SAINT FERRÉOL
Tribun dans l’armée impériale, Ferréol avait été converti par Julien, un de ses officiers, et s’était lié avec lui d’une étroite amitié. Après beaucoup de péripéties, l’un et l’autre devinrent victimes de la persécution, qui s’était attachée impitoyablement aux affiliations militaires. Julien succomba le premier, à Brioude. Ferréol, qui habitait Vienne, fut amené au tribunal du gouverneur. Comme on lui représentait le grade élevé qu’il occupait et la nécessité où il était de donner l’exemple de l’obéissance aux édits du prince, il répondit : « Je ne demande que la liberté de vivre et de servir Dieu à ma guise. Si cela n’est pas possible, je préfère la mort dans ma religion. » Battu de verges et conduit en prison, il s’échappa, traversa le Rhône à la nage, et fut par malheur repris sur l’autre rive. On lui fit repasser le fleuve; les soldats qui l’avaient arreté lui tranchèrent la tête sous les murs de la ville (288). Les chrétiens lui donnèrent une sépulture honorable, et ne manquèrent point d’associer dans leurs prières le nom de saint Ferréol à celui de son ami.