SAINT PRIVAT
Appartenant à une famille arverne, Privât naquit à Coudes, entre Issoire et Clermont, sur l’Ailier, vers l’an 350. Il avait l’habitude de se retirer sur le haut d’une montagne, près de Mende, dans une grotte où il se livrait à la prière et aux mortifications de la chair. C’est là que la vénération des fidèles vint le prendre pour l’élever au siège épiscopal des Gabales ou du Gévaudan, car l’évêché ne fut transféré à Mende que dans le cours du onzième siècle. Une horde de Vandales, conduite par un chef nommé Crocus, ayant fait irruption dans le pays, les habitants se réfugièrent dans le château de Gièze, et Privât dans sa grotte, où il priait pour son troupeau. Les barbares, l’y ayant découvert, le maltraitèrent pour lui faire révéler la retraite de ses ouailles. Voyant qu’ils ne pouvaient rien obtenir de ce côté , ils essayèrent de le faire sacrifier à leurs dieux ; sur son refus , ils l’accablèrent de coups ; il expira, quelques jours plus tard, des suites de ses blessures (411).
Ces hordes de Crocus sont les mêmes qui martyrisèrent, vers la même époque, saint Antide, évêque de Besançon, et saint Didier, évêque de Langres.