‹ La Vie des saintsChapitre 321 sur 536 · SAINTE PHILOMÈNE · texte numérisé non relu

SAINTE PHILOMÈNE

Le 25 mai 1802, on découvrit à Rome, pendant des fouilles faites dans le cimetière de sainte Priscille, sur la nouvelle voie Salaria, une pierre

Fig. 183. — Étages de tombeaux dans les Catacombes.

| sépulcrale en terre cuite, portant les symboles de la virginité et du i martyre. Il y avait une ancre, une flèche et une palme ; au-dessous une

sorte de fouet, deux autres flèches les pointes disposées en sens inverse; enfin, un lis qui désigne une vierge. Coupant d’une ligne transversale les figures symboliques, une inscription, mutilée par le temps ou par les outils des ouvriers, permit de lire en partie le nom de la martyre : Lumena. La pierre enlevée, des ossements apparurent, accompagnés d’une fiole de verre extrêmement mince, à moitié brisée et dont les parois étaient couvertes de sang desséché. Ce sang était un indice indubitable du genre de mort qu’avait dû souffrir la martyre : elle avait eu la tête tranchée. Quant aux flèches, elles semblaient indiquer qu’elle avait subi le supplice de saint Sébastien, et l’ancre, qu’on avait essayé de la jeter à l’eau avec une ancre au cou, comme il arriva au pape saint Clément ; le fouet s’expliquait tout seul. On fut autorisé à penser, d’après ces indices, que Philomène était morte pour la foi au temps de Dioclétien, et Lie IX l’inscrivit au Martyrologe romain.

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