SAINT AGRICOL
Fils de saint Magne, évêque d’Avignon, et de la famille impériale des Albinus, il naquit à Avignon, vers 627. A peine âgé de quatorze ans, il prit la résolution de quitter le monde, et, ayant obtenu, bien qu’à grand’peine, la permission de son père, il entra au monastère de Lerins, alors gouverné par saint Maxime. Il y passa seize ans, mais son père, qui
se faisait vieux, le rappela près de lui, et obtint bientôt du peuple et du clergé qu’on le lui donnât pour coadjuteur : il devint à son tour évêque en 660. Agricol succéda à son père dans ses vertus aussi bien que dans ses fonctions ; il se proposait ce double but, la gloire de Dieu et le salut de son peuple. L’église d’Avignon étant devenue trop petite pour le nombre croissant des fidèles, il en fit construire une autre à ses frais, la dota de ses propres fonds et la pourvut d’un clergé nombreux, choisi parmi ses anciens frères de Lerins. Il éleva, plus tard, quatre autres églises dans la même ville, et aux environs un couvent de femmes, sous la règle de saint Benoît. Sentant approcher sa fin, il désigna pour lui succéder saint Vérédème, qui fut élu. Ses derniers soins furent de fonder un service perpétuel pour le repos de son âme, de léguer ses biens aux églises qu’il avait instituées, d’affranchir ou récompenser ses serfs. Il mourut le 2 septembre 700.
SAINT ÉTIENNE