‹ La Vie des saintsChapitre 362 sur 536 · SAINT LEU · texte numérisé non relu

SAINT LEU

Il appartenait à une famille noble , originaire de Bourgogne, et qui brillait de l’éclat des plus belles vertus. Sa mère Austregilde, ses oncles Aunaire et Austrin, évêques, ont été mis au rang des saints. Né vers 550, aux environs d’Orléans, Leu ou Loup fut élevé dans cette ville, à l’ombre du sanctuaire, et entra dans les ordres. Mais, embrasé d’un vif désir de la perfection, il vendit la plus grande partie de ses biens, et se retira dans l’ile de Lerins, qui aurait pu mériter le surnom d’île sainte. Il y passa quelques années dans la rigueur des jeûnes et des autres austérités de la règle, ainsi que dans une continuelle méditation. A la mort d’ Arthème, archevêque de Sens, il fut appelé, d’un consentement unanime, à le remplacer (609). Leu porta sur son siège toute l’excellence du cloître. Sa demeure était ouverte à tous les fidèles, parce que la maison d’un évêque, disait-il, doit être comme une hôtellerie publique, où les pauvres sont reçus par miséricorde et les riches par courtoisie.

Quand Clotaire II eut résolu de s’emparer sur les fils de Thierry du royaume de Bourgogne (613), il envoya une armée sous les ordres

lor SEPTEMBRE

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