaque, Large, Smaragde et d’autres fidèles venaient en secret apporter des aliments à leurs frères. Surpris et arrêtés pour ce fait, ils furent jetés en prison. Le magistrat, nommé Carpase, essaya, par les plus violentes tortures, de les amener à sacrifier aux dieux. On s’acharna principalement sur Cyriaque, qui était diacre ; on le tira de son cachot pour lui faire subir le supplice du chevalet et de la poix fondue ; on distendit son corps avec des cordes, on l’accabla de coups de bâton ; mais il demeura inébranlable. Il fut à la fin décapité à Rome, ainsi que ses deux compagnons et vingt autres martyrs (303).

SAINT ROMAIN

Romain, qui était soldat dans la garde de l’empereur Valérien, se trouva de service à l’interrogatoire et à la torture de saint Laurent- La constance avec laquelle le martyr endurait les tourments les plus

effroyables le frappa beaucoup, et peu à peu l’admiration succéda dans son esprit à l’étonnement, la foi à l’admiration. Laurent ayant été ramené en prison, il alla le trouver avec une aiguière pleine d’eau, le suppliant de lui conférer le baptême, ce que le saint diacre lit avec joie. Le bruit de cette conversion se répandit bientôt au dehors, et Romain fut amené devant le tribunal. A peine avait-on commencé à l’interroger, que, loin de nier ce qu’on lui reprochait, il cria à plusieurs reprises : (( Je suis chrétien! je suis chrétien! » On n’en demanda pas davantage : il fut immédiatement décapité. L’exécution du soldat martyr eut lieu à Rome, près de la porte Salaria, le 9 août 259, la veille de la mort de saint Laurent.

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