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SAINT MAGLOIRE

Son père Umbrafel et sa mère Asfellè, nobles, riches et pieux, qui demeuraient dans le diocèse de Vannes, l’envoyèrent de bonne heure

Fig. 2C6. — Portail de l’église dédiée à saint Barthélemy et à saint Magloire, où furent déposées les reliques de ces deux saints, à Paris. XVIIIe siècle.

étudier sous la conduite de saint Samson, son cousin germain, alors en Irlande. Il fit de grands progrès en science et en vertu, et fut ordonné prêtre. Samson le ramena avec lui en Armorique, le fit abbé du mo-

25 octobre. — SAINTS CRÉPIN ET CRÉPINIEN.

nastère de Lanmeur, puis de l’abbaye qu’il fonda près de son évêché de Dol. Il gouverna cette maison avec une prudence et une sainteté merveilleuse. Samson étant mort, il fut élu évêque de Dol à sa place, mais n’exerça ses fonctions que fort peu de temps. Bientôt octogénaire, il choisit pour successeur saint Budoc, et se retira dans une solitude, près du bord de la mer. Ses disciples et ses fidèles, néanmoins, continuaient de venir s’inspirer près de lui, et comme il se faisait un grand concours de peuple à l’humble ermitage, il résolut, malgré son grand âge, de fuir une vénération qui blessait son humilité. Un certain comte Loïescou lui en fournit les moyens. Guéri d’une lèpre par ses prières, il lui fit don en reconnaissance de l’île de Jersey, tout entière, qui faisait partie de son domaine. Magloire y bâtit un monastère, où il réunit soixante-deux religieux, au milieu desquels il passa le reste de sa vie. Sa mort arriva le 24 octobre 58G. Son corps, rapporté à Dol, fut transféré, en 973, à Paris, et déposé en dernier lieu dans l’église de Saint-Jacques du Haut-Pas, près laquelle les oratoriens, à qui elle fut donnée, fondèrent leur célèbre maison de Saint-Magloire.

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