SEPTEMBRE. — SAINT PATIENT
Ala mort de ce prince (449), Pulchérie monta sans opposition sur le trône, et son premier acte fut de livrer l’infâme Chrysaphius à la justice. Connue il était sans exemple qu’une femme eût été seule revêtue de la puissance impériale, elle se vit obligée de choisir un époux : son choix tomba sur le tribun Marcien, officier de fortune, mais d’un courage et d’une probité dignes d’un tel honneur (450). Il promit de respecter son vœu de chasteté et se montra toujours plein de déférence pour ses sages conseils. On dut à leur zèle catholique la convocation du concile général de Chalcédoine,
Fig. 228. — Marcien, empereur d’Orient.
présidé par les légats romains, et dont les décisions furent reçues de toute la chrétienté. Pulchérie mourut comblée de gloire, le 18 février 453, à l’âge de cinquante-quatre ans passés. Après avoir fondé un grand nombre d’hôpitaux, d’églises et de monastères, elle fit encore les pauvres héritiers de ce qui lui restait de richesses. L’empereur Léon lui érigea une statue sur son tombeau, et l’Eglise a institué, au 10 septembre, une fête en son honneur.